T2 - Adam et Rêve
Chats
(4 notes)
Science-Fiction -
Convard, Didier Edition
Collection Grafica
EAN : 9782723415309 | ID-BDovore : 8003
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Chats, tome 2 : Adam et Rêve
Ce deuxième tome approfondit vraiment l’univers tout en le faisant basculer dans une direction plus mystique et introspective. Le vieux « lecteur » est hanté par un rêve récurrent : celui d’un Homme (Adam ?) qui aurait traversé le temps ou survécu d’une façon mystérieuse. L’histoire explore alors les vestiges humains de manière plus intime, avec des questionnements sur la mémoire, la création, le rêve et ce que les chats projettent sur le passé de l’humanité.
Le titre « Adam et Rêve » n’est pas anodin : il y a une dimension presque biblique ou originelle, mêlée à une ambiance onirique et contemplative. On sent Convard creuser le parallèle entre la chute des hommes et la possible renaissance (ou répétition des erreurs) chez les chats.
L’approfondissement philosophique : le thème de la sagesse féline face aux erreurs humaines gagne en épaisseur. Les discussions entre Traîne-Patte et Saute-Lune deviennent plus denses, et le rêve permet d’introduire des idées sur la mémoire collective, la transmission et la peur de « virer comme les politichiens ».
L’ambiance : elle devient plus envoûtante.
Dans le tome 2 (Adam et Rêve), la grande révélation (et le cœur émotionnel du volume) est effectivement la découverte d’Ève : une femme humaine , en état de stase, cachée quelque part§. Elle est présentée comme la « compagne » potentielle d’Adam, cet Homme mythique dont Traîne-Patte rêve régulièrement.
Adam représente l’espoir (ou la menace ?) d’un retour de l’humanité « pure », d’un recommencement.
Ève, elle, incarne la face plus mystérieuse, presque sacrée ou biblique, de cette renaissance possible. Sa présence sous la cathédrale renforce l’idée que Not’Dam est un sanctuaire ultime, un lieu où le passé humain n’est pas tout à fait mort.
Il approfondit le thème de la chute et de la possible rédemption de l’humanité. Les chats, avec leur sagesse contemplative, se retrouvent face à la question : faut-il réveiller ces derniers représentants de l’ancienne civilisation ? Ou risquent-ils de ramener avec eux les mêmes erreurs (domination, violence, « politichiens ») ?
Ça lie magnifiquement la nature renaissante (les ruines envahies, la végétation qui a tout recouvert) à l’idée que l’Homme pourrait « renaître » au milieu de cette nature reconquise.
La civilisation féline risque-t-elle d’être corrompue par ce contact avec l’humanité originelle ?