Silent Jenny
Silent Jenny
(24 notes)
Science-Fiction -
Bablet, Mathieu Couleur : Indéterminé
Edition
Collection Label 619
EAN : 9782810208005 | ID-BDovore : 390955
Synopsis :
Dans un futur lointain, les insectes pollinisateurs ont disparu à la suite de grands bouleversements climatiques, poussant les humains à arpenter des paysages stériles à bord de "monades" ; des vaisseaux-villages motorisés. C'est dans l'une d'elle que vit Jenny, déterminée à récupérer les dernières traces ADN d'abeilles dans l'espoir de retrouver le monde d'avant...
source: éditeur
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Exceptionnel, des dessins extrêmement détaillés avec des planches magnifiques. Le véritable intérêt réside en l'écoute de l’album post-lecture qui vient sublimer l'œuvre. Une philosophie et une poésie qui réside derrière ces nomades qui ouvre une porte optimiste vers la vie communautaire et la solidarité.
Beaucoup de plaisir à lire ce nouvel ouvrage de Mathieu Bablet.
La fin reste toutefois énigmatique et laisse libre court à l'interprétation.
J'aurais aimé plus de conviction pour clore ce magnifique récit.
Silent Jenny est une bande dessinée de science-fiction post-apocalyptique ambitieuse et visuellement époustouflante, mais qui ne convainc pas à tous les coups – et c’est parfaitement légitime.
Graphiquement, c’est incontestablement un chef-d’œuvre. Mathieu Bablet livre ici son travail le plus abouti : des planches immenses, ultra-détaillées, des paysages désolés à couper le souffle, des designs de monades et de créatures hallucinants. L’immersion visuelle est totale, presque hypnotique, et beaucoup de pages fonctionnent sans un seul dialogue tant les images portent l’émotion et l’ambiance. Si tu aimes la SF contemplative à la Moebius, c’est un régal pour les yeux.
Côté récit, en revanche, c’est plus clivant. L’histoire met beaucoup de temps à se mettre en place : le rythme est délibérément lent, avec de longues séquences silencieuses et contemplatives qui reflètent la mélancolie, la dépression et l’éco-anxiété de Jenny. Ce choix stylistique peut donner une impression que ça « traîne » ou tourne en rond, surtout si on attend une intrigue plus dynamique ou des rebondissements classiques.
Le plus problématique reste la fin. Elle est volontairement elliptique, abrupte et ouverte : Jenny choisit de s’enfoncer toujours plus profondément dans l’inframonde jusqu’à la dissolution (symbolisée par les pages qui blanchissent), tandis que sa monade est détruite absurdement. Il n’y a pas de révélation spectaculaire, pas de renaissance des abeilles, pas de happy end. Bablet propose une acceptation douce-amère : lâcher prise sur l’idée de restaurer l’ancien monde et trouver du sens dans la transmission, la communauté et le mouvement perpétuel. C’est poétique et profond pour ceux qui adhèrent au ton, mais ça peut laisser une forte sensation d’inachevé ou de frustration si on espérait plus de réponses concrètes.
Au final, Silent Jenny est une œuvre exigeante qui mise tout sur l’expérience émotionnelle et visuelle plutôt que sur un récit linéaire et bouclé. C’est une BD qui marque durablement quand elle touche juste, mais qui peut aussi laisser un peu froid ou perplexe – comme ce fut ton cas. Ce n’est pas un défaut de lecteur, c’est simplement que ce style très introspectif et minimaliste ne fonctionne pas avec tout le monde.
Perso, je suis assez mitigée.
L'univers est, sans conteste, original. L'auteur a également une patte qui rend unique son dessin. Le propos est d'actualité.. enfin, pas trop, peut-on espérer !
Le découpage de l'album rappelle celui de certains jeux vidéo, avec son enchaînement de missions, et ses découvertes alimentant le récit personnel de Jenny.
Je me demande encore pourquoi la fin est si précipitée et confuse. Cela gâche un peu le plaisir.
Silent Jenny est un roman graphique et engagé.
Dans un futur où la nature est détruite faute des essentiels pollinisateurs que sont les abeilles. Les derniers humains survivent.
Ya t’il de l’espoir ?
On sent qu'il y a un gros travail et une vraie recherche d'originalite, d'ambiance et de création d'un monde mais j'ai été globalement déçu, l'histoire n'aboutit à rien, bcp de choses pas claires qu'il faut deviner et on passe souvent du coq à l'âne. Mais ça reste une lecture intéressante et on s'émerveille devant les paysages et les décors style steampunk.