T1 - La trace des nouveaux pionniers
U.C.C. Dolores
Couleur : Tarquin, Lyse
Edition
Collection 24x32
EAN : 9782344017722 | ID-BDovore : 290990
C’est un grand jour pour sœur Mony. À 18 ans, il est temps, pour cette orpheline recueillie à la porte du couvent des Nouveaux Pionniers, de quitter le nid et de trouver sa voie. Mais à peine propulsée dans le monde extérieur, voilà que la jeune fille découvre être l’héritière du UCC Dolorès, un croiseur de guerre de l’armée confédérée ayant appartenu au général Mc Monroe, de sinistre mémoire ! Incapable de manœuvrer un tel engin, la candide Mony se met en quête d’un pilote et « trouve » Kash, vétéran taciturne et désireux de changer de vie. Ensemble, ils prennent la direction de la Frontière aux commandes du Dolorès, un vaisseau au passé mystérieux !
source: éditeur
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U.C.C. Dolores tome 1 : La Trace des nouveaux pionniers (Didier Tarquin au dessin/scénario avec Lyse Tarquin) :
C’est franchement une très bonne surprise dans le paysage de la BD space opera française. Didier Tarquin (qu’on connaît surtout pour Lanfeust) change radicalement de registre et ça lui va super bien.
Le point fort numéro 1, c’est clairement le dessin : c’est magnifique, ultra détaillé, avec des vaisseaux, des décors spatiaux et des planètes qui claquent vraiment. Les couleurs (par Lyse Tarquin) sont super soignées, les ambiances nocturnes et les scènes d’action spatiales sont particulièrement réussies. Visuellement, on est dans le haut du panier, ça respire le gros budget sans en faire trop.
Le scénario démarre sur une idée originale et accrocheuse : une jeune orpheline élevée par des religieuses (les « Nouveaux Pionniers »), qui à 18 ans se retrouve propulsée dans l’univers en héritant d’un énorme croiseur de guerre mythique (l’UCC Dolores) lié à un général controversé. On mélange tout de suite :
bonne sœur naïve mais badass qui découvre le monde
capitaine alcoolique et tueur de robots ultra charismatique
space western / pirates de l’espace vibe
gros mystères sur l’héritage, le passé du vaisseau et de Mony
Ça sent le Firefly + Cowboy Bebop + un peu de Star Wars old school, mais avec une touche très française et un humour qui fonctionne bien (les dialogues sont vifs, pas trop lourds).
Les critiques et lecteurs s’accordent globalement sur le fait que c’est une excellente mise en place : on est captivé dès les premières pages, les persos sont attachants tout de suite, l’univers est riche sans être trop indigeste d’expo dans le tome 1. Quelques petites zones d’ombre ou facilités scénaristiques classiques pour un démarrage, mais rien qui gâche le plaisir.
C'est clair que les vibes Star Wars première trilogie (le bar à aliens qui rappelle la Cantina, le vaisseau mythique avec un passé controversé, l'héritage familial mystérieux, les poursuites spatiales) et Firefly (l'équipage hétéroclite de marginaux/pirates de l'espace, le côté space western avec des planètes périphériques un peu lawless, le capitaine bourru et alcoolo qui cache un cœur d'or, l'héroïne innocente propulsée dans l'aventure) sont hyper présentes, mais Tarquin les mixe avec sa patte perso et un humour bien français qui rend le tout frais et addictif.
Mony est géniale comme héroïne : naïve mais pas conne, avec ce background de nonne qui apporte une fraîcheur inattendue dans un univers de brutes spatiales. Et Kash... ce mec est un pur régal, entre Han Solo, Mal Reynolds et un peu de Korben Dallas – le genre de perso qu'on adore détester au début et qu'on finit par vouloir suivre partout. Le duo fonctionne à merveille dès le départ.
Visuellement, c'est du lourd : les vaisseaux, les combats spatiaux, les ambiances sombres et les couleurs de Lyse Tarquin claquent vraiment. Ça donne une impression de gros budget sans tomber dans l'excès.
Il existe aussi une version édition spéciale : 50 ans d’édition Glenat.
je passe... pas la cible. trop de points communs avec lanfeust et star wars....