couverture
©Varou/Corbeyran, Éric

Venimeuses
Venimeuses

(2 notes)
Fantastique-Etrange
Dessin & couleur

Edition Varou - 24/09/2026
EAN : 9791094059579 | ID-BDovore : 421078

Synopsis : Charlene Mc Creedy découvre le récit des dernières heures de la vie de son frère, John Mc Creedy, récemment décédé dans d'étranges circonstances. Ce récit lui révèle l'existence d'un "sifflet magique" permettant d'invoquer un "être fantastique". Le jeune professeur en a fait l'expérience mais son récit met en garde quiconque s'aviserait de l'imiter car le prix à payer est terrible...


Une erreur sur cette fiche ou votre édition est différente ? Vous pouvez proposer une correction ou proposer l'ajout d'une autre édition


Données privées
(pour votre utilisation personnelle)

Date d'achat :
Prix/cote :
€
Dernier emprunteur : Email :
Remarque personnelle (état, mémo, ...) :

Commentaires des membres : (vous pouvez également donner un avis de lecture)
Ma Note:
Avis de lecture * :

* : Avis de lecture qui apparaîtra pour tous les visiteurs sur le site

Posté par le 2026-09-25 16:17:43

Venimeuses – Corbeyran & Croci

Un voyage onirique au bord de l’abîme
Il y a des albums qui frappent fort, et d’autres qui s’installent doucement, comme une brume. Venimeuses, scénarisé par Éric Corbeyran et dessiné par Pascal Croci, appartient clairement à la seconde catégorie.
Dès les premières pages, on comprend qu’on n’est pas dans un récit d’horreur classique. L’ambiance est lovecraftienne, oui, mais filtrée par le rêve. Un artefact, un voyage, des songes qui se déforment, un dieu inconnu qui ne se montre jamais vraiment… Les codes sont là, mais ils ne sont jamais appuyés. Tout reste en suspension.
Ce qui frappe le plus, c’est la manière dont le mystère tient jusqu’à la dernière case. Rien n’est vraiment expliqué, et c’est tant mieux. L’effet Lovecraft ne s’effondre pas. On ressort de l’album avec cette sensation particulière d’avoir frôlé quelque chose d’immense et d’incompréhensible, sans jamais l’avoir saisi.
Le traitement du vampirisme est particulièrement réussi. Ici, ce n’est pas le sang qui est en jeu, mais l’âme. Et encore, ce n’est jamais le centre du récit. C’est une présence diffuse, une menace latente qui accompagne le protagoniste sans jamais devenir le sujet principal. On est avant tout dans un voyage onirique, un long rêve qui s’épaissit page après page.
Graphiquement, Pascal Croci trouve un ton juste. Son dessin amplifie l’aspect onirique : les couleurs, l’atmosphère, cette façon de rendre le réel un peu flottant. On est loin du gothique cru qu’on lui connaît parfois. Ici, tout est plus contemplatif, plus intérieur.
Venimeuses n’est pas un album qui cherche à impressionner. C’est une BD d’ambiance, de sensation, de lenteur. Elle demande qu’on s’y abandonne. Et quand on le fait, elle laisse une trace.
Un album discret, mais qui reste.