couverture
©Emmanuel Proust Editions/Dick, Philip K.
144 pages

T1 - Do androids dream of electric sheep?, Tome 1
Do androids dream of electric sheep?

pour 3 notes.

Adaptation - /
Couleur :
Edition Emmanuel Proust Editions - 10/03/2011
Collection Atmosphères

EAN : 9782848103259 | ID-BDovore : 98601

Synopsis : Après le cataclysme nucléaire, seuls quelques hommes vivent encore sur Terre… comme Rick Deckard, de la brigade spéciale des Blade Runner. Rick, ce tueur qui poursuit un rêve : remplacer son mouton électrique par un animal vivant… Mais sa rencontre avec la belle Rachel, une androïde Nexus-6 à l’intelligence supérieure, bouscule ses convictions, et va le conduire à s’interroger sur la différence entre l’homme et la machine, la manipulation, et la réalité.

Source éditeur



Une erreur sur cette fiche ou votre édition est différente ? Vous pouvez proposer une correction ou proposer l'ajout d'une autre édition


Données privées
(pour votre utilisation personnelle)

Futur achat : Date d'achat : (dd/mm/aaaa) Prix/cote :
E.O : Dédicace : Cadeau : Lu : Ed. numérique :
Prêt : Dernier emprunteur : Email :
Remarque personnelle (état, mémo, ...) :

Commentaires des membres : (vous pouvez également donner un avis de lecture)
Ma Note:
Avis de lecture * :

* : Avis de lecture qui apparaîtra pour tous les visiteurs sur le site

Posté par le 2011-05-10 17:23:54

Il en faut du talent pour réussir pareil exercice et adapter avec autant de brio en bande dessinée une œuvre aussi complexe et travaillée. Ce genre de gymnastique est souvent périlleux puisqu’il ne tolère pas d’à peu près si l’on veut rester fidèle à l’esprit original de l’œuvre.

Et le défi est de taille lorsque l’on s’attaque à un des pontes de la science fiction, Philip K. Dick, dont nombre des œuvres ont déjà été portées au grand écran sous différents titres (Blade Runner, Total Recall, Planète Hurlante, Minority Report) ou ont tout simplement inspirées d’autres grands succès (The Truman Show, eXistenZ) par quelques uns des plus grands réalisateurs (Ridley Scott, Steven Spielberg, David Cronenberg).

Dans ce triptyque, le talentueux Tony Parker, dessinateur sur quelques tomes de la série Warhammer 40.000, s’attaque au scénario et au dessin à l’une des meilleures adaptations qu’il m’ait été donné de lire.

« Do androïds dream of electric sheep », qui a inspiré le film Blade Runner, est ici adapté avec une grande intelligence et un profond respect pour l’œuvre originale ce qui devrait réjouir les fans de l’œuvre de Philip K. Dick dont je fais partie. Le fait de vouloir conserver le texte intégral du roman pourra certainement rebuter certains lecteurs mais permet a contrario de renforcer ce qui fait souvent défaut aux adaptations à savoir le background psychologique et l’ambiance du récit, ce qui est primordial dans le cas de cet auteur. On retrouve donc des scènes ponctuées par quelques pensées du héros et quelques textes descriptifs qui favorisent grandement l’immersion dans le récit.

L’action se passe dans un futur post apocalyptique ou les hommes ont du fuir la terre et coloniser Mars pour échapper aux radiations sévissant sur Terre. Seuls restent les gens catalogués comme « spéciaux » atteints d’une dégénérescence entrainant des déficiences mentales, les réfractaires à l’exode et quelques hommes dont la profession les obligent à rester.
C’est le cas de Rick Deckard dont le métier consiste à traquer et à chasser les androïdes qui se sont enfuis et se cachent sur terre parmi les terriens. Car les androïdes sont devenus de plus en plus perfectionnés pour répondre aux besoins humains et sont donc de plus en plus difficiles à différencier. Offrir un androïde à toute terrien migrant sur Mars est même un des moyens utilisé par le gouvernement pour encourager l’exode de la population. Certains androïdes acceptant mal leurs conditions tentent donc de fuir et de se mêler à la population.

L’histoire pose aussi quelques bases de réflexion sur le vrai sens de « l’humanité », les différences séparant l’humain de l’androïde ne font que s’amenuiser au fur et à mesure de l’avancée technologique. A partir de quand un androïde peut-il faire preuve d’humanité ? Et à l’inverse qu’est ce qui définit l’humanité chez l’Homme ?
Je n’en dis pas plus sur le déroulement de l’histoire mais je ne peux que conseiller à ceux qui apprécient l’univers de P.K. Dick de prolonger l’expérience à travers ses romans.
Côté dessin, rien d’exceptionnel, le style est assez sobre et la colorisation très neutre, cela rend même la lecture plus aisée et j’avoue ne pas avoir prêté trop d’attention aux décors au vu de la quantité de texte à ingurgiter.

Je ne cache pas que ma lecture a été grandement influencée par le fait que j’apprécie énormément les romans de P.K. Dick et j’attends impatiemment la parution des prochains tomes pour me replonger dans cette atmosphère si particulière à son œuvre. Je ne peux donc que recommander la lecture et l’achat de cette série.