couverture
©Delcourt/Corbeyran, Éric

T18 - Mythes
Le chant des Stryges

(4 notes)

Aventures Fantastiques - /
Couleur :
Edition Delcourt - 06/06/2018
Collection Machination

EAN : 9782756070407 | ID-BDovore : 273240

Synopsis : Toutes les civilisations se sont effondrées après le déluge de pierre et de feu qui a suivi la destruction de la caverne du Cornu. Les rares survivants sont désormais soumis à la famine, aux mutations... et à un Carson enfin en capacité de mettre en application ses projets anarchistes délirants. Mais Debrah, Nivek, Chrys, Tom et Abeau ont aussi survécu... et peut-être ne sont-ils pas les seuls.


source: éditeur




Une erreur sur cette fiche ou votre édition est différente ? Vous pouvez proposer une correction ou proposer l'ajout d'une autre édition


Données privées
(pour votre utilisation personnelle)

Date d'achat :
Prix/cote :
Dernier emprunteur : Email :
Remarque personnelle (état, mémo, ...) :

Commentaires des membres : (vous pouvez également donner un avis de lecture)
Ma Note:
Avis de lecture * :

* : Avis de lecture qui apparaîtra pour tous les visiteurs sur le site

Posté par le 2026-05-19 14:57:04

Le Chant des Stryges – Tome 18 : Mythes
Un final controversé qui divise
Je viens de terminer le tome 18 de Le Chant des Stryges, intitulé Mythes, et donc la série dans son intégralité après 18 tomes. C’est avec des sentiments mitigés que je referme cette saga qui m’a accompagné pendant si longtemps.
Pour être honnête, ce tome n’aurait pas dû exister selon moi. La fin du tome 17 était déjà extrêmement forte, radicale et apocalyptique. Elle se suffisait largement à elle-même et laissait une impression puissante, presque parfaite dans son ambiguïté et sa noirceur. Le tome 18, en voulant absolument proposer un épilogue post-apocalyptique, m’a paru superflu et a un peu dilué la force de cette conclusion brutale.
L’album nous plonge dans un monde dévasté, plusieurs mois ou années après les événements du tome 17. On suit ce qu’il reste de l’humanité et des personnages survivants dans un univers gris, désolé et marqué par les conséquences des choix de Debrah. L’ambiance post-apocalyptique est bien rendue, les dernières planches ont une vraie puissance visuelle, et les auteurs tentent de boucler le mythe des Stryges de manière plus contemplative et philosophique.
Cependant, ce changement de ton assez radical (beaucoup plus lent, introspectif et moins centré sur l’action ou les twists) m’a laissé sur ma faim. Après une saison 3 intense et rythmée, ce final épilogue paraît un peu trop posé et manque du punch que j’espérais pour clôturer une si grande saga.
Points forts :

Une atmosphère post-apocalyptique réussie et immersive
De belles planches, notamment dans les scènes de désolation
Une volonté de boucler le mythe sur le long terme
Certains moments de réflexion intéressants sur les conséquences des actes

Petits bémols (et le principal pour moi) :
Ce tome me semble globalement inutile. La fin du tome 17 était suffisamment forte et définitive. Ce 18e volume dilue l’impact émotionnel et narratif en apportant une conclusion plus « ouverte » et contemplative qui n’était pas nécessaire. Le rythme est beaucoup plus lent et le sentiment de « on en fait trop » est présent.
Au final, Le Chant des Stryges reste une très grande saga qui m’a passionné pendant de nombreux tomes. Les saisons 1 et 2 sont excellentes, et la saison 3 propose des moments d’une intensité rare (notamment les tomes 14, 16 et 17). Mais ce dernier album m’a un peu déçu et n’a pas réussi à conclure l’histoire de la manière dont j’aurais aimé.
Malgré tout, je recommande chaudement la série aux amateurs de fantasy sombre, de thriller et de bandes dessinées ambitieuses. Elle reste une des sagas les plus marquantes du genre en France.