couverture
©Delcourt/Corbeyran, Éric

T11 - Cellules
Le chant des Stryges

(12 notes)

Aventures Fantastiques - /
Couleur :
Edition Delcourt - 05/09/2007
Collection Machination

EAN : 9782756005768 | ID-BDovore : 43942

Synopsis : En tentant de récupérer le précieux grimoire de Venoncius dans le laboratoire Synthylab, Nivek pénètre, sans le savoir, à l’intérieur même du Q.G. de Sandor G. Weltman. Pris au piège, il est emprisonné, tabassé, électrocuté… Quelques heures plus tard, il rencontre son tortionnaire vêtu d’une étrange combinaison. Ce dernier lui soumet un impitoyable marché : la vie de Melinda contre celle de Debrah…


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Posté par le 2025-10-27 15:53:04

Le Chant des Stryges – Tome 11 : Cellules
Corbeyran & Richard Guérineau – Delcourt, 2007
Un huis clos sous haute tension
Oubliez les courses-poursuites, les explosions et les Stryges qui volent dans la nuit. Cellules est un tome intérieur. Un tome de silence, de regards, de murs. Et pourtant, rarement un album de la série n’aura été aussi étouffant.
Nivek est là, brisé, prisonnier, interrogé et aanipulé. Le héros d’hier n’est plus qu’une coquille vide, un pion sur un échiquier dont il ne comprend plus les règles. Et au centre, une question lancinante : qui contrôle qui ?
Un thriller psychologique.Corbeyran excelle dans le non-dit. Chaque dialogue est une partie d’échecs. Chaque silence, une menace. On ne nous explique rien, on nous montre. Corbeyran maîtrise toujours son art du cliffhanger. Ce tome est un page-turner absolu : chaque chapitre se termine sur une révélation ou une menace imminente. On sent que l’auteur a voulu accélérer le tempo après une saison 1 plus contemplative.
Et quand enfin une pièce du puzzle se met en place… une autre disparaît.
Sans trahir la psychologie complexe établie depuis le début, on voit enfin certains protagonistes prendre des décisions radicales. Kevin, notamment, sort de sa zone de confort et devient plus actif, presque borderline.
Richard Guérineau, lui, signe peut-être son meilleur travail sur la série. Ses gros plans sur les visages sont d’une intensité rare. Les planches sont plus sombres, plus contrastées, avec un usage maîtrisé des ombres et des textures. Les scènes dans les "cellules" sont visuellement oppressantes.
Ce tome creuse la question du contrôle social, de la surveillance génétique et de la manipulation des corps. C’est glaçant parce que ça fait écho à des débats actuels (CRISPR, biohacking, etc.). Corbeyran ne donne pas de leçons, il sème des graines.
Cellules est un tome charnière, plus nerveux et plus sombre que les précédents. Il ne fait pas dans la dentelle : il cogne, il questionne, il prépare le terrain pour une fin de saison 2 qui s’annonce explosive.




Posté par le 2017-02-03 15:00:37

Ce tome n'apporte pas de révélations particulières.
Il conduit les personnages pour la mise en place de la scène finale, avec Debrah qui trouve enfin son but et Kevin qui perd son âme.

Nouveau coloriste, ça devient une habitude, qui casse un peu la continuité artistique...




Posté par le 2013-06-25 17:44:42

Quel dommage que l'on ait confié la couleur à Hédon! Couplé à un dessin paresseux, le trait devient grossier et force est de constater que même si le récit reste plaisant, on ne s'attarde plus sur les planches et cela gâche fortement ce tome!