T36 - Quantrill
Les Tuniques Bleues
(20 notes)
Western -
Cauvin, Raoul/
Lambil, Willy Couleur : Léonardo, Vittorio
Edition
EAN : 9782800121055 | ID-BDovore : 2570
Synopsis :
Une nouvelle ville s'est fait piller par le tristement célèbre William Clark Quantrill, un ancien instituteur originaire de l'Ohio, qui n'a jamais caché ses sentiments pro esclavagistes.
Blutch et Chesterfield sont de nouveau désignés volontaires (on allait s'en douter, tiens), une mission très délicate...
Blutch et Chesterfield sont de nouveau désignés volontaires (on allait s'en douter, tiens), une mission très délicate...
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Les Tuniques Bleues tome 36 : Quantrill !
Le pitch en bref
On est en pleine Guerre de Sécession, et le général Alexander charge Chesterfield d'infiltrer la bande de Quantrill – ce bandit sudiste réel, ancien prof devenu pillard impitoyable, flanqué des frères James (oui, ces Jesse et Frank). Le sergent se fait passer pour un détrousseur de cadavres, s'évade avec un jeune Jesse capturé, et Blutch suit de loin pour... ben, râler et tout compliquer, comme d'hab. L'intrigue tourne autour du massacre de Lawrence en 1863, avec une bonne dose d'espionnage maladroit et de poursuites chaotiques.
Chesterfield en mode "super-espion" aussi discret qu'un éléphant en tutu, c'est du pur génie comique. Blutch, fidèle à lui-même, en rajoute une couche avec ses interventions improbables et ses airs de philosophe déserteur. Les gags fusent, surtout autour de l'évasion ridicule et des quiproquos avec les Raiders. C'est léger, cocasse, et ça fait passer des horreurs historiques (pillages, exécutions) avec une ironie mordante sur la guerre.
Cauvin s'inspire d'événements vrais sans alourdir le récit. Quantrill est présenté comme le monstre charismatique qu'il était, et l'album glisse des faits sur les guérillas sudistes. Ça donne de la profondeur à l'aventure, et c'est rafraîchissant pour une série qui parodie souvent l'absurdité militaire.
Le dessin de Lambil est toujours impeccable, avec ces expressions exagérées et ces décors western qui claquent. Les scènes d'action sont dynamiques, et l'humour visuel (comme les mimiques de Blutch planqué) est au top.
Edition découverte en papier fin