Le Guide BD





Automne en baie de Somme

Publié par le 2026-04-26 09:00:44

Très beau dessin avec une mise en scène originale, on se perd un peu dans le récit et les personnages.





Hiver à l'Opéra

Publié par le 2026-04-26 08:58:18

Fin 19eme siècle, Paris sous la neige, l opéra et ses mystères, un tueur en série et notre inspecteur Broyan sur les traces de l irréel !
Très bon scénario mêlant Histoire, ésotérisme et rebondissements. La mise en scène du dessin brillant nous emporte tel un opéra lyrique. Bravo !





T1 - La quête d'éternité
Sherlock Holmes contre Arsène Lupin

Publié par le 2026-04-24 12:13:36

Décevant tant pour l'intrigue que l'illustration...





Le cocon
Le cocon (Sicaud)

Publié par le 2026-04-24 10:23:17

Excellente bd, très belle graphiquement et qui aborde un sujet très intéressant





T1 - Et pour quelques Winchester de plus
Diable pâle

Publié par le 2026-04-24 10:21:03

Une bd plutôt jolie graphiquement, mais le scénario manque de profondeur et de péripéties. Dommage.





Eldorado
Eldorado (Cuvillier)

Publié par le 2026-04-22 19:08:06

Le synopsis rédigé par l'éditeur, assez brouillon, ne donne qu'une idée partielle de cette histoire où se mêlent souffrance extrême et ennui abyssal, les deux menant à un destin commun... Les nuances rendues par le dessin en aquarelles apportent à l'album une poésie inattendue, éclairant d'une lumière douce-amère un scenario des plus noir. Un très beau voyage, ponctué par des titres de chapitres empruntés à un autre "Eldorado" brésilein mais francophone.





des bombes et des hommes

Publié par le 2026-04-22 13:10:14

Témoignage livré par une jeune volontaire humanitaire française sur un épisode tragique de la guerre des Balkans qui s'est terminée fin 1995. Pour bien comprendre l'histoire relatée dans l'album, il est conseillé d'en lire les dernières pages, où le contexte est rappelé avec justesse. Vision au ras du sol des conséquence de cette guerre principalement bosno-serbe, de ses conséquences sur les populations civiles et de certains à-côtés surprenants. La patte humoristique de Julie Ricossé éclaire un peu l'atmosphère sombre de l'histoire qui, par ailleurs, se termine sur une note optimiste.





T1 - Une jeunesse au Moyen Orient (1978-1984)
L'Arabe du futur

Publié par le 2026-04-22 11:02:42

un peu déçu par rapport au succès qu'a obtenu cette Bd. certes c'est amusant, on y découvre un état d'esprit qui fait comprendre le monde arabe. Mais les dessins relèvent des premiers TINTIN





T4 - Les repentirs
L'adoption

Publié par le 2026-04-20 00:01:46

Fin de cette histoire, un peu trop comme on l’imaginait. Néanmoins, toujours fan de ces histoires feel good ! Vivement la prochaine !





T3 - Wajdi
L'adoption

Publié par le 2026-04-19 23:58:39

Excellente histoire ! Beaucoup de tendresse. Très beaux dessins. Vivement la deuxième partie





Woodstock 69 - Le concert du siècle

Publié par le 2026-04-19 15:10:11

Un peu déçu par le scénario, je m'attendais à un aspect plus "documentaire". Les informations sont distillées au gré des pages mais sans rentrer dans les détails de ce concert mythique. Par contre j'ai trouvé le dessin très efficace, à la lecture on a parfois nous aussi l'impression d'avoir absorbé quelques substances qui modifient notre vision de l'instant.
L'ensemble reste agréable à lire, on passe un bon moment.





Un été loin des hommes

Publié par le 2026-04-19 00:42:14

La mort de sa mère donne l’occasion à une femme dans la cinquantaine d’évoquer avec son père un été corse de son enfance. Durant ces vacances, le malaise domine et, à la fin de l’album, le lecteur comprend que tout n’a pas été ”purgé”.
Chronique attachante, mélancolique et ensoleillé qui rappelle que les femmes n’ont pas encore assez investi le monde de la bédé.





Le Horla

Publié par le 2026-04-19 00:33:02

Très bel album, qui répond avec succès au défi d’intégrer le fantastique imaginé par Maupassant à la peinture réaliste de cette fin de XIXe siècle.





Ye olde pub

Publié par le 2026-04-18 17:17:38

Beaux dessins, belle histoire.





T1 - Salauds de baby-boomers
Rock'n'roll

Publié par le 2026-04-18 16:52:17

Lecture enjouée d’un baby-boomer revendiquant aussi le titre de vieux con ! Seulement 6 ans de moins que Baru mais qui ai connu les mêmes émotions musicales, m’ayant amenées à rejeter très précocement les yéyé et vieilles gloires de Piaf et Montand !
Je me suis régalé de ces histoires fabuleuses et des dessins sans doutes les plus beaux du tout Baru !
Vite le second tome !





T2 - Adam et Rêve
Chats

Publié par le 2026-04-18 11:46:54

Chats, tome 2 : Adam et Rêve
Ce deuxième tome approfondit vraiment l’univers tout en le faisant basculer dans une direction plus mystique et introspective. Le vieux « lecteur » est hanté par un rêve récurrent : celui d’un Homme (Adam ?) qui aurait traversé le temps ou survécu d’une façon mystérieuse. L’histoire explore alors les vestiges humains de manière plus intime, avec des questionnements sur la mémoire, la création, le rêve et ce que les chats projettent sur le passé de l’humanité.
Le titre « Adam et Rêve » n’est pas anodin : il y a une dimension presque biblique ou originelle, mêlée à une ambiance onirique et contemplative. On sent Convard creuser le parallèle entre la chute des hommes et la possible renaissance (ou répétition des erreurs) chez les chats.
L’approfondissement philosophique : le thème de la sagesse féline face aux erreurs humaines gagne en épaisseur. Les discussions entre Traîne-Patte et Saute-Lune deviennent plus denses, et le rêve permet d’introduire des idées sur la mémoire collective, la transmission et la peur de « virer comme les politichiens ».
L’ambiance : elle devient plus envoûtante.
Dans le tome 2 (Adam et Rêve), la grande révélation (et le cœur émotionnel du volume) est effectivement la découverte d’Ève : une femme humaine , en état de stase, cachée quelque part§. Elle est présentée comme la « compagne » potentielle d’Adam, cet Homme mythique dont Traîne-Patte rêve régulièrement.
Adam représente l’espoir (ou la menace ?) d’un retour de l’humanité « pure », d’un recommencement.
Ève, elle, incarne la face plus mystérieuse, presque sacrée ou biblique, de cette renaissance possible. Sa présence sous la cathédrale renforce l’idée que Not’Dam est un sanctuaire ultime, un lieu où le passé humain n’est pas tout à fait mort.
Il approfondit le thème de la chute et de la possible rédemption de l’humanité. Les chats, avec leur sagesse contemplative, se retrouvent face à la question : faut-il réveiller ces derniers représentants de l’ancienne civilisation ? Ou risquent-ils de ramener avec eux les mêmes erreurs (domination, violence, « politichiens ») ?
Ça lie magnifiquement la nature renaissante (les ruines envahies, la végétation qui a tout recouvert) à l’idée que l’Homme pourrait « renaître » au milieu de cette nature reconquise.
La civilisation féline risque-t-elle d’être corrompue par ce contact avec l’humanité originelle ?





T1 - À la vie, à la mer, Tome 1
À la vie, à la mer

Publié par le 2026-04-18 10:58:38

Même si le contexte général est indiqué (dans une couleur spécifique) en cours d'ouvrage, il vaut mieux connaître les grandes lignes de l'histoire avant de débuter la lecture. Par exemple, on n'apprend que le voilier a été volé qu'en fin d'album alors que cela explique pas mal de choses. Le dessin rend bien le mouvement incessant (du bateau et plus encore de la jeune héroïne) et les couleurs sont chaleureuses. Comme d'habitude, l'étoitesse des cellules de vie sur les voiliers n'est pas rendue, mais j'ai l'impression qu'il s'agit d'une mission impossible. Ici, la perception de l'espace disponible est toutefois plus réaliste que sur nombre de bédés de pirates et autres explorateurs. En tout cas, l'autrice ne se fait pas de cadeaux, le "mauvais" caractère de l'héroïne marquant l'ensemble des rapports avec ses parents. A lire en attendant la suite!





T1 - Not' Dam
Chats

Publié par le 2026-04-17 10:50:40

Petite relecture
Chats, tome 1 : Not'Dam de Didier Convard (Glénat / Grafica, 1992).
C’est une BD de science-fiction post-apocalyptique assez originale pour l’époque. L’idée de base est excellente : dans un monde ravagé par l’homme (ère post-atomique), les chats sont devenus l’espèce dominante, civilisée, avec leur propre culture, leur langage et leurs traditions. Ils cohabitent avec des loups sauvages et brutaux, et des humains dégénérés qui errent comme des spectres parmi les ruines de leur ancienne grandeur.
Le tome 1 suit Saute-Lune, un jeune chat novice, et son maître Traîne-Patte, un vieux « lecteur » (une sorte de sage qui sait interpréter les signes et les vestiges du passé humain). L’histoire tourne autour de la découverte que les loups s’organisent en armée pour marcher sur le sanctuaire sacré de Not’Dam (un clin d’œil évident à Notre-Dame, mais revisité dans cet univers animalier). Ça pose les bases d’un conflit entre civilisation féline et barbarie lupine, avec une réflexion sous-jacente sur la nature, le progrès et la chute des civilisations.
Ce que j’ai aimé
Pour ma part, sur une relecture, je trouve que :
Le concept tient toujours très bien la route. L’idée d’une civilisation féline post-apocalyptique, avec les chats comme espèce « éclairée » qui tente de préserver ou d’interpréter les vestiges humains, reste poétique et intelligente. Le parallèle avec notre propre chute potentielle est même plus percutant qu’en 1992.
L’ambiance contemplative et un peu mystique passe encore mieux à la relecture : on prend le temps d’apprécier les ruines, le rôle des « lecteurs » (comme Traîne-Patte), et cette façon dont les chats projettent leur propre spiritualité sur le monde abandonné par l’homme.
Le dessin de Convard, lui, reste très personnel : propre, avec de belles compositions de plans larges sur les ruines, mais assez statique et froid sur les expressions des chats. Ça donne une atmosphère particulière, presque théâtrale, qui peut plaire ou non selon les goûts.
le thème principal de Chats – Not’Dam reste très actuel en 2026, et même plus percutant qu’à sa sortie en 1992.
L’idée de base — une humanité qui s’autodétruit par sa propre folie (ici via un holocauste nucléaire ou technologique), laissant la planète à d’autres espèces qui se disputent les ruines — résonne fortement aujourd’hui. On est en pleine ère des crises climatiques, des risques d’effondrement civilisationnel, des débats sur l’Anthropocène et la « sixième extinction ». La BD inverse magnifiquement les rôles : les chats deviennent l’espèce « éclairée », pacifique et philosophique qui essaie de comprendre et de préserver les vestiges du passé humain, tandis que les humains sont réduits à des animaux dégénérés, errants et pathétiques, et les loups incarnent la barbarie organisée et guerrière.
Ce qui frappe à la relecture :
La critique de la domination humaine et de sa violence intrinsèque (« les politichiens », la course au pouvoir, la guerre). Convard pose déjà la question : une nouvelle civilisation (les chats) saura-t-elle éviter de répéter les mêmes erreurs ?
Le rapport à la nature qui reprend ses droits : Paris noyée sous la végétation, les ruines envahies… Ça évoque directement les images actuelles de «la nature reprend ses droits» ou les scénarios post-effondrement qu’on voit dans la fiction et les documentaires.
Le rôle des « lecteurs » (comme Traîne-Patte) qui interprètent les traces du passé pour guider le présent. C’est presque une métaphore de notre rapport aux archives, à l’histoire et à la mémoire collective face aux crises.
Éditions Glénat BD





T8 - Le monde selon Oz
Undertaker

Publié par le 2026-04-17 05:56:30

Ces deux tomes traitent excellemment des sujets trés modernes et actuels avec cette transposition trés réel au siecle de la conquete de l'ouest. Des personnages aux vonvictions trempées.
A lire et relire.





Corto Maltese - Les voyages de Corto

Publié par le 2026-04-16 11:12:36

Un très beau livre pour les amateurs d'aventure, de voyage et de bande dessinée. Les voyages de Corto nous entraîne sur les traces du mythique Corto Maltese, à travers les lieux réels qui ont inspiré Hugo Pratt : mers du Sud, Afrique, Europe ou Asie.
Richement illustré, l'ouvrage mêle planches, photographies, cartes anciennes et documents d'archives, dans une mise en page soignée digne d'un « beau livre ». On y retrouve l'esprit de liberté, de curiosité et de poésie qui fait tout le charme du personnage.
Si l'ensemble reste plus contemplatif que narratif — davantage invitation au rêve que véritable analyse —, c'est un superbe hommage à l'univers de Pratt et à l'appel du large qu'incarne Corto. Un livre à feuilleter lentement, comme un carnet d'exploration.