Le traitement décalé de ce sujet a suscité en France de vives polémiques (notamment des plaintes d'associations d'anciens déportés), et conduit à l'interdiction de cette bande dessinée, comme dans de nombreux pays européens, posant aux juridictions de ces pays la question des limites à la liberté d'expression.
(Wikipédia)
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Peut-on rire de tout ?… à priori : oui… mais parfois le rire est teinté d'une certaine gêne. C'est le cas ici.
Fallait quand même oser !… Oser quoi ?… Faire de l'humour avec une des pires périodes de l'Histoire -celle de la Deuxième Guerre Mondiale- et, surtout, axer en particulier cet humour sur l'holocauste.
Curieuse BD qu'il fallait oser, en étant quasi sûrs (les auteurs) que les foudres de la censure s'abattraient sur eux… ce qui a été fait d'ailleurs.
Qu'ai-je donc lu ?… une parodie de la déportation, une description grinçante (des dents) des camps de concentration où l'on se croirait parfois plus au Club Med que dans l'antichambre de la mort.
Il est vrai que la vie quotidienne décrite par les auteurs est une vie quasi sans histoires, où les victimes et bourreaux sont des gens tout ce qu'il y a de plus ordinaires… C'est d'ailleurs cette dérision provocatrice, voulue par les auteurs, qui fait rire.
Enfin, rire, c'est beaucoup dire…
Il y a des gags, c'est vrai. Et de bons… Mais la lecture de cet opus, dont la couverture imite celle du journal allemand "Signal" de cette époque, m'a néanmoins laissé comme un goût de… cendres.
Fallait oser…c'est fait. Etait-ce utile ?…je n'ai pas de réponse(s) à cette question. Je cote 6/10 pour le courage d'avoir affronté -voici bientôt 20 ans- cette Censure laquelle, néanmoins, a été déboutée en Jugement.





