T1 - Rat city, Tome 1
Rat city
(1 note)
Science-Fiction -
Schultz, Erica/
Carlos, Zé Couleur : Ramos, Jay David
Edition Delcourt - 22/10/2025
Collection Contrebande
EAN : 9782413092162 | ID-BDovore : 396936
Synopsis :
2107 - Un futur ravagé par la guerre où des soldats transformés en cyborgs mènent des combats aussi violents qu'inutiles. Peter Cairn est un ex-soldat, amputé des deux jambes. Il dispose cependant de pouvoirs inimaginables grâces aux nanites (des nano-robots) qui activent ses prothèses de jambes. Des nanites d'un genre un peu nouveau, puisqu'ils sont mus par des pouvoirs qui empruntent autant à la magie qu'à la science...
Source : éditeur
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C'est un spin-off de l'univers Spawn (créé par Todd McFarlane), mais qui se suffit largement à lui-même – pas besoin d'avoir lu toute la série mère pour plonger dedans. Scénarisé par Erica Schultz (qui a bossé sur Moon Knight et The Deadliest Bouquet) et dessiné par Zé Carlos (connu pour Captain America et Strange Academy), ce volume compile les 12 premiers numéros de la série originale Image Comics, pour un total de 288 pages. L'édition Delcourt est soignée, avec une couverture rigide qui claque.
L'histoire en bref (sans spoilers majeurs)
On est projeté en 2107, dans un futur cyberpunk dystopique ravagé par la guerre. Peter Cairn, un ex-soldat mercenaire amputé des deux jambes, se fait équiper de prothèses high-tech boostées par des nanites (des nano-robots). Mais voilà, ces "améliorations" le transforment en une sorte d' anti-héros maudit, mi-homme mi-machine, qui affronte une société sous la coupe d'une dictature religieuse et corporative. Rat City, c'est ce bidonville futuriste où la misère humaine côtoie la tech infernale, et où Peter doit naviguer entre rédemption, rage et survie. C'est un mélange explosif de SF brute, de super-héros torturés et de thèmes sombres comme l'identité, la perte d'humanité et le transhumanisme.
L'univers est immersif.: Schultz excelle à bâtir un monde cohérent et oppressant, avec des enjeux qui rappellent Blade Runner croisé Spawn. L'intrigue est dense, pleine de twists qui promettent une suite épique. C'est violent, introspectif et philosophique – on sent la malédiction du Hellspawn revisitée avec une twist futuriste qui rend Peter plus "humain" que jamais.
Les dessins de Zé Carlos : Waouh, les designs sont spectaculaires ! Les cyborgs, les néons criards et les combats ont un style dynamique et détaillé, avec des couleurs (par Jay David Ramos, FCO Plascencia et Marcello Iozolli) qui claquent en rouge, vert néon et bleu cobalt. Ça donne une vibe cyberpunk visuellement addictive, loin des clichés. C'est du pur cinéma cyberpunk : dynamique, brutale, avec des angles de vue qui te plongent direct dans le chaos. Zé Carlos gère les chorégraphies comme un boss – on sent la tension monter d'une case à l'autre, et ça rappelle les meilleurs moments de Spawn original, mais avec une couche SF plus "Ghost in the Shell" qui rend tout plus viscéral.
L'accessibilité : Même si c'est lié à Spawn (via les numéros 300-301), c'est une entrée parfaite pour les novices.