Le Guide BD





T36 - Le carnet de Lanawyn
Elfes

Publié par le 2026-10-24 17:01:53

Quatre ans après le tome 35, Jean-Luc Istin revient sur les elfes des Terres d’Arran avec un album qui ne se contente pas de prolonger la saga : il passe le relais. Le Carnet de Lanawyn (Soleil, 24 septembre 2026) s’ouvre dans l’après-guerre, au moment où Ylanoon, l’elfe bleue formée par Lanawyn, doit apprendre à avancer sans sa maîtresse.
L’intrigue se construit sur deux niveaux. D’un côté, une mission concrète : un fermier de Candala affirme que des trolls de glace déciment ses troupeaux. Ylanoon est envoyée au nord, sur les terres gelées du Nodrënn. Elle rassemble une compagnie hétéroclite – pisteuse, archer, nain, orcs bleus et verts – et embarque pour une expédition rude. De l’autre, un héritage plus intime. Avant le départ, Orshaa lui remet le carnet de Lanawyn. Ce simple objet transforme la chasse en quête personnelle. Un nom revient sans cesse dans les pages jaunies : Arkheon. Ylanoon ne se contente plus de résoudre une affaire ; elle marche dans les pas de celle qui l’a formée et cherche à comprendre jusqu’où cette dernière était allée.
Istin maîtrise toujours son univers. Même au 36e tome, il parvient à surprendre. La narration, plus resserrée sur Ylanoon, crée une tension particulière : on sent le deuil, l’obsession et le besoin de transmission. Les deux fils (la mission de surface et le mystère sous-jacent) se croisent de façon homogène. Rien n’est totalement résolu – c’est le principe d’une série aussi longue –, mais suffisamment de graines sont plantées pour donner envie de la suite (annoncée vers le tome 41). Les personnages secondaires ont du caractère, et la compagnie apporte cette touche de diversité qui fait souvent le sel des Terres d’Arran.
Graphiquement, l’album est une réussite. Alina Yerofieieva (avec l’appui d’un storyboard de Paolo Deplano et l’implication de Kyko Duarte) livre des planches dynamiques, soignées, qui rendent bien les races et les environnements glacés. Les couleurs d’Élodie Jacquemoire mettent le tout en valeur avec une belle maîtrise des contrastes et des atmosphères. La mise en page et le découpage portent le récit et renforcent le plaisir de lecture.
Quelques réserves, toutefois. Pour les lecteurs un peu éloignés de la série, le début peut sembler dense : beaucoup de noms, de fils et de références à rattraper. La disparition de Lanawyn pèse aussi sur certains fans ; la relève est parfois jugée un peu difficile. Ce n’est pas le tome le plus explosif de la saga, mais ce n’est pas non plus un simple remplissage.
Au final, Le Carnet de Lanawyn est un bon album de fantasy elfique. Il avance l’arc d’Ylanoon avec intelligence, propose une aventure nordique efficace et laisse entrevoir des mystères plus profonds. Les amateurs réguliers de l’univers d’Istin et des Terres d’Arran y trouveront leur compte, surtout ceux qui apprécient le mélange d’action, de compagnonnage et de quête personnelle. Les autres y verront un tome solide, visuellement réussi, qui confirme que la série n’a pas perdu son souffle.
Note personnelle : 5/5 – Un passage de témoin réussi, porté par un dessin de qualité et un scénario qui sait encore surprendre.





Les enfants perdus

Publié par le 2026-10-24 15:00:56

Une bande dessinée vraiment très belle. Comme l'avait été, visuellement le précédent album de Neyef, "Hoka hey !!!" . On y retrouve le même trait, les couleurs, les ombragés., un dessin tout en douceur. Mais une douceur qui ne cache en rien la duretédu récit. Elle révèle , au contraire, avec délicatesse et sensibilité, le lourd vécu et la vie douloureuse des enfants perdus.





Murmures à ma plante

Publié par le 2026-10-24 13:53:12

Presque les larmes aux yeux! ^^





T3 - La bataille, Tome 3
La bataille

Publié par le 2026-10-24 12:06:28

Les 3 tomes lu d’une traite bravo super série j’espère que Wagram sera de la même trempe





T2 - La bataille, Tome 2
La bataille

Publié par le 2026-10-24 12:05:29

Comme le premier J’adores





L'or du spectre

Publié par le 2026-10-24 12:03:08

Bien mais quelques approximations dans les dialogues. Sympa de retrouver le protagoniste du précédent qui fait une apparition à la fin





Post mortem - La BD du légiste qui fait parler les morts

Publié par le 2026-10-24 10:20:10

Ou comment remettre de l’humanité dans la mort





T23 - Des boum et des paf
Gaston Lagaffe (éditions Dupuis - Delaf)

Publié par le 2026-10-23 15:34:03

N'en déplaise à certains, cet album entre bien dans la lignée des précédents !
On retrouve des personnage secondaires parfois un peu oubliés et un Mr Demesmaeker obstiné à signer ses contrats !





On vit une époque formidable
On Vit Une Époque Formidable

Publié par le 2026-10-23 11:32:31

Humour "bête et méchant" provocateur et corrosif, dessin cracra mais diantrement efficace, sujets d'actualité au cœur des années 1970 et toujours prégnants 50 ans après, critique acerbe et perspicace voire visionnaire de la société, cet album de Reiser (recueil de dessins de Charlie Hebdo) nous saute à la figure !
Avec parfois quelques gags un peu moins réussis, mais aussi de pures merveilles.
Cependant malgré le fond particulièrement incisif, j'ai toujours du mal avec le graphisme de Reiser.
Dommage, je crains de ne pas apprécier à sa juste valeur ce grand auteur disparu prématurément des suites d'un cancer.
Difficile à noter cet album, mais c'est une lecture dont on se souvient.





T15 - Le secret du Scorpion
Le Scorpion

Publié par le 2026-10-23 08:33:21

Une course à travers l histoire et les religions, le scorpion aventureux nous emporte vers de belles croyances.
Marini n est plus au dessin mais celui de Carloni est beau et lumineux sous le scenario du grand Desberg.





T1 - Le nain, le chasseur de prime & le croque-mort
West fantasy

Publié par le 2026-10-23 07:51:25

Si le lecteur aime s'identifier à un personnage, en lisant cette série il sera déçu, avec l'action qui bascule sans arrêt de l'un à l'autre, fixer son intérêt devient difficile et j'ai eu bien du mal à aller au bout du récit.
Côté dessin le manque de précision de nombreuse vignettes pénalise la qualité de l'ensemble .





Le démon de la colline aux loups

Publié par le 2026-10-22 23:53:45

Une œuvre bouleversante à la fois d'une grande noirceur, d'une grande violence et d'une grande sensibilité. Un album inoubliable.





Idées noires - Les origines
Idées noires

Publié par le 2026-10-22 21:40:55

Pas encore lu mais un ouvrage sur les Idées Noires ne peut pas avoir moins d'étoiles :-)





T1 - La bataille, Tome 1
La bataille

Publié par le 2026-10-22 18:41:40

Super dessins
J’ai adoré la levure de cet album





Uri Tupka et les Dieux

Publié par le 2026-10-22 17:11:06

Uri Tupka et les dieux : Mignola au sommet de son artAprès Le Carnaval des cadavres, Mike Mignola continue d’explorer son nouvel univers des Contrées inconnues avec Uri Tupka et les dieux. Et autant le dire tout de suite : c’est du grand, du très grand Mignola.Ici, plus d’anthologie. On suit un seul personnage : Uri Tupka, théologien accusé d’hérésie après avoir osé rappeler à l’Empereur que tous les hommes sont égaux aux yeux des dieux (et que tous les dieux sont égaux entre eux). Contraint à la fuite, il entreprend un long pèlerinage à la recherche de ces dieux que le monde semble avoir oubliés. En chemin : brigands, ermites, prêtres douteux, créatures monstrueuses, dragons, démons et un tombeau d’une horreur indicible. Le tout raconté sous forme de récit à deux hommes qui le retrouvent dans la cave d’une auberge.Le résultat est un voyage à la fois intime et cosmique. Uri n’est pas un guerrier : c’est un intellectuel d’âge mûr (qui ressemble d’ailleurs étonnamment à Mignola lui-même), dont la survie tient autant à la ruse, à la chance et à la foi qu’à la force. Sa quête interroge le sens des croyances, le silence des dieux et le rôle que chacun joue dans un univers bien plus vaste qu’il n’y paraît.Ce qui frappe avant tout, c’est le dessin.

Mignola est au crayon sur l’intégralité de l’album, et on sent qu’il s’amuse. Son trait épuré, ses masses noires et ses compositions saisissantes n’ont jamais été aussi maîtrisés. Dave Stewart, comme toujours, sublime le tout avec une palette qui oscille entre pénombre inquiétante et explosions de couleur lors des passages surnaturels. Certaines planches (notamment une scène de bacchanale infernale) comptent parmi les plus belles de sa carrière.L’univers, lui, se dévoile sans mode d’emploi. Noms de lieux, de dieux et de légendes surgissent comme si on les connaissait déjà. Au début, cela peut désorienter. Mais c’est aussi ce qui donne aux Contrées inconnues leur densité et leur charme : on a l’impression de découvrir un monde ancien, déjà peuplé d’histoires. Le récit progresse par épisodes, comme une succession de contes enchâssés, tout en construisant quelque chose de plus grand.Moins accessible que Hellboy, Uri Tupka et les dieux est aussi plus pur dans son propos. Pas de bagarres permanentes, pas d’exposition didactique : juste une atmosphère gothique, folklorique et légèrement lovecraftienne, portée par une écriture à la fois ambitieuse et désinvolte. C’est Mignola qui se fait plaisir, et ça se voit.En résumé : si vous aimez le style de l’auteur, c’est un incontournable. Si vous découvrez, préparez-vous à un voyage plus contemplatif et mystérieux, mais profondément fascinant. La suite (Uri Tupka et les diables) est déjà annoncée, et on l’attend avec impatience.Uri Tupka et les dieux





T39 - Les Schtroumpfs et la tempête blanche
Les Schtroumpfs

Publié par le 2026-10-21 14:43:51

Une histoire sans gros enjeux mais plaisante dans le genre tranche de vie.





303 squadron

Publié par le 2026-10-20 18:47:53

Un moment d'histoire magnifiquement dessiné.
Bon, faut aimer les avions...

BB





T5 - La vallée des cobras
Jo, Zette et Jocko

Publié par le 2026-10-20 14:23:34

C'est le premier "Jo, Zette et Jocko" que je lis, et j'avoue que je ne suis pas emballé. Mon œil critique a évolué depuis que j'ai découvert avec émerveillement, enfant, les aventures de Tintin.
L'histoire est publiée à la même époque que "L’Affaire Tournesol" et "Coke en Stock".
"Jo, Zette et Jocko" témoigne d'une certaine modernité, comme le remarque Wikipedia, puisqu'on y trouve une (co-)héroïne féminine et une famille, à la différence de Tintin.
Mais quelle accumulation de stéréotypes éculés ! Avec leur père ingénieur et sa femme au foyer effacée, les enfants feront la connaissance d'étrangers pittoresques et surtout ridicules : le Maharadjah de Gopal affiche sa naïveté confondante et son caractère capricieux et soupe-au-lait (comme le serait Abdallah dans le corps d’un adulte) aux dépens de son entourage servile et du voisinage ; les autres habitants du Gopal sont de crédules caravaniers ou des comploteurs sans scrupules... Pas même un petit Zorrino pour sauver la mise des indigènes. Même dans Tintin au Congo l'un des méchants est un colon, pas de ça ici.
Heureusement que les Européens Jacques Legrand et sa famille apportent leur civilisation et leur éducation à ces arriérés...
Si cet album avait été réalisé dans les années 30 j'aurais écrit qu'il a mal vieilli, mais retrouver ces poncifs racistes et colonialistes dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale me laisse songeur sur les valeurs véhiculées par les œuvres de Hergé.
Disons que les ouvrages ultérieurs sauveront l'œuvre...
Sur la forme, on retrouve beaucoup de personnages typiques de l’univers hergéen : savant polyvalent (ici un ingénieur), animal de compagnie intelligent qui sauve ses maitres, souverain en danger avec des traitres dans son entourage, personnalité colérique, détective qui se fourvoie et accuse des innocents...
Les ressorts de l'aventure rappellent le Temple du Soleil par l'utilisation du paysage montagneux : grottes cachées, rochers branlants, cours d'eau capricieux, guides indignes de confiance... permettent beaucoup de rebondissements malgré une intrigue plutôt sommaire.
Sinon le dessin est du Hergé classique (point fort de l'ouvrage) et les aventures peuvent plaire à un enfant.
Mais si vous voulez un vrai scénario, ne cherchez pas du côté de Hergé et allez plutôt lire R.G.
René Goscinny.





T8 - Cendres et couronnes
Guerres d'Arran

Publié par le 2026-10-18 21:42:32

Exceptionnel





T1 - Ranxerox à New York
Ranxerox

Publié par le 2026-10-18 16:05:59

J ai tout de suite ete transporter dans cet inivers