L'indicible
L'indicible
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Edition Ki-oon - 04/09/2025
Collection Les chefs-d'oeuvre de Lovecraft
EAN : 9791032721292 | ID-BDovore : 392518
L'étoile Polaris guide le dormeur dans le monde des rêves, mais peut aussi l'y retenir prisonnier et lui faire perdre tout repère... Seulement, la réalité aussi contient sa part d'irréel, cachée là où on ne l'attend pas.
Les voleurs qui tentent de s'attaquer à la fortune du Terrible Vieillard l'apprendront à leurs dépens... Et pourtant, même les vieux briscards dans son genre ne peuvent rien face aux forces anciennes qui hantent certains lieux, comme l'étrange maison haute dans la brume. Il le sait, parfois, quand plus rien ne fait sens, mieux vaut abandonner toute logique.
Finalement, ne seraient-ce pas les rêveurs comme Randolph Carter qui détiennent la clé du mystère de cet indicible qui effraie autant qu'il fascine ? Loin de le fuir, il tente de s'en approcher, peut-être trop...
source: éditeur
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C'est un plaisir de plonger dans l'univers lovecraftien, surtout quand c'est revisité par un maître comme Tanabe. Manga qui capture l'essence de ce récit court mais viscéralement perturbant : un narrateur hanté par une horreur innommable, un esprit rationnel qui craque face à l'indicible, avec toute la folie cosmique et le malaise existentiel qui font la signature de Lovecraft.
Franchement, je trouve que c'est un petit joyau glaçant, fidèle à l'esprit de l'original tout en exploitant le médium manga pour amplifier l'effroi. Tanabe a ce don rare pour transformer les mots en images qui s'incrustent dans ta tête comme une ombre persistante. Son trait fin et précis, avec ces nuances de gris qui suintent le doute et l'angoisse, rend l'indicible... presque tangible. Imagine : des expressions faciales qui trahissent un effondrement intérieur, des décors new-yorkais ordinaires qui virent au cauchemar subtil, et une progression narrative qui te laisse mijoter dans l'incertitude, comme Lovecraft l'adorait. C'est une expérience intime, presque claustrophobe, qui teste les limites de la raison – et ça marche à merveille.
Ce qui me plaît particulièrement, c'est comment Tanabe respecte la brièveté de la nouvelle sans la diluer : pas de remplissage inutile, juste une montée en tension qui culmine en une révélation qui te laisse avec un frisson durable. Les critiques récentes en France soulignent d'ailleurs cette immersion immédiate dès les premières planches, avec une atmosphère "inquiétante mais prenante" qui colle parfaitement à l'horreur psychologique. Sur X, les premiers lecteurs parlent d'une "plongée qui joue avec les frontières de la compréhension", et je suis d'accord – c'est comme si Tanabe avait capturé l'essence de l'innommable en le rendant visuellement hypnotique.