T3 - Eanna
Succubes
(4 notes)
Polar-Thriller -
Mosdi, Thomas/
Acciarino, Gianluca Couleur : Indéterminé
Edition Soleil Productions - 25/01/2012
Collection Secrets du Vatican
EAN : 9782302019522 | ID-BDovore : 121899
Synopsis :
Depuis la nuit des temps, les Succubes influent secrètement sur le cours de l’Histoire. Dans l’ombre des grands de ce monde, elles oeuvrent à l’accomplissement d’un vaste plan aux objectifs occultes ! Sont-elles vraiment ces monstres légendaires, ces démons qui surprennent les hommes dans leur sommeil pour mieux les séduire et les faire tomber sous leur emprise ?
source: éditeur
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Succubes, tome 3 – Eanna
Thomas Mosdi (scénario) – Gianluca Acciarino (dessin) – Marta Martinez (couleurs)
Éditions Soleil, collection Secrets du Vatcan – 48 pages – 2012
C'est le troisième one-shot de cette anthologie érotique historique, où chaque tome met en scène une succube influençant l'Histoire en sous-main, filles de Lilith et manipulatrices de désirs.
Quand l'Histoire sumérienne se pare de velours et de venin
Dans cette série qui revisite l'Histoire à travers le prisme des succubes – ces femmes fatales immortelles œuvrant dans l'ombre pour un plan occulte –, le tome 3 marque un virage vers l'Antiquité la plus ancienne. Et quel virage ! Eanna nous plonge en Mésopotamie, à l'aube de la civilisation, où la reine d'Uruk affronte trahisons et envahisseurs pour devenir la grande prêtresse des filles de Lilith. C'est du Mosdi pur jus : un mélange d'ésotérisme, de politique antique et d'érotisme qui ne fait pas dans la dentelle.
Une reine traquée, un destin divin
L'intrigue est tendue comme une corde de lyre sumérienne. Eanna, souveraine d'Ur, voit son royaume assiégé par des hordes reptiliennes surgies des marais (oui, du fantastique bien dosé dans l'historique). Trahie par ses proches, elle fuit avec une poignée de fidèles, usant de sa beauté et de son intelligence comme armes fatales. Mosdi excelle à tisser les fils d'une conspiration où le pouvoir se paie en alliances charnelles et en sacrifices rituels. Pas de remplissage ici : 48 pages qui filent comme une flèche, avec un climax où la sensualité devient outil de rédemption. C'est simple, direct, et infiniment plus accessible que les tomes précédents, qui pouvaient pécher par excès d'ellipses mythologiques.
Un trait italien qui envoûte
Premier album en France pour Acciarino (connu en Italie pour Brendon), et quel coup d'éclat ! Son style nerveux, presque baroque, capture l'opulence mésopotamienne : ziggourats imposantes, étoffes diaphanes, corps sculpturaux sous un soleil implacable. Les couleurs de Martínez – ocres terreux, bleus lapis profonds, touches d'or divin – font de chaque planche un fresco érotique. Les scènes de séduction ? Frontales, assumées, avec des poses qui flirtent avec l'académisme antique sans jamais verser dans la vulgarité. Eanna est voluptueuse, féroce, humaine – un personnage qui hante, loin des stéréotypes.
Succubes 3 : Eanna n’est pas une BD érotique qui se cache derrière une intrigue. C’est une épopée charnelle, un polar antique en lingerie de soie, une ode à la femme déchue qui renaît en déesse, un polar sumérien saupoudré de miel et de sang.