couverture
©Delcourt/Corbeyran, Éric

T12 - Chutes
Le chant des Stryges

(7 notes)

Aventures Fantastiques - /
Couleur :
Edition Delcourt - 03/12/2008
Collection Machination

EAN : 9782756011783 | ID-BDovore : 57939

Synopsis : Weltman, calme, concentré sur une boîte d'insectes dont il triture le contenu, comme pour sélectionner les meilleurs morceaux, s'immobilise près de son fauteuil, ôte complètement son masque stérile et le dépose sur l'accoudoir. Il sourit sournoisement... Impuissante, Debrah, nue, enfermée dans une cage de verre au milieu de la salle de contrôle, est abasourdie...


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Posté par le 2025-10-29 10:44:35

Le Chant des Stryges, tome 12 – Chutes
Corbeyran & Richard Guérineau – Delcourt, 2008
« Et si la chute n’était pas la fin, mais le début d’autre chose ? »
Chutes, douzième tome du Chant des Stryges, et probablement l’un des plus audacieux de la série. Après onze volumes de mystères accumulés, de faux-semblants et de révélations en demi-teinte, Corbeyran choisit ici de tout renverser. Pas de fusillades, pas de courses-poursuites dans les ombres de Washington ou de Budapest. Non. Juste un homme, Sandor G. Weltman, assis face à nous, et qui parle.
Et il parle longtemps.
Un long monologue, une bombe narrative
L’album est presque intégralement composé du récit de Weltman : son origine médiévale, son pacte avec les Stryges au XIIe siècle, sa survie à travers les âges, sa double nature, ses regrets, ses manipulations… et surtout, le rôle central de Debrah. Tout ce que l’on pressentait, tout ce que l’on craignait, tout ce que l’on espérait : c’est là, brut, sans filtre.
Ce choix est risqué. Très risqué.
Un moment de vérité où l’on comprend enfin pourquoi tout cela arrive.
Et ils ont raison. Les deux camps.
Les forces de l’album
La profondeur psychologique de Weltman
Loin du grand méchant classique, il est ici un immortel brisé, rongé par la solitude, la culpabilité et une forme de folie douce. Corbeyran le rend humain – terrifiant, mais humain. On le hait. On le plaint. On le comprend. C’est magistral.
Le dessin de Guérineau, toujours aussi juste
Même dans un album quasi statique, chaque planche respire. Les expressions, les ombres, les silences graphiques : tout sert le texte. On note une légère simplification du trait (moins de détails, couleurs plus franches), mais cela colle parfaitement à l’intimisme du récit.
Chutes : chutes physiques (plusieurs séquences vertigineuses), chutes morales, chutes de masques… et une chute finale littérale, qui clôt le cycle avec une puissance symbolique rare.
Il est le point d’orgue d’un cycle, la clé qui ouvre la saison 3 (qui démarre 7 ans plus tard). Sans lui, la suite perdrait toute sa puissance.
C’est un album courageux, qui ose le monologue, la confidence, la révélation totale.




Posté par le 2017-02-03 15:07:19

Fin du cycle Weltman.
Les deux tiers sont consacrée au face-à-face entre ce personnage et Debrah, jusqu'à la chute finale.
Le choix posé à notre ombre préférée constituera ensuite le thème du prochain cycle.

Si ce cycle propose moins de surprise que le premier, il permet d'étoffer les personnages et reste plaisant.




Posté par le 2013-06-25 17:44:43

On termine une saison en demi teinte, un long monologue faisant office de conclusion... Les personnages aux traits méconnaissables de l'épisode précèdent perdurent ici et, si ce n'est le cliffhanger, l'ensemble est décevant.