T35 - L'escadrille de la mort
Buck Danny
Scénario
Charlier, Jean-Michel
Dessin & couleur
Hubinon, Victor
Edition
ID-BDovore : 451
Mais un grain imprévu vient se mettre dans les rouages du plan imaginé par Buck. Un petit avion atterrit sur l’aéroport géré par Guenther. En descend une jeune femme, fiancée d’un des pilotes kidnappés (voir tome 34) et remplacé par Sonny qui a pris son identité. Patsy Gordon –c’est son nom- exhibe une photo du vrai Sonje Borg qui ne ressemble en rien à Sonny… et vice versa. Le doute envahit Gunther. Nos amis sont bientôt confondus. Mais Diaz a besoin d’eux car les autres pilotes se sont crashés au cours d’un vol d’entraînement…
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Vraiment haletant. Charlier multiplie les situations dont la dramaturgie va en enflant au fil des pages. Second morceau d’un scénario « en béton « , c’est à une véritable course contre la montre et la mort à laquelle le lecteur est convié. L’action est quasi permanente, portée à bout de bras par des morceaux de bravoure vraiment attractifs. On reste vraiment scotché aux développements et rebondissements qui occupent cette seconde partie de l’histoire générale, tant les situations imaginées par Charlier sont du domaine du plausible.
Le graphisme ?… je devrais plutôt écrire « les » graphismes. En effet, deux styles sont vraiment distincts dans cet album. Il y a celui de Victor Hubinon, magnifique de détails et aisément reconnaissable ; ce de la première page à la 29 ; pour ensuite reprendre de la 41 à 46.
Il y a ensuite le dessin des pages 30 à 40, non signé qui, même si le style se rapproche de celui d’Hubinon, en est quand même assez différent… et beaucoup moins précis, moins joli, moins minutieux. Car même si les personnages gardent leurs principales caractéristiques physiques, les faciès sont différents et réalisés dans un style parfois affligeant. Est-ce René Follet qui a dessiné ces pages ?… je n’ose le dire mais son dessin ressemble très fort à celui utilisé pour les derniers albums de Jean Valhardi. Et je n’aime pas fort.
Heureusement, l’histoire concoctée par Charlier sauve grandement la mise et fait passer cet « os graphique » sans trop de difficultés. Un très bon opus encore.





