T1 - Les chemins de l'exil
La mémoire d'Abraham
(2 notes)
Adaptation -
Morvan, Jean-David -
Halter, Marek/
Ersel -
Dupré, Steven Couleur : Studio 9
Edition Casterman - 25/08/2010
Collection Univers d'auteurs
EAN : 9782203020191 | ID-BDovore : 86568
Synopsis :
Best seller international depuis sa parution initiale en 1983, La Mémoire d'Abraham retrace l'enquête que mène un homme d'aujourd'hui en remontant l'Histoire sur les traces de ses ancêtres juifs. Sa quête le mène d'abord au coeur de l'Antiquité, en l'an 70 après J.-C., à la rencontre d'un scribe de Jérusalem nommé Abraham, l'un des premiers de la lignée. On découvrira par la suite tous les acteurs-clés de la dynastie à travers le temps, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale à Varsovie, lieu de naissance de l'auteur, Marek Halter.
source: éditeur
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La Mémoire d’Abraham – Tome 1 : Les Chemins de l’Exil
Jean-David Morvan (scénario), Ersel (dessin), Steven Dupré (couleurs)
Casterman, 2005
Un parchemin qui ne veut pas mourir
Jérusalem, 70 après J.-C. Le Temple flambe. Abraham, scribe, fourre un rouleau sous sa tunique et court.
Ce n’est pas un trésor d’or : c’est une généalogie, une prière, un bout de mémoire.
Quinze siècles plus tard, ce même rouleau traverse Bagdad, Tolède, un shtetl polonais.
À chaque arrêt : un descendant, une persécution, une fuite.
Le scénario de Jean-David Morvan est fidèle au roman, il conserve la structure en chapitres-époques (Jérusalem 70, Bagdad 1165, Tolède 1492, etc.).
→ Chaque segment est un mini-récit tragique, avec un descendant d’Abraham qui transmet le manuscrit malgré l’exil, la persécution, la mort.
Morvan condense tout ça en 48 pages. C’est beau, c’est dense, c’est trop court.
Les dessins d’Ersel sont réalistes, soignés, avec une belle maîtrise des décors historiques (Jérusalem en flammes, Cordoue mauresque…).
→ Les visages sont expressifs, les scènes de foule impressionnantes.
Les couleurs de Dupré sont chaud, lumineux, presque trop beau parfois… mais ça contraste bien avec la violence des événements.
Quatre époques, quatre héros, quatre drames en 48 pages = survol permanent.
On s’arrête en 1881, en plein pogrom. Tome 2 obligatoire. Sans lui, c’est un cliffhanger cruel.
Une leçon d’histoire juive accessible, sur la résilience face à l’exil, sans lourdeur.