Le Guide BD





Gaston - La galerie des gaffes - TL
Gaston Lagaffe - La galerie des gaffes

Publié par le 2026-05-05 23:44:35

60 ans et 60 auteurs plus ou moins inspirés...

Beaucoup ont visiblement été marqués par leurs années Franquin. D'aucuns réinventent des gaffes que Franquin n'aurait pas reniées, certains réussissent avec brio à mêler intimement sa "patte" et leur propre sensibilité, d'autres mettent en scène leur vie avec Gaston...

Le niveau des gags va du dispensable au magnifique, sans grande corrélation entre la célébrité des auteurs et la qualité de leur hommage. Entre autres j'ai particulièrement aimé celui de Pascal Jousselin, mais d'autres sont également très émouvants ou hilarants.

Au final un album forcément très inégal - c'est inévitable pour ce type d'exercice -, mais qui offrira quelques beaux moments de bonheur à tous les fans de Gaston.

J'ai mis une note "très bon" au regard des fulgurances de plusieurs auteurs qui partagent visiblement ma passion pour Gaston et ont su la mettre en scène (certaines pages mériteraient un "culte"), mais il ne faut pas s'attendre à un album étincelant de bout en bout.





One of Those Days (HC)
One of Those Days (2020)(V.O. anglais)

Publié par le 2026-05-05 00:23:17

Une tranche de vie en bd





Algues vertes, l'histoire interdite

Publié par le 2026-05-03 23:22:19

d’intérêt publique.





La dernière reine
La dernière reine (Rochette)

Publié par le 2026-05-03 23:20:37

une des plus belle bd qui m’a été donné de lire





T11 - Le prince du Nil
Alix

Publié par le 2026-05-03 17:39:10

Histoire un peu trop incohérente pour moi





Fée et Dragon

Publié par le 2026-05-02 10:29:40

Fée et Dragon de Jean-Claude Servais : un conte enchanteur qui nous rappelle de sauver la Terre
Je viens de refermer Fée et Dragon, ce beau conte illustré de Jean-Claude Servais, et je reste encore imprégné de ses ambiances forestières et de sa poésie sauvage. À l’origine créé en 2007 pour le célèbre labyrinthe de Durbuy/Barvaux, cet album a récemment connu une jolie réédition chez BD Must. Et quel plaisir de replonger dans l’univers si singulier de Servais !
L’histoire nous entraîne dans une forêt déboussolée où un dragon en colère sème la terreur. Autour de lui gravitent des figures classiques du folklore : une fée gracieuse, une sorcière, un troll bourru et un loup-garou. La forêt elle-même devient un véritable labyrinthe, théâtre d’une course haletante contre sa propre destruction. Servais excelle à mêler le merveilleux au sauvage, avec ce trait fin, élégant et sensuel qui caractérise toute son œuvre.
Visuellement, c’est une pure merveille. Les couleurs riches, les ambiances nocturnes et les détails foisonnants des sous-bois nous plongent littéralement dans un monde à la fois magique et organique. On sent l’amour profond de l’auteur pour les forêts ardennaises, qu’il dessine comme un personnage vivant à part entière.
Mais au-delà de la beauté esthétique, Fée et Dragon porte un message important et actuel. À travers la colère du dragon et le chaos qui s’installe, Servais nous parle subtilement de la révolte de la nature face aux agressions humaines. La fée, figure de grâce et de connexion au vivant, incarne l’espoir de restaurer l’harmonie perdue. Sans jamais tomber dans le discours militant lourd, l’album nous rappelle avec poésie et force que nous devons protéger la Terre.
Ce qui m’a particulièrement touché, c’est que ce message passe par l’imaginaire et la beauté plutôt que par la peur ou la culpabilisation. Servais nous invite à regarder la nature non pas comme une ressource, mais comme un être vivant, magique, capable de se défendre si on la maltraite trop longtemps.
Ce n’est pas l’œuvre la plus dense ou la plus ambitieuse de Servais (ce n’est pas une grande saga comme Tendre Violette ou ses récits gaumais), mais c’est un très bel objet, presque un conte moderne pour adultes. Parfait pour une lecture contemplative, une soirée au coin du feu, ou pour qui veut redécouvrir le maître belge sous un angle plus onirique et écologique.
Si tu aimes les belles BD qui mêlent folklore, nature et réflexion douce, je te le recommande chaleureusement. Un petit bijou qui laisse une trace positive et urgente : celle de notre responsabilité collective envers la planète.





T2 - Les enfants de Belzagor, Episode 2
Les enfants de Belzagor

Publié par le 2026-05-01 18:02:48

Les Enfants de Belzagor – Tome 2 : une conclusion mystique sur une planète fascinante
Les Enfants de Belzagor tome 2, paru chez Les Humanoïdes Associés, clôture l’histoire d’Eddie Gundersen sur cette planète à la fois magnifique et énigmatique.
Eddie, ancien colonialiste repenti et désormais initié aux secrets de Belzagor, espérait couler des jours tranquilles avec sa famille. Mais une menace d’expulsion l’oblige à accepter une nouvelle quête périlleuse qui le mène cette fois vers les Terres de Glace, aux confins des territoires inexplorés. Accompagné de son guide et confronté à d’anciennes inimitiés, il va devoir affronter les derniers mystères de la planète, tandis qu’un autre groupe d’humains poursuit ses propres intérêts, plus mercantiles et dangereux.
Une immersion graphique réussie
Le point fort de cet album reste sans conteste le dessin d’Adrien Villesange. Son trait réaliste et ses couleurs riches subliment l’étrangeté de Belzagor : la faune luxuriante, les paysages grandioses, les Nildoror et Sulidoror imposants… On se sent véritablement transporté sur cette planète vivante et organique. Les planches lors du voyage vers les Terres Interdites sont particulièrement réussies et immersives.
Un scénario contemplatif et fidèle à l’esprit Silverberg
Au scénario, Bruno Lecigne et Sam Timel poursuivent leur adaptation en conservant l’esprit du roman original : une science-fiction adulte, plus mystique et philosophique qu’action pure. On retrouve les thèmes chers à Silverberg – la décolonisation, le rapport à l’Autre, la quête de rédemption et de transformation intérieure.
Ce deuxième tome avance plus loin dans la révélation des secrets de Belzagor et propose une cérémonie de purification qui boucle l’arc narratif. Si le rythme reste assez contemplatif (on est loin des blockbusters SF), l’histoire gagne en intensité et répond à plusieurs questions laissées en suspens dans le tome 1.
Quelques réserves
Comme souvent avec ce type de diptyque, la conclusion peut laisser une impression un peu mitigée. Certains mystères se révèlent de manière assez directe, et le final peut sembler légèrement expéditif pour qui attendait un choc émotionnel plus fort. Ce n’est pas un défaut rédhibitoire, mais le diptyque dans son ensemble reste une bonne lecture plutôt qu’un chef-d’œuvre inoubliable.
Mon verdict
Les Enfants de Belzagor tome 2 est une belle conclusion à ce voyage sur Belzagor. Bien dessiné, intelligent et fidèle à l’atmosphère envoûtante de l’univers de Silverberg, il ravira les amateurs de science-fiction contemplative et ceux qui avaient aimé le premier tome (et avant lui Retour sur Belzagor).
Une BD adulte de qualité, parfaite pour qui cherche une aventure SF aux accents mystiques et écologiques, loin des space operas habituels.





T1 - Quelque part entre les ombres
Blacksad

Publié par le 2026-05-01 17:27:05

Une de mes plus découvertes en bd. Les dessins sont extraordinaires, surtout dans les expressions des personnages. Le choix de l’animal pour incarner un personnage est toujours pertinent.
Le scénario est digne des meilleurs polars.





T1 - Les enfants de Belzagor, Episode 1
Les enfants de Belzagor

Publié par le 2026-05-01 09:30:31

Les Enfants de Belzagor – Tome 1

Suite directe de Retour sur Belzagor, ce premier tome nous replonge dans cet univers fascinant avec une approche plus dynamique et centrée sur l’intrigue. On y retrouve Eddie, embarqué dans une nouvelle mission où se mêlent mystère, convoitise et manipulation autour d’un étrange venin aux propriétés très recherchées.

L’histoire met en place un récit efficace, avec un véritable antagoniste et une tension qui monte progressivement. Le fil autour de l’enfant hybride intrigue et donne envie de connaître la suite, même si l’ensemble reste assez classique dans sa construction.

Mais le vrai point fort, c’est clairement le visuel : la BD est magnifique. Les décors, les créatures et l’ambiance de Belzagor sont superbement retranscrits, rendant la lecture immersive du début à la fin.

Un tome 1 solide, qui donne envie de découvrir la suite, surtout pour lever les mystères encore en suspens.





T30 - So help me God !
XIII

Publié par le 2026-04-29 13:55:34

Moyen...beaucoup de "bla-bla"... Il est peut-être temps que la série se termine.





T2 - Retour sur Belzagor, Episode 2
Retour sur Belzagor

Publié par le 2026-04-29 09:46:57

Retour sur Belzagor – Tome 2 : l’accomplissement d’une fable

Après un premier tome très contemplatif, Retour sur Belzagor – tome 2 vient donner tout son sens à l’ensemble. Plus qu’une simple suite, il agit comme une clé de lecture : celle qui transforme l’ambiance installée précédemment en véritable propos.

Une continuité assumée

Le rythme ne change pas radicalement. On reste dans une narration posée, presque méditative. Mais ici, cette lenteur paraît plus justifiée, plus habitée. Chaque scène semble porter davantage de poids.

Le récit avance, sans jamais devenir une BD d’action. C’est toujours une œuvre qui privilégie l’immersion et la réflexion.

Une montée en intensité

Ce qui marque dans ce tome, c’est la puissance de certains passages. L’atmosphère devient plus dense, presque mystique par moments.

Il y a une vraie sensation de basculement : ce qui était simplement étrange dans le premier tome prend ici une dimension plus profonde, plus symbolique.

Une idée forte au cœur du récit

Le tome 2 révèle pleinement l’un des concepts les plus marquants de l’œuvre : le lien entre deux espèces que tout semble opposer.

Cette idée, à la fois simple et brillante, apporte :

une cohérence fascinante à l’univers
une profondeur nouvelle à ce que l’on a observé jusque-là
une portée symbolique qui dépasse largement le cadre de la science-fiction

Elle transforme la lecture en quelque chose de plus universel, presque philosophique.

Une dimension de fable

C’est dans ce second tome que l’aspect “fable” apparaît le plus clairement. Le récit dépasse le simple cadre narratif pour proposer une réflexion sur :

la transformation
l’identité
le rapport à l’autre

Le parcours du personnage principal s’inscrit pleinement dans cette logique, avec une dimension plus intérieure qu’héroïque.

Verdict

Retour sur Belzagor – tome 2 n’est pas une suite spectaculaire, mais une conclusion riche et marquante.

Il ne cherche pas à accélérer le rythme ni à simplifier son propos. Au contraire, il approfondit tout ce qui faisait la singularité du premier tome.

Une lecture toujours contemplative, mais bien plus intense — et surtout essentielle pour saisir toute la portée de l’œuvre.





T4 - La dame de Scutari
Holmes

Publié par le 2026-04-29 08:06:18

Album moins prenant que les précédents,





T2 - Le nom de la rose, Livre second
Le nom de la rose

Publié par le 2026-04-28 23:13:01

Cet avis concerne le dyptique dans son ensemble.
Manara, accompagné de Madame, est sans nul doute légitime pour présider à cette adaptation d'une oeuvre que peu de gens ont lue mais que beaucoup ont vue (le film de J.-J. Annaud). Un dessin adouci par les pastels de la coloriste, parfois dérivant vers l'onirisme moyennâgeux de certains épisodes "hors champ" aide le lecteur cinéphile à se retrouver dans ce qu'il pensait déjà connaître. Le parti-pris concernant la lumière et l'atmosphère générale ne dérange pas : il fait froid, sauf dans la cuisine et, à la fin, dans la bibliothèque... Sans doute, aurions-nous pu éviter certains échanges dogmatiques (certes, au coeur de l'intrique) dont la longueur, que le rythme des cases ne vient pas relever, est parfois pesante.
Pas d'enthousiasme débordant, mais un grand respect pour le travail effectué.





T1 - Retour sur Belzagor, Episode 1
Retour sur Belzagor

Publié par le 2026-04-28 10:24:06

Retour sur Belzagor – Tome 1 : une BD contemplative aux accents d’Aldébaran

Je me suis lancé dans Retour sur Belzagor – tome 1 sans avoir lu le roman original. Du coup, je l’aborde vraiment comme une œuvre à part entière… et mon ressenti est assez clair : on est sur une BD de science-fiction très contemplative.

Dès les premières pages, le rythme surprend. Ici, pas d’action frénétique ni de rebondissements constants. Le récit prend son temps, installe son univers, et laisse beaucoup de place à l’ambiance. C’est un choix assumé, qui peut soit séduire, soit laisser à distance.

Une ambiance qui rappelle Aldébaran

Impossible pour moi de ne pas faire le rapprochement avec Aldébaran. On retrouve cette sensation de planète étrangère vivante, crédible, presque organique. La faune, la flore, les paysages : tout participe à créer un monde dépaysant, étrange mais cohérent.

Mais là où Aldébaran mise davantage sur l’aventure et l’accessibilité, Belzagor adopte une approche plus introspective, plus froide aussi. On observe plus qu’on ne vit l’action. Le lecteur est témoin, parfois un peu à distance.

Un personnage principal encore mystérieux

Le héros, Gundersen (Andy), reste assez opaque dans ce premier tome. On comprend qu’il a un passé lié à la colonisation de la planète et qu’il revient avec une forme de malaise ou de culpabilité… mais tout cela est suggéré, jamais vraiment développé.

Son passé n’est pas encore exploré en profondeur. Le récit préfère distiller des indices plutôt que donner des réponses immédiates. Cela renforce le mystère, mais peut aussi frustrer si l’on attend un attachement rapide au personnage.

Une vraie réussite graphique : les espèces alien

Là où la BD m’a vraiment marqué, c’est dans sa représentation des espèces extraterrestres, notamment les Nildoror et les Sulidoror.

Leur design est impressionnant :

ils ont une vraie présence physique
leur anatomie semble crédible
ils dégagent une forme de dignité presque spirituelle

On sent un vrai travail pour éviter le cliché de “l’alien générique”. Chaque créature semble appartenir à un écosystème réfléchi, avec ses règles, sa logique.

Sans avoir lu le roman, difficile de comparer, mais une chose est sûre : visuellement, c’est une grande réussite. Là où la littérature suggère, la BD impose une vision forte.

Un premier tome qui mise sur la patience

Ce tome 1 est clairement une introduction. Il pose les bases, installe l’univers, esquisse les enjeux… mais ne cherche pas à tout livrer immédiatement.

C’est une BD qui demande d’accepter :

un rythme lent
une narration elliptique
une immersion progressive
Verdict

Retour sur Belzagor – tome 1 est une œuvre de science-fiction exigeante, qui privilégie l’atmosphère et la réflexion à l’action.

Ce n’est pas une lecture “addictive” au sens classique du terme, mais plutôt une expérience immersive, presque contemplative.

Si vous aimez les univers riches, les ambiances posées et les mondes extraterrestres crédibles, il y a de fortes chances que vous y trouviez votre compte.

Sinon, le rythme pourra sembler un peu trop lent.

Dans tous les cas, c’est une BD qui mérite qu’on s’y attarde.





T1 - Déesse de l'eau
Tomoë

Publié par le 2026-04-28 05:02:10

Super histoire et dessins.
Et ça change !





T5 - Scotland, Episode 5
Les missions fantastiques de Kathy Austin (Scotland)

Publié par le 2026-04-27 22:28:14

Une fin un peu en queue de poisson.
Très beau dessin néanmoins.





T2 - Le nom de la rose, Livre second
Le nom de la rose

Publié par le 2026-04-27 16:52:18

Quand il vous reste trop de souvenir du film, ce qui est mon cas, il est difficile de rentrer complètement dans ce récit, pour au moins une bonne raison : l'ambiance, elle n'est pas assez pesante, pas assez sombre. Le parti pris des auteurs de travailler dans les pastels, presque en monochromie enlève toute possibilité de faire vivre le côté obscur de l'histoire, dommage.





T1 - Mitsuo, Partie 1
Mitsuo

Publié par le 2026-04-27 00:45:08

Une vraie claque. Cela faisait longtemps que je n’avais pas pleuré devant une BD, tout en rigolant sur certaines pages, mais pas que, on passe par beaucoup d’émotions. Une fantastique aventure d’une maman qui essaye de comprendre son fils. Hâte d’avoir la suite!





Avila

Publié par le 2026-04-26 17:10:51

cela faisait longtemps que je n’avais pas pu lâcher une bd ,pourtant conséquente,scénario bien ficelé,dessin et couleurs particulièrement réussis références historiques,littéraires et botaniques au top .une réussite totale





T3 - La ruche
Chats

Publié par le 2026-04-26 09:59:48

Chats T3 : La Ruche (Convard)
Dans la continuité de Not’Dam et Adam et Rêve (où la découverte d’Ève marque un tournant mystique), le tome 3 La Ruche fait évoluer la série vers plus d’action et de tension.
Après la trahison d’Ombre d’Or par DiskDur, le groupe quitte Not’Dam et traverse un paysage hivernal dévasté. Le « nature renaissance » y est particulièrement saisissant : un monde enseveli sous la neige où la végétation et le froid ont repris leurs droits sur les ruines humaines.
Convard approfondit ses thèmes de prédilection : faillite de la technologie, violence qui ne s’éteint jamais (même chez les chats), cycle de la domination et questionnement sur la mémoire collective. Le contraste entre la sagesse contemplative des félins et la barbarie (lupine ou interne) reste très actuel.
Le dessin, toujours statique et froid, trouve une certaine poésie dans les décors enneigés. Les dialogues conservent ce côté verbeux typique des années 90, mais servent une réflexion humaniste solide.
La Ruche apparaît comme l’un des volumes les plus équilibrés des premiers tomes : moins lent que le précédent, plus rythmé, tout en préservant l’ambiance mélancolique et philosophique de la série. Le final laisse une impression forte et cohérente avec le ton général.