Necronomickey - Le livre des destins maudits
Necronomickey - Le livre des destins maudits
Couleur : <n&b>
Edition Audie - 01/10/2025
Collection Fluide Glacial
EAN : 9791038208117 | ID-BDovore : 395390
Immersion garantie dans un univers unique : des personnages aussi bizarres que fascinants, des destinées absurdes, un brin d'horreur et une bonne dose d'humour plus noir que noir.
Le style graphique de Foerster ne peut pas laisser indifférent, l'utilisation qu'il fait du N&B donne une force indéniable à son dessin et lui permet d'instaurer une atmosphère inquiétante des plus efficaces dans des décors hypnotisants proches du style expressionniste.
Dans ce recueil, grâce au narrateur démiurge Nyalarpoupeth, nous découvrons les destins étranges d'une galerie de personnages ou créatures tous plus bizarres les uns que les autres, dans une esthétique qui pourrait séduire autant les fans de l'univers de Lovecraft que ceux de l'univers de Tim Burton.
source: éditeur
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Le Nécronomickey - Le livre des destins maudits de Philippe Foerster ! On plonge direct dans un univers qui sent bon l'horreur cosmique mâtinée de Mickey à la sauce Fluide Glacial – un mélange détonant de tentacules lovecraftiens, de familles dysfonctionnelles et d'humour noir qui suinte comme une méduse en décomposition. Le titre seul est un coup de maître : un clin d'œil au Nécronomicon d'H.P. Lovecraft, mais twisté en "Mickey" pour coller à l'esprit parodique et absurde de l'édition, avec ce narrateur démiurge Nyalarpoupeth (un Cthulhu qui aurait trop forcé sur les pancakes ?) qui déroule des destins maudits comme un conte de fées pour adultes insomniaques.
Imaginez que Mickey Mouse ait grandi dans les marais d’Innsmouth, qu’il ait lu trop de Lovecraft avant de se coucher et qu’il ait décidé d’écrire le journal intime de sa thérapie familiale. Vous obtenez alors Nécronomickey, probablement le livre le plus malsain et le plus hilarant publié cette année en bande dessinée francophone.
Foerster, ce vieux sorcier du noir et blanc, ne fait pas semblant : dès la couverture rouge sang où des tentacules s’enroulent autour du titre comme des spaghettis vivants, on comprend qu’on n’est pas là pour une partie de cache-cache avec Pluto. Non, on est là pour assister à la lente descente dans la folie d’enfants trop polis, trop gentils, trop… parfaits. Et derrière chaque « mon papa est le meilleur du monde », il y a un père qui ressemble à un croisement entre Cthulhu et un cadre supérieur en télétravail, et une mère dont les câlins laissent des traces de ventouses.
Le principe est diaboliquement simple : une série d’histoires courtes (une à trois pages chacune) où des gamins candides présentent leur famille idéale. Sauf que plus ils vantent les mérites de papa et maman, plus l’horreur cosmique se dévoile, tranquillement, avec le sourire. Foerster dose l’effroi comme un grand chef : un détail qui cloche d’abord (un œil de trop, une ombre trop longue), puis la révélation qui explose en pleine figure, toujours servie avec un humour si noir qu’on en rit jaune fluo.
Graphiquement, c’est du Foerster au sommet : traits nerveux, hachures frénétiques, décors qui semblent hurler, et ces visages d’enfants aux yeux ronds et vides qui font froid dans le dos. Le noir et blanc est tellement dense qu’on a l’impression que l’encre va couler hors des pages et nous attraper la cheville sous le lit.
Le livre qui prouve qu’on peut faire pire que le Necronomicon… en y ajoutant des bouclettes et des « coucou ! ».
Un chef-d’œuvre d’humour gluant, poisseux, tentaculaire.