2025 - 2026
King Spawn
(1 note)
Comics
Scénario
Mcconville, Rory ·
McFarlane, Todd
Dessin
Cinar, Yildiray ·
Pansica, Eduardo
Couleur
Nunes, Ivan
Edition Delcourt - 27/08/2026
Collection Contrebande
EAN : 9782413096160 | ID-BDovore : 420180
Synopsis :
Diverses factions d'Anges et de Démons, voient leurs pouvoirs revenir petit à petit, et ils réclament chacun leurs territoires perdus, laissant dans leur sillage des monceaux de cadavres. Pendant ce temps, une force venue du fond des âges est de retour... Et il a Spawn en ligne de mire...
Source : éditeur
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King Spawn 2025-2026 (Delcourt) : le Hellspawn sans pouvoirs, et ça déchire
Éditeur : Delcourt – Collection Contrebande
Contient : King Spawn #43 à #52 + Gunslinger Spawn #50 + The Scorched #50
Après le grand bouleversement de Spawn #350 et l’accession de Nyx au trône des Enfers, Al Simmons se retrouve privé de ses pouvoirs. Plus de cape, plus de nécroplasme à volonté : juste un ancien soldat d’élite, une arme à la main, et une ville qui redevient un terrain de chasse pour anges et démons affamés. C’est exactement le terrain de jeu de King Spawn 2025-2026.
Dans ce gros album annuel, Rory McConville (avec le regard de Todd McFarlane en arrière-plan) continue de faire de cette série dérivée le titre le plus intéressant de l’univers Spawn actuel. On y suit Spawn qui tente de contenir le retour des factions célestes et infernales, pendant qu’une menace ancienne – presque aussi vieille que le temps lui-même – le prend directement pour cible. Le crossover des #50 ajoute une belle dose d’événementiel sans alourdir le récit.
Ce qui marche particulièrement bien ici, c’est le retour à une ambiance plus « street » et gritty. Moins de grandes guerres cosmiques, plus de chasse nocturne, de territoires disputés et de violence sale. Yıldıray Çınar (et les artistes invités) livre un dessin sombre, nerveux et efficace, sublimé par les couleurs d’Ivan Nunes qui collent parfaitement à l’identité visuelle de la série. On retrouve l’esprit des premiers Spawn, celui qui traînait dans les ruelles de New York plutôt que celui qui négociait avec les dieux.
Le format annuel de Delcourt est clairement un atout : on a une vraie arc narratif d’un seul bloc, sans la frustration des singles espacés. Le rythme n’est pas parfait – certaines intrigues avancent un peu en patchwork – mais l’ensemble reste accrocheur et cohérent.
Verdict
Si tu suis déjà l’univers post-#350, c’est un indispensable. Si tu cherches un Spawn sombre, violent et un peu plus terre-à-terre, tu vas te régaler. King Spawn confirme qu’il s’agit actuellement de la meilleure série de la franchise McFarlane.