Le Guide BD





T2 - Le trésor de San Inferno
Une aventure de Spirou et Fantasio classique

Publié par le 2026-06-07 22:07:51

Après une jolie couverture particulièrement alléchante, le Trésor de San Inferno promet une aventure exotique dans la plus pure tradition de Spirou et Fantasio. À la lecture, l'ensemble se révèle toutefois assez moyen. L'histoire se suit agréablement et quelques situations prêtent à sourire, mais la magie n'opère qu'épisodiquement. Les personnages sont fidèles à eux-mêmes et le dessin est soigné, sans pour autant retrouver le souffle, l'inventivité et l'humour qui faisaient le charme des albums de Jijé puis surtout de Franquin. Une lecture correcte, divertissante par moments, mais qui peine à se hisser au niveau des grands classiques de la série.





T9 - Astérix et les Normands
Astérix - Une aventure d'Astérix le Gaulois (série principale)

Publié par le 2026-06-07 18:46:50

Aux yeux du Normand que je suis, et sans le moindre chauvinisme bien entendu, cette aventure d'Astérix est évidemment la meilleure de toute la série.
Tout aussi normande que le Mont Saint-Michel, elle met en scène un débarquement de la Normandie 2000 ans avant le D-Day.
Truffée de jeux de mots (Goudurix qui part sur un coup de tête...) et d'allusions à ma chère Normandie et à son merveilleux patrimoine culturel et gastronomique, cette histoire multiplie aussi les clins d'œil à Charles Trenet et autres monuments de la chanson française.
On y découvre aussi, sauf erreur pour la première fois, un point faible d'Obélix : aussi incroyable que cela paraisse, c'est son estomac !
Goscinny est dans la plénitude de son art et l'expressivité du dessin d'Uderzo s'épanouit sous nos yeux.
Assurément un tome incontournable des aventures d'Astérix et Obélix !





T16 - Astérix chez les Helvètes
Astérix - Une aventure d'Astérix le Gaulois (série principale)

Publié par le 2026-06-06 21:51:04

Alors Obélix, c'est comment l'Helvétie ?
Mais au fait, quand Obélix a-t-il pu admirer les magnifiques paysages helvètes ? J'ai relu tout l'album pour vérifier...
Un chef-d'oeuvre.





T3 - "Le néolithique, c'est pas automatique"
Silex and the city

Publié par le 2026-06-06 21:26:08

Et vous, participeriez-vous à l'apéro géant organisé par l'AAA (Association des Anthropophages Anonymes) ?
Dans la lignée satirique des deux premiers, ce troisième tome de "Silex and the City" se permet même de mettre en scène une autre série qui fait fureur auprès des pensionnaires de la grotte de retraite. Mais je crains de ne jamais savoir si Shirley et Mike triompheront des obstacles à leur idylle...
Cependant je suis impatient de lire les tomes suivants pour découvrir comment les habitants de la vallée surmonteront la crise volcanique de l'énergie qui atteint des sommets et frappe EDF.
Vivement la suite !





Disney Vilains - Cruella
Disney Vilains

Publié par le 2026-06-06 20:34:14

Si comme moi tu adores les méchantes iconiques de Disney, tu vas forcément craquer pour ce comic consacré à Cruella De Vil.
Sorti chez Dynamite Comics (et disponible en français chez Panini), ce titre prend place juste après les événements des 101 Dalmatiens. Cruella a été innocentée par la justice, mais sa réputation est totalement détruite. La haute société londonienne la rejette, et surtout : tous les chiens de la ville se sont ligués contre elle pour saboter chacune de ses tentatives de retour au sommet.
Le résultat ? Une comédie déjantée où l’on suit une Cruella plus extravagante et instable que jamais, qui tente par tous les moyens de retrouver sa gloire passée. Entre crises de nerfs, tenues ridicules et plans complètement fous (oui, il y a même une tentative de vol de bijoux de la Couronne), on rit beaucoup.
Ce que j’ai adoré :

Le ton : Léger, drôle et parfaitement fidèle à l’esprit cartoon de la Cruella originale. C’est du pur divertissement villain-centric, sans se prendre trop au sérieux.
Le dessin de Miriana Puglia : Absolument magnifique. Les planches sont élégantes, dynamiques, avec un vrai sens de la mode et des expressions faciales hilarantes. Cruella n’a jamais été aussi belle (et aussi folle) sur papier.
Le personnage : On explore un peu sa chute et sa psychologie tout en gardant son côté diva diabolique intact. C’est une version à la fois pathétique et attachante de la Cruella qu’on connaît.

Les petits défauts :
Les premiers numéros peuvent sembler un peu répétitifs (Cruella qui échoue à cause des chiens, etc.), même si l’histoire gagne en ampleur par la suite. Ce n’est pas une réinvention ultra-sombre comme le film avec Emma Stone, c’est plus proche de l’esprit Disney classique avec une touche moderne et humoristique.
Verdict :
Un comic très plaisant, visuellement sublime et bourré d’humour. Parfait pour les fans de Disney Villains qui veulent voir ce que devient Cruella après sa défaite face aux Dalmatiens. Je lui mets un solide 8/10.





T8 - Graines de voyous
Les vieux fourneaux

Publié par le 2026-06-06 10:07:13

Difficile de trouver un "Vieux Fourneaux" qui ne soit pas au moins excellent !
Celui-ci change quelque peu de registre : il approfondit les relations familiales et amicales - ...et plus si affinités... - de nos énergumènes et estompe un peu les messages politiques, même si, entre autres, on croise une nonne hérétique qui a tourné anarcho-féministe. La "connerie" du choix de l'emplacement de la salle des fêtes est aussi un clin d'oeil lucide et réussi.
De souvenirs de jeunesse en retrouvailles familiales, les Vieux Fourneaux nous gratifient toujours de péripéties désopilantes, comme quand des octogénaires exaltés cherchent à se mettre une bonne raclée.
Entre deux éclats de rire, ce tome donne plus d'épaisseur aux personnages et la série n'en est que plus savoureuse... Vivement la suite !
(2 - cf ma critique du 1er tome)





T7 - L'île noire
Tintin (Éditions Casterman couleurs)

Publié par le 2026-06-05 21:14:45

Dans cette aventure, Tintin se rend en Écosse pour percer le mystère de la mystérieuse Île Noire. Entre faussaires, poursuites mouvementées et légendes locales, l'intrigue est menée à un rythme soutenu et ne laisse guère de temps mort.
J'ai particulièrement apprécié l'atmosphère de l'album. Les paysages écossais, les landes balayées par le vent et le château isolé contribuent à créer un décor à la fois dépaysant et mystérieux. Milou occupe également une place importante dans l'histoire et participe activement à plusieurs scènes mémorables, ce qui apporte beaucoup d'humour et de dynamisme au récit.
Sans être mon aventure préférée de Tintin, L'Île Noire reste un très bon album, porté par une enquête captivante et une ambiance particulièrement réussie.





T1 - Le vol noir
Brunelle et Colin

Publié par le 2026-06-05 15:32:04

✨ Découverte BD : Brunelle et Colin - Tome 1 "Le Vol Noir" ✨
Découvrons un classique un peu oublié de François Bourgeon (le futur maître des Passagers du vent) et Robert Génin !
Dans ce premier tome, on suit Brunelle, une jeune princesse débrouillarde, impertinente et un poil capricieuse, et Colin, son page râleur et peureux. Ensemble, ils partent à la poursuite d’oiseaux maudits sortis d’une volière ouverte par erreur… Chaque oiseau porte une maladie et une bague. C’est le début d’une quête pleine d’aventures médiévales !
Le dessin réaliste de Bourgeon, déjà très prometteur (même si on sent que c’est encore ses débuts)
Une ambiance Moyen Âge crue et réaliste, loin des clichés chevaleresques
Le duo Brunelle/Colin ultra attachant et drôle grâce à leurs disputes constantes
Une aventure légère, rythmée et pleine d’humour
Ce n’est pas encore le chef-d’œuvre de Bourgeon, mais c’est un excellent divertissement, bien dessiné et bien documenté. Une très bonne BD d’aventure médiévale pour ados et adultes !





T3 - Révélation
Pere Elijah - Une apocalypse

Publié par le 2026-06-05 08:33:33

Père Elijah, une apocalypse est une fiction-thriller de Michael D.O'Brien reprise en BD par Thomas Oswald.
Le scénario tient la route et la BD est jolie, les cases, dessins et couleurs sont réussies.
Le père Elijah, alias David Schäfer, est à la poursuite du président, il se réfugie au Vatican et demande une entrevue au pape. Ce dernier croit en lui et l'envoi en exil dans un évêché où tout est à construire.
Que l'on soit croyant ou pas, ce scénario et les textes, tirés d'une fiction permettent une belle lecture de la BD, j'ai apprécié cette partie.
Mais dans les 10 dernières pages nous nous retrouvons avec un documentaire, sur la mise en oeuvre de cette BD, et des interviews. Alors là ils m'ont perdu. L'apocalypse, le satanisme et tout ce qui va avec m'ont fait disparaître tous les bienfaits de cette bande-dessinée ou presque. Quel dommage !





Blueberry - Sur la piste de Blueberry

Publié par le 2026-06-04 18:09:41

Certes, Dargaud tire sur un fil (lasso?) un peu usé, certes, le cheval de la couverture est mal proportionné, mais cela reste, globalement, du Blueberry. Certaines histoires feront appel à vos souvenirs pour resituer personnages et circonstances, ce qui vous donnera envie de vous replonger une fois de plus dans la série. Mission accomplie et bon retour à Fort Navajo!





T1 - Obeyron
Les maîtres inquisiteurs

Publié par le 2026-06-04 16:02:42

Les Maîtres Inquisiteurs Tome 1 – Obeyron : une plongée sombre et addictive
Je viens de terminer une relecture du premier tome des Maîtres Inquisiteurs, intitulé Obeyron. Et franchement, ça fait du bien de replonger dans cet univers.
Dès les premières pages, on est happé par l’ambiance crépusculaire d’Oscitan, un monde qui sort à peine d’une guerre millénaire dévastatrice. Plus de gloire, plus d’espoir facile : juste des ruines, des forêts menaçantes, des anciennes races brisées et une magie qui semble avoir un prix exorbitant. C’est sombre, lourd, presque désespéré… et j’adore ça.
Ce qui m’a particulièrement frappé cette fois, c’est la qualité du scénario d’Olivier Peru. Il arrive à poser un univers complexe tout en suivant la quête personnelle d’Obeyron sans jamais perdre le lecteur. L’enquête dans la forêt des Soupirs mêle habilement action, vengeance et révélation, avec une belle intensité dramatique.
J’ai aussi beaucoup aimé le jeu de couleurs (réalisé par Digikore Studios) qui permet de très bien différencier le passé du présent. Les teintes plus froides et ternes pour les flash-backs contrastent parfaitement avec le présent, ce qui renforce l’immersion et la compréhension de l’histoire sans alourdir le récit.
Au centre de cette noirceur, il y a Obeyron. Un inquisiteur froid, intransigeant, rongé par la trahison et obsédé par sa vengeance. Ce n’est pas un héros sympathique auquel on s’attache facilement, et c’est précisément ce qui le rend fascinant. On le suit accompagné d’un fantôme d’elfe et confronté à des dragons noirs terrifiants.
Le dessin de Pierre-Denis Goux est toujours aussi magnifique : des décors riches, une mise en page dynamique et des couleurs sombres qui renforcent parfaitement le ton.
Bien sûr, le tome 1 reste une introduction. Il est parfois un peu dense au démarrage, mais une fois qu’on est dedans, on ne lâche plus.
Verdict : Une excellente entrée en matière pour une série-concept originale (chaque tome suit un inquisiteur différent). Si vous aimez la fantasy sombre, les anti-héros torturés et les univers qui ne font pas de cadeaux, foncez. Note perso : 8/10.





Barrio negro

Publié par le 2026-06-02 22:37:56

Cinquième album de la collection des ”romans durs” de Simenon, Barrio negro m’a fait penser à la ”Descente aux enfers” de Goodis. Un couple confronté à l’envers du décor des Tropiques caribbéens, où la violence moite dissout les bons sentiments et les certitudes, se disloque, broyé par un milieu dont il apprend les codes dans l’adversité. Cette atmosphère est superbement rendue par un dessin au diapason de cette adaptation superbe d’un roman finalement pas totalement pessimiste.





Les filles sages vont en enfer

Publié par le 2026-06-02 22:21:53

La 4ème de couverture résume bien cet ouvrage où l’auteure ne nous cache rien de ses interrogations les plus intimes. Sincère jusqu’à la férocité envers elle-même, elle décrit avec justesse cette société qu’on croit connaître, à laquelle elle est attachée ( l’album est dédié à ses parents), mais qu’elle quittera cependant. A lire bien entendu avec le détachement nécessaire envers la politique et la religion...





La Loterie

Publié par le 2026-06-02 22:13:12

Album déroutant, autant que la nouvelle qu’il illustre a été dérangeant. Le traitement graphique ajoute au mystère qui entoure cette loterie, dont tout le monde connaît la finalité, sauf le lecteur... Globalement une réussite!





T1 - Thoorak
La confrérie des tempêtes

Publié par le 2026-06-02 19:54:49

Je découvre avec enthousiasme cette série qui réjouira, je pense, les amateurs d'Heroic Fantasy. Bon, évidemment, faut aimer les univers du genre.

Dans la même veine que les séries Nains, Elfes, Orcs&Gobelins etc. on nous emmène ici dans le milieu de la piraterie.

C'est sauvage, un brin violent, spectaculaire et ca se lit d'une traite tant le scénario est bien ficelé. Et le dessin accompagne brillamment ce dernier.

J'espère que les tomes suivants seront du même acabit.

BB.





T1 - Pour qui tu te prends ?
Les nombrils

Publié par le 2026-06-02 16:48:26

Les Nombrils Tome 1 – Pour qui tu te prends ?
Delaf & Maryse Dubuc (Dupuis, 2006)
J’avais entendu beaucoup de bien sur Les Nombrils, cette série québécoise qui cartonne depuis des années. Curieux de voir ce que ça donnait, j’ai attaqué le tome 1… et je suis resté sur ma faim.
L’histoire suit trois copines au lycée : Jenny, la belle rousse un peu tête en l’air, Vicky, la reine de la manipulation et de la prétention, et Karine, la gentille timide qui sert souvent de punching-ball. Le concept ? Une comédie qui décortique le nombrilisme adolescent, les apparences, les garçons et les mesquineries de cour de récré version lycée.
Ce qui m’a bloqué : les personnages.
Dès les premières pages, on est dans la caricature extrême. Vicky est tellement insupportable et toxique qu’elle en devient fatigante. Jenny est gentiment cruche, mais un peu vide. Quant à Karine, elle reste trop en retrait et dans le rôle de la victime. Résultat : j’ai eu du mal à m’attacher à qui que ce soit. L’humour repose beaucoup sur leurs travers, mais quand les personnages sont aussi unidimensionnels, les vacheries finissent par tourner en rond.
Le dessin de Delaf est dynamique, coloré et expressif, ça c’est un vrai point positif. Les situations sont parfois drôles (il y a quelques répliques qui claquent bien), mais globalement l’album reste très léger, presque trop. On sent que c’est le tome d’introduction, celui qui pose l’univers sans trop creuser.
Verdict :
Les Nombrils tome 1 est une BD qui plaira sûrement à ceux qui aiment l’humour très second degré et les comédies ado style Mean Girls. Personnellement, le côté caricatural et les personnages trop agaçants m’ont empêché de vraiment kiffer. Je reste curieux de savoir si la série gagne en profondeur dans les tomes suivants (beaucoup disent que oui), mais ce premier volume ne m’a pas donné envie de continuer tout de suite.
Note : 5/10
Un divertissement léger qui manque un peu de nuances pour moi. Si vous êtes fan de BD franco-belges avec des personnages plus attachants (genre Lou ! de Julien Neel ou Les Sisters), vous risquez d’être un peu déstabilisés par le ton très « vache » de cette série québécoise.





Mort blanche

Publié par le 2026-06-02 15:35:22

Bons dessins, mais scénario assez mince qui aurait mérité un meilleur développement.





T3 - La longue marche de Lucky Luke
Lucky Luke (Matthieu Bonhomme)

Publié par le 2026-06-01 21:17:55

Le 1 reste le meilleur de la série mais celui ci ne démérité pas.





T12 - Grève party
Les profs

Publié par le 2026-06-01 15:18:24

Les Profs – Tome 12 : Grève Party
Une série qui commence à fatiguer
Après avoir enchaîné plusieurs tomes de Les Profs, je me suis lancé dans le tome 12, Grève Party, avec un peu d’espoir que la série retrouve un second souffle. Malheureusement, c’est plutôt le contraire qui s’est produit.
Dès les premières pages, on retombe dans les mêmes schémas : la salle des profs comme théâtre principal, les mêmes archétypes (le prof blasé, le jeune idéaliste, la collègue acariâtre, le CPE zélé…) et des gags qui reposent sur des situations ultra-classiques du monde enseignant. Le problème, c’est que tout cela manque cruellement de surprise.
Ce qui m’a dérangé :

Des blagues trop faciles. On sent que les auteurs jouent la carte de la sécurité. Les jeux de mots, les quiproquos et les running gags sont prévisibles dès la deuxième case. On rit parfois jaune, plus par habitude que par réel amusement.
Le côté répétitif. La salle des profs devient vraiment pesante. Après 12 tomes, on a l’impression d’avoir déjà tout vu : les plaintes sur les élèves, les histoires de copies, les rivalités entre collègues… Ça tourne en rond et ça finit par lasser.
Un manque de renouvellement. Même l’arrivée de nouveaux personnages (stagiaire, nouveau prof) ne suffit pas à injecter de la fraîcheur. On reste dans un format très « one-shot » sans réelle évolution de l’univers ou des caractères.

Le dessin de Pica reste correct et dynamique, c’est clairement le point positif du tome. Mais cela ne suffit pas à sauver un scénario qui tourne à vide.
Verdict : 4/10
Les Profs reste une série sympathique pour qui découvre le genre ou veut une lecture ultra-légère. Mais à partir du tome 10-11, elle s’essouffle nettement. Si vous êtes comme moi et que vous commencez à saturer sur les blagues recyclées et la salle des profs, il est peut-être temps de passer à autre chose.





T1 - Sortilèges
Mélusine

Publié par le 2026-05-31 15:32:47

Mélusine Tome 1 – Sortilèges : une petite sorcière qui met le bazar (de façon adorable)
Il y a des bandes dessinées qui ne prétendent pas révolutionner le genre, mais qui réussissent simplement à nous faire passer un excellent moment. Mélusine Tome 1, Sortilèges, fait partie de celles-là.
Dès les premières pages, on suit Mélusine, une jeune sorcière de 119 ans (qui en paraît 19) fraîchement embauchée comme fille au pair dans un château… en Transylvanie. Au programme : une châtelaine fantôme acariâtre, un vampire nonchalant, un valet monstrueux et une tonne de magie qui tourne mal. Le cocktail est savoureux.
Ce qui m’a le plus marqué dans cet album, ce sont les situations absurdes. Mélusine est pleine de bonne volonté : elle veut bien faire, aider, ranger, résoudre les problèmes… et c’est précisément là que tout dérape de la manière la plus comique possible. Les sorts censés simplifier la vie deviennent des catastrophes hilarantes. Le rythme est excellent, les gags visuels tombent au bon moment, et on rit franchement devant le chaos organisé que la petite sorcière provoque malgré elle.
Le dessin de Clarke est un autre gros point fort : clair, dynamique, expressif, avec des couleurs vives qui donnent beaucoup de vie au château et à ses habitants farfelus. L’humour est gentillet, familial, mais fonctionne aussi très bien pour un lecteur adulte qui a envie de quelque chose de léger et sans prise de tête.
Points faibles ?
On ne va pas se mentir : le scénario reste assez simple et les gags reposent sur une formule assez répétitive (bonne intention + magie ratée = catastrophe). Si vous cherchez une intrigue complexe ou un ton plus adulte, vous risquez d’être un peu déçu. Mais pour ce qu’il veut être – une comédie légère et sympathique –, le tome remplit parfaitement sa mission.
En conclusion : Sortilèges est une entrée en matière très réussie dans l’univers de Mélusine. Drôle, mignon, plein de charme et idéal pour se vider la tête. Parfait pour les amateurs d’humour absurde à la franco-belge, les nostalgiques des classiques du Journal de Spirou, ou simplement ceux qui veulent passer un bon moment avec une sorcière maladroite mais attachante.
Note : 8/10