T1 - Not' Dam
Chats
(7 notes)
Science-Fiction -
Convard, Didier Edition
Collection Grafica
EAN : 9782723414050 | ID-BDovore : 8002
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Petite relecture
Chats, tome 1 : Not'Dam de Didier Convard (Glénat / Grafica, 1992).
C’est une BD de science-fiction post-apocalyptique assez originale pour l’époque. L’idée de base est excellente : dans un monde ravagé par l’homme (ère post-atomique), les chats sont devenus l’espèce dominante, civilisée, avec leur propre culture, leur langage et leurs traditions. Ils cohabitent avec des loups sauvages et brutaux, et des humains dégénérés qui errent comme des spectres parmi les ruines de leur ancienne grandeur.
Le tome 1 suit Saute-Lune, un jeune chat novice, et son maître Traîne-Patte, un vieux « lecteur » (une sorte de sage qui sait interpréter les signes et les vestiges du passé humain). L’histoire tourne autour de la découverte que les loups s’organisent en armée pour marcher sur le sanctuaire sacré de Not’Dam (un clin d’œil évident à Notre-Dame, mais revisité dans cet univers animalier). Ça pose les bases d’un conflit entre civilisation féline et barbarie lupine, avec une réflexion sous-jacente sur la nature, le progrès et la chute des civilisations.
Ce que j’ai aimé
Pour ma part, sur une relecture, je trouve que :
Le concept tient toujours très bien la route. L’idée d’une civilisation féline post-apocalyptique, avec les chats comme espèce « éclairée » qui tente de préserver ou d’interpréter les vestiges humains, reste poétique et intelligente. Le parallèle avec notre propre chute potentielle est même plus percutant qu’en 1992.
L’ambiance contemplative et un peu mystique passe encore mieux à la relecture : on prend le temps d’apprécier les ruines, le rôle des « lecteurs » (comme Traîne-Patte), et cette façon dont les chats projettent leur propre spiritualité sur le monde abandonné par l’homme.
Le dessin de Convard, lui, reste très personnel : propre, avec de belles compositions de plans larges sur les ruines, mais assez statique et froid sur les expressions des chats. Ça donne une atmosphère particulière, presque théâtrale, qui peut plaire ou non selon les goûts.
le thème principal de Chats – Not’Dam reste très actuel en 2026, et même plus percutant qu’à sa sortie en 1992.
L’idée de base — une humanité qui s’autodétruit par sa propre folie (ici via un holocauste nucléaire ou technologique), laissant la planète à d’autres espèces qui se disputent les ruines — résonne fortement aujourd’hui. On est en pleine ère des crises climatiques, des risques d’effondrement civilisationnel, des débats sur l’Anthropocène et la « sixième extinction ». La BD inverse magnifiquement les rôles : les chats deviennent l’espèce « éclairée », pacifique et philosophique qui essaie de comprendre et de préserver les vestiges du passé humain, tandis que les humains sont réduits à des animaux dégénérés, errants et pathétiques, et les loups incarnent la barbarie organisée et guerrière.
Ce qui frappe à la relecture :
La critique de la domination humaine et de sa violence intrinsèque (« les politichiens », la course au pouvoir, la guerre). Convard pose déjà la question : une nouvelle civilisation (les chats) saura-t-elle éviter de répéter les mêmes erreurs ?
Le rapport à la nature qui reprend ses droits : Paris noyée sous la végétation, les ruines envahies… Ça évoque directement les images actuelles de «la nature reprend ses droits» ou les scénarios post-effondrement qu’on voit dans la fiction et les documentaires.
Le rôle des « lecteurs » (comme Traîne-Patte) qui interprètent les traces du passé pour guider le présent. C’est presque une métaphore de notre rapport aux archives, à l’histoire et à la mémoire collective face aux crises.
Éditions Glénat BD
au lieu des singes ce sont des chats mais bon scénario tout de même
j'achète le second pour voir la suite
Didier Convard, j'aime déjà. D'où attrait pour la série.
"Chats" ?... c'est l'histoire d'une quête, dans un futur post-apocalyptique, de deux animaux "humanisés" : deux "chats".
On suit ainsi l'histoire de Traîne-pattes et de son élève Saute-Lune. Tous deux enquêtent sur leurs origines. Mais ils n'y a pas que les "chats" -pacifiques- dans cet univers ; sont aussi les Loups des guerriers qui vivent encore comme aux temps barbares...
Pas mal. Surtout que Convard s'est également occupé du dessin.
Une série sympa, qui ne renouvelle certes pas le genre, mais quand même intéressante de par son postulat et son côté sympathique. Surtout que, in fine, cette quête va mener à une sorte de renaissance de l'espèce humaine.
Bon graphisme précis de Convard pour une série (un peu) convenue, mais à la lecture vraiment attachante. Et je n'en demande pas plus.