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©Oxymore/Starace, Jacopo

Le Diable de Smiling Woods
Le Diable de Smiling Woods

(1 note)

Polar-Thriller - -
Edition Oxymore - 18/03/2026
Collection Métamorphose

EAN : 9782385611408 | ID-BDovore : 406316

Synopsis : Une paisible ville américaine a été marquée, deux ans plus tôt, par la disparition mystérieuse de dizaines de personnes dont elle peine à se remettre. Aussi, lorsqu'une nouvelle disparition survient, faisant ressurgir d'anciens traumatismes, un groupe d'étudiants décide de mener l'enquête sans imaginer ce à quoi il se confrontera... Et si le tourment de la culpabilité collective était l'enfer de tous ?...

Source : Oxymore



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Posté par le 2026-04-08 15:56:28

e Diable de Smiling Wood.
Globalement, c’est une bonne BD de genre (folk-horror + thriller écologique) avec une ambiance forestière très réussie, une montée de tension progressive et un thème intéressant sur la culpabilité collective et la « vengeance » de la nature. L’histoire est classique mais bien rythmée : on suit un groupe d’ados qui enquête sur des disparitions dans une petite ville marquée par un drame passé, et ça glisse doucement vers quelque chose de plus sombre et poisseux. Les paysages, les couleurs sombres (bleus profonds, violets, noirs) et les scènes dans les bois fonctionnent vraiment bien et créent un vrai malaise.
L’ambiance est vraiment réussie. Starace sait créer un malaise poisseux, une atmosphère oppressante dans ces bois qui « sourient » (le nom est ironique, évidemment). C’est folk-horror bien dosé : on sent la nature qui se venge, les péchés collectifs d’une communauté, la culpabilité qui pourrit tout. Le thème « la nature rend justice à ceux qui la menacent » est bien amené sans être trop moralisateur.
Petit bémol : le dessin des visages .Starace assume complètement son choix graphique (visages avec l’absence quasi totale de nez sur la plupart des personnages, les lèvres souvent réduites à de gros aplats sombres) : il veut une certaine distance froide, presque « masquée », qui colle au thème du malaise et du secret.
C’est une lecture moyenne à bonne si tu arrives à passer outre le dessin des visages (les paysages et l’ambiance sauvent beaucoup de choses). Il reste plaisant pour une soirée « thriller forestier », mais il n’atteint pas le niveau d’immersion et d’attachement qu’on pourrait attendre d’un one-shot de 140 pages.