Hellblazer : rise and fall
Hellblazer : rise and fall
Couleur : Rodriguez, Diego Herman
Edition Urban Comics - 10/09/2021
Collection DC Black Label
EAN : 9791026827757 | ID-BDovore : 352257
Un milliardaire est retrouvé empalé sur une flèche d'église. Un accident somme toute banal si l'on oubliait les ailes d'anges sanglantes de la victime. Ce qui ressemble au début d'une bonne histoire drôle est en réalité le point de départ d'une véritable hécatombe chez les hommes d'affaires de la City. Bloquée dans son enquête, la détective Aisha Bukhari fait appel à John Constantine, spécialiste de l'occulte et arnaqueur de première classe. Constantine découvre que ces meurtres pourraient être liés au premier décès dont il aurait été responsable, alors qu'il n'était qu'un gamin...
Contenu vo : Hellblazer: Rise & Fall #1-3
source: éditeur
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Hellblazer: Rise and Fall de Tom Taylor
C’est du Tom Taylor pur jus : il y a de l’humour noir bien placé, des dialogues qui claquent, une bonne dose d’émotion (il essaie vraiment de toucher sur le passé de John, sa famille, ses traumas d’ado), et une structure qui se lit super vite. L’histoire mélange un peu de revenge sociale (des milliardaires qui tombent comme des mouches) avec du classique Hellblazer (démons, possession, pactes foireux, un jeune John qui foire un rituel). C’est divertissant, souvent malin, et l’art de Darick Robertson (avec les couleurs de Diego Rodriguez) est vraiment très classe, dynamique, sale quand il faut, et qui donne une sacrée énergie aux scènes d’action et d’horreur.
Rise and Fall est vraiment un one-shot qui se suffit à lui-même, avec une intrigue bien bouclée en 3 chapitres (ou en un seul gros prestige TPB), et pas mal de gens le lisent comme une porte d'entrée fun dans l'univers Constantine sans avoir besoin de tout le backstory.
Pour résumer :
Les flashbacks sur le jeune John à 12-13 ans, avec Chas et Aisha (la future maman de Gemma ?), c'est touchant sans être trop larmoyant. On voit le premier gros fuck-up de Constantine, celui qui le hante encore, et Taylor arrive à rendre ça personnel et humain. Ça donne une profondeur "family" au perso sans le trahir complètement.
Le mystère des milliardaires qui tombent du ciel avec des ailes d'ange (et finissent empalés sur des clochers ou pire) : c'est gore, visuellement dingue grâce à Darick Robertson (le mec de The Boys, donc tu sais à quoi t'attendre en termes de violence crade et expressive). Les scènes d'action/horreur claquent vraiment.
L'humour noir signature Taylor : John qui balance des vannes cyniques même face au diable, des dialogues qui fusent, et une vibe un peu revenge porn sociale contre les ultra-riches qui passe super bien en 2021-2025.
Le final avec Lucifer qui aide John (parce que même le diable en a marre de ces cons), c'est fun et iconique, ça boucle l'histoire sur une note malicieuse plutôt que désespérée.
Bon c'est pas du Constantine pur et dur mais c'est plaisant à lire.