couverture
©/Layman, John

T4 - Godzilla : Gangsters & Goliaths
Godzilla (Editions Vestron)

(1 note)

Comics - /
Couleur :
Edition - 26/01/2024
EAN : 9782383730699 | ID-BDovore : 396070

Synopsis : Écrite par John Layman (Tony Chu, détective cannibale) et dessinée par Alberto Ponticelli (Goodnight Paradise), sous une couverture de Geof Darrow, une insolite et passionnante histoire de destruction menée par GODZILLA, mêlant de façon aussi inattendue que réussie le folklore des Kaiju japonais au polar Tokyoïte.

« L’inspecteur Makoto Sato a pour mission de démanteler le syndicat du crime Takahashi. Les efforts de Sato lui valent un aller simple pour une escapade tropicale, gracieuseté de la pègre tokyoïte. L’endroit exotique ? L’ÎLE AUX MONSTRES ! Seul et menacé de mort par des gangsters et des monstres, Sato doit faire preuve d’intelligence pour survivre et demander l’aide d’amis peu ordinaires… ce qui entraînera un immense chaos à Tokyo ! »

Source: vestron.fr



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Posté par le 2025-10-04 17:12:29

Monstres et Yakuza dans un Cocktail Explosif
Godzilla: Gangsters & Goliaths (IDW, 2011), écrit par John Layman et illustré par Alberto Ponticelli, est une minisérie en cinq numéros qui sort des sentiers battus des comics de kaiju. Plutôt que de se contenter de batailles titanesques entre monstres, ce récit nous plonge dans une intrigue policière à la sauce yakuza, avec une touche de mythologie Toho. Voici mon verdict sur cette aventure où Godzilla partage la scène avec Mothra, des gangsters, et un détective en quête de vengeance.
Une intrigue humaine qui vole presque la vedette
L’histoire suit Makoto Sato, un détective japonais intègre qui s’attaque à un puissant clan yakuza, les Takahashi. Trahi et exilé sur Monster Island, Sato se retrouve dans un environnement hostile peuplé de créatures comme Kumonga, Rodan, ou Anguirus. Là, il est guidé par les mystérieuses Shobijin, les prêtresses de Mothra, qui lui offrent une chance de renverser ses ennemis. L’intrigue, digne d’un polar noir, évoque les films de John Woo avec ses trahisons, ses dialogues percutants et son héros charismatique mais tourmenté. Sato n’est pas juste un pion face aux monstres ; il porte l’histoire avec une profondeur surprenante pour un comic de kaiju.
Ce focus sur l’élément humain est à double tranchant. D’un côté, il rend l’histoire accessible et engageante, même pour ceux qui ne sont pas fans hardcore de Godzilla. De l’autre, les puristes pourraient grincer des dents : Godzilla lui-même n’apparaît que par éclairs, souvent comme une force de la nature en arrière-plan. Mothra, avec son aura mystique, vole presque la vedette, au point que certains fans ont plaisanté en disant que le comic aurait dû s’appeler Mothra: Gangsters & Goliaths.
Des monstres bien dosés, mais pas omniprésents
Quand les kaiju entrent en scène, c’est spectaculaire. Les combats, bien que moins fréquents qu’on pourrait l’espérer, sont rendus avec une énergie brute par le style d’Alberto Ponticelli. Ses planches capturent l’échelle écrasante des monstres, avec des angles dynamiques qui donnent vie à Godzilla, King Ghidorah, ou Kumonga. Les couleurs, souvent dans des tons sombres et terreux, renforcent l’ambiance gritty du récit. Cependant, si vous cherchez une orgie de destructions à la Godzilla: The Half-Century War, vous risquez d’être déçu. Ici, les monstres servent l’intrigue plutôt que de la dominer.
Ce que j'aime : L’histoire de gangsters est captivante et bien écrite, avec des dialogues qui claquent. Le style visuel de Ponticelli, nerveux et expressif, donne une identité unique au comic.
L’utilisation de Mothra et des Shobijin ajoute une touche mystique qui enrichit l’univers Toho.
Une approche originale qui sort du schéma classique des comics kaiju.
Ce que j' aime moins : Godzilla est sous-exploité, relégué à un rôle secondaire.
Godzilla: Gangsters & Goliaths est une réussite pour ceux qui apprécient un mélange de genres audacieux. Il brille par son intrigue policière et son ambiance pulp .