T30 - Promesse des lendemains
X-Men Extra
(1 note)
Comics -
Byrne, John/
Byrne, John -
Palmer, Tom Couleur : Wright, Gregory
Edition Panini Comics - 01/01/2002
Collection Marvel France
ID-BDovore : 35494
Synopsis :
X-Men : The Hidden Years 17 à 19
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X-Men Extra n°30 – Byrne, le Promise et les années fantômes
Quand on ouvre X-Men Extra n°30 (janvier 2002), on retrouve simplement John Byrne en train de combler un trou de continuité avec la même passion un peu obsessionnelle.
Ce numéro regroupe trois épisodes de X-Men: The Hidden Years (#17 à 19) :
Hunter and Hunted, Promise of a New Tomorrow et Broken Promises.
L’équipe originale (Cyclope, Jean, le Fauve, Iceberg, Angel, Havok et Polaris) est toujours là, un peu plus fatiguée, un peu plus fracturée, mais fidèle à elle-même. Et Byrne, aidé par Tom Palmer aux encres, leur offre une aventure typique de ce qu’il savait faire de mieux à l’époque : du récit dense, un peu bavard, très « silver age revisité ».
Le cœur de ces trois numéros, c’est l’apparition du groupe mutant appelé The Promise, mené par Tobias Messenger. Ce télépathe muet, né au XIXe siècle, a une vision très particulière du conflit mutant/humain. Il ne croit ni au rêve de Xavier ni à la guerre ouverte de Magnéto. Il préfère se mettre en hibernation par cycles de dix ans, observer, et n’intervenir qu’après la grande guerre qu’il juge inévitable, pour se poser en « voix de la raison ».
L’idée est solide. Messenger n’est pas un méchant classique. C’est un idéologue froid, presque aristocratique, qui traite les X-Men comme de jeunes idéalistes naïfs. Byrne lui donne une vraie présence, et les scènes où Lorna se retrouve face à lui fonctionnent particulièrement bien.
L’art. Byrne + Palmer, c’est toujours une garantie de lisibilité et de dynamisme. La chasse entre le Fauve et Kraven dans « Hunter and Hunted » est un petit bijou de mise en scène : on sent le terrain, les pièges, la tension physique.
Les personnages. Byrne aime clairement cette équipe. Iceberg est toujours aussi susceptible, Angel se débat avec ses contradictions, Havok et Polaris ont enfin un peu d’espace, et Jean reste le centre émotionnel discret mais efficace.
Le ton. C’est du Byrne pur : explications, bulles de pensée, rebondissements en cascade. Si tu aimes le rythme des années 70-80, tu es servi.
Le principal reproche qu’on peut faire à ces épisodes (et à The Hidden Years en général), c’est le manque de compression. Byrne jongle avec plusieurs intrigues en même temps : Kraven, le Promise, les sous-plots autour de Xavier et Teri Martin… Résultat, certains moments s’étirent un peu trop. On sent aussi que la série a été coupée trop tôt (elle s’arrête au #22), et que Byrne n’a pas pu développer complètement ce qu’il avait en tête avec le Promise.
Le style d’écriture, très « old school », peut aussi faire sourire (ou agacer) selon les goûts. En 2001, ça faisait déjà un peu daté. En 2026, c’est devenu purement nostalgique.
X-Men Extra n°30 n’est pas le meilleur numéro de la série, mais c’est un bon représentant de ce que Byrne voulait faire avec The Hidden Years : raconter des histoires « manquantes » de l’équipe originale avec affection, un vrai sens du spectacle, et un regard rétrospectif intelligent.
Si tu es fan de l’équipe d’origine, du dessin Byrne/Palmer, ou simplement curieux de voir ce qui s’est passé entre X-Men #66 et Giant-Size, ce numéro vaut le détour. Ce n’est pas révolutionnaire, mais c’est sincère, bien mené, et agréablement rétro.
Note personnelle : 7/10