Trois jokers
Batman - Trois Jokers
(3 notes)
Comics Super-héros -
Johns, Geoff/
Fabok, Jason Couleur : Collectif
Edition
Collection DC Black Label
EAN : 9791026818359 | ID-BDovore : 352168
Synopsis :
Le secret du pire ennemi de Batman est enfin révélé : il n'existe pas un mais trois Jokers. Le Clown, le Comique, le Criminel : chacun à sa manière, ces malfaiteurs au sourire carnassier ont infligé à Batman et à ses alliés des blessures tant physiques que psychologiques. Au moment où l'on retrouve des cadavres rappelant la première affaire du Chevalier Noir contre sa nemesis, Batman, Batgirl et Red Hood mènent l'enquête pour découvrir lequel des Trois Jokers est l'original... ou s'il existe vraiment. Mais le temps est loin d'avoir guéri toutes les blessures et la confiance entre les trois justiciers est, elle, passablement entamée...
Source : éditeur
Source : éditeur
Une erreur sur cette fiche ou votre édition est différente ? Vous pouvez proposer une correction ou proposer l'ajout d'une autre édition
(pour votre utilisation personnelle)
Date d'achat :
Prix/cote :
€
Dernier emprunteur :
Email :
Remarque personnelle (état, mémo, ...) :







* : Avis de lecture qui apparaîtra pour tous les visiteurs sur le site
Batman : Trois Jokers (édité par Urban Comics)
Le dessin de Jason Fabok est absolument magnifique. C’est du très haut niveau réaliste, sombre, détaillé, avec des couleurs impeccables de Brad Anderson. Les scènes violentes claquent, les expressions faciales du Joker (des Jokers) sont terrifiantes, et les splash pages sont souvent impressionnantes.
L’idée de départ est intrigante : et si le Joker n’était pas une seule personne ? Ça permet de revisiter certains crimes iconiques et de donner une dimension presque "mythologique" au personnage.
Ça met vraiment en avant le trauma du trio Batman / Batgirl (Barbara) / Red Hood (Jason Todd). La dynamique entre eux est l’un des meilleurs aspects du récit.
Le scénario de Geoff Johns est très ambitieux sur le papier, mais il finit par tourner en rond.
Ce qui m’a touché : le côté déchiré de Jason Todd, c’est hyper bien capturé – sa rage, sa vulnérabilité, le fait qu’il soit toujours hanté par ce que le Joker (ou les Jokers) lui a fait, et comment il veut presque devenir comme eux pour mieux les détruire. C’est l’un des rares comics où on sent vraiment à quel point Red Hood est brisé, et pas juste "le mec énervé avec des flingues". Et Barbara, avec sa douceur et sa force tranquille, qui essaie de recoller les morceaux sans se laisser bouffer par la noirceur… c’est touchant, et ça rend la dynamique du trio super émouvante. Johns arrive bien à faire passer ce trauma partagé, et Fabok sublime ces moments introspectifs.
Pour la fin, le twist sur l’identité réelle du "vrai" Joker, la résolution avec Joe Chill, et surtout la révélation sur ce que le Joker "principal" veut vraiment (rester l’unique source de douleur pour Bruce, et que pardonner Chill lui enlève une partie de ce pouvoir)… est trop philosophique/humaniste pour un perso aussi nihiliste et imprévisible que le Joker. Ça donne l’impression que Johns veut "résoudre" le Joker, le rendre compréhensible et presque tragique, alors que le mystère et le chaos pur sont ce qui le rend iconique (genre dans Killing Joke, on laisse planer le doute sur l’origine, et c’est parfait comme ça).