Le Guide BD





T3 - La longue marche de Lucky Luke
Lucky Luke (Matthieu Bonhomme)

Publié par le 2026-05-31 13:53:32

Belle lecture.
Cramp company, merci pour la blague





Soli Deo Gloria

Publié par le 2026-05-30 12:28:03

On prend son temps a lire et admirer chaque dessin de cette œuvre, l orchestration scenaristique de cette aventure au temps d une Italie romanesque montre que la musique peut sauver nos âmes...magnifique





T1 - L'éveil de Lyia, Tome 1
L'éveil de Lyia

Publié par le 2026-05-30 10:50:14

Mon coup de cœur BD 2026 : L’Éveil de Lyia
Je viens de terminer L’Éveil de Lyia (Erwood+ Éditions), et je peux le dire : c’est une des plus belles surprises de l’année en science-fiction française. Scénarisée par Éric « Erwood » Dubois et magnifiquement dessinée par une équipe talentueuse (Pascal Alixe en tête), cette BD m’a complètement emporté.
Lyia est de loin mon personnage préféré. Une jeune femme internée en Unité pour Malades Difficiles à Strasbourg pour un crime qu’elle jure ne pas avoir commis. Son évolution tout au long du tome, de la vulnérabilité à une détermination farouche, est particulièrement réussie et attachante.
Ce que j’ai le plus apprécié, c’est la maîtrise visuelle exceptionnelle. Le récit passe avec fluidité et intelligence d’un cyberpunk froid et clinique (les scènes chez Connext, pleines de tons bleus métalliques, d’interfaces high-tech et de démonstrations glaçantes) à un body horror organique et viscéral dans les séquences oniriques. Les doubles pages de rêve sont tout simplement marquantes : tentacules veineux, atmosphères rouges étouffantes, confrontation avec « l’autre elle », ou encore la séquence sauvage avec les loups. Ce contraste renforce magnifiquement les thèmes centraux : transhumanisme, identité fracturée et limites morales de la modification de l’être humain.
J’ai pris un grand plaisir à analyser plusieurs planches avec Grok :
La couverture avant ultra-spectaculaire (Lyia émergeant d’une gueule géante entourée de branches). Kibar
La quatrième de couverture, plus réaliste et tendue, montrant Lyia en pleine fuite. Guile Sharp
La scène d’ouverture choc.
La présentation du projet chez Connext.
Les moments de violence corporate froide.
La planche finale, un excellent cliffhanger qui laisse Lyia reprendre les choses en main dans une ambiance intime et tendue.
Le dessin est de grande qualité, les compositions dynamiques, et les couleurs évoluent parfaitement en fonction des ambiances (froid technologique versus chaud et organique). Le scénario est rythmé, accessible tout en posant de vraies questions actuelles.
Bonne nouvelle : il s’agit du premier tome d’une trilogie ! Deux tomes supplémentaires sont à venir. Je suis désormais impatient de voir comment l’histoire de Lyia va se développer.
Si vous appréciez Ghost in the Shell, Altered Carbon ou les thrillers conspirationnistes avec une forte dimension psychologique et visuelle, je vous recommande vivement L’Éveil de Lyia.
Note : 9.5/10
Un excellent démarrage de trilogie. Vivement la suite !





Le client

Publié par le 2026-05-29 23:12:08

La couverture laisse peu de doutes sur le sujet de l'album. Et, effectivement, tous les poncifs romantiques sur les rapports "honorables" entre une prostituée et un client plein de bonnes intentions nous serons servis. Malgré un scénario découpé de façon à apporter du rythme à une histoire convenue, le manque de surprises peine à maintenir le lecteur en haleine. Certes, la fin est innatendue, mais pour de mauvaises raisons : elle est totalement invraisemblable alors que l'ensemble se voudrait réaliste. Le dessin est plaisant mais ne rehausse pas les manquements scénaristiques.





T7 - Chauds comme le climat
Les vieux fourneaux

Publié par le 2026-05-29 18:26:00

Nos amis se retrouvent une fois de plus réunis à Montcoeur, mais cette fois-ci l'atmosphère est brûlante.
Venue en compagnie de Mimile à la "fête du vivre-ensemble", Berthe ne loupe pas cette occasion de planter une banderille, ou plutôt une pique à brochette, dans l'auguste postérieur d'Alain Larquebuse.
Piqué au vif, le maire n'est pas au bout de ses peines : l'heure est grave pour Montcœur où l'avenir de l'usine Garan-Servier est menacé. D'où vient l'incendie qui l'a détruite ? Tout Montcœur échafaude des hypothèses plus ou moins abracadabrantesques.
Pendant ce temps Antoine se retrouve en pleine déconfiture après la manif' du 1er mai.
Dans ce tourbillon Sophie se démène pour tenter de ménager quelques moments de vie et de paix, mais malgré l'aide généreuse de M. Civrac elle bute sans cesse et sans fin sur l'agressivité des habitants bourrus de Montcœur.
C'est à se demander si ce sont les Vieux Fourneaux qui sont les plus allumés dans cette aventure...
(2)

NB (attention spoiler) : Lupano n'a jamais caché ses convictions, et ce n'est pas avec le tome 7 des Vieux Fourneaux qu'il va commencer ! Au risque de fâcher les fachos, il évoque les tribulations d'un militant de cette mouvance et les efforts de nos héros pour tenter d'y remédier. Il semble que, tout comme pour le tome 5, ça déplaise à certains lecteurs mauvais coucheurs - ou engagés du côté obscur de la Force... Pourtant les constats développés dans ce tome sur le "vivre ensemble" et son interprétation à géométrie variable sont incontestables. Il est triste de se priver du bonheur de savourer les joies de la verve de Lupano et Cauuet pour ce genre de considérations idéologiques.
(2+1)





T6 - L'oreille bouchée
Les vieux fourneaux

Publié par le 2026-05-29 18:25:43

Antoine enthousiaste et enchanté, Pierrot plus râleur que jamais, nos compères se retrouvent en Amazonie guyanaise aurifère où ils découvrent, consternés, une triste mine dans la pente. Bouillant comme un cathare, l'impétueux Pierrot va mobiliser "Ni Yeux ni Maîtres" pour sauver la jungle... à moins qu'un mystérieux philosophe cyborgrec au cœur d'or se pique de mimilitantisme ?
J'ai trouvé ce tome un petit cran en-dessous des précédents, avec une intrigue qui manquait un peu de consistance à mon goût. Mais les francs éclats de rire ont été au rendez-vous, je le relirai avec plaisir !
(2)





T5 - Bons pour l'asile
Les vieux fourneaux

Publié par le 2026-05-29 18:25:24

Je partage pleinement l'avis de "alainberaud" et "Erick" : l'humour militant des Vieux Fourneaux est toujours aussi réjouissant dans cet album.
Il nous offre en prime une bande son soigneusement composée, depuis la mythique "Semaine sanglante" de J.B. Clément jusqu'à "Think !" (Réfléchis !) d'Aretha Franklin, en passant par "Nauru Bwiema".
Plusieurs histoires s'entremêlent dans ce tome :
L'Archipel Anarchiste Autonome se mobilise pour accueillir les réfugiés. Il n'y a pas que les Vieux Fourneaux qui sont bons pour l'asile dans cette histoire !
Nos trois compères ont prévu de se retrouver à Paris pour le match de rugby France-Australie, avec des danses océaniennes en préambule, mais des impondérables douchent leurs espoirs.
Tandis que Pierrot, qui veut accéder au coeur de la Suisse, se ridiculise avec obstination, Antoine découvre les dangers des drones et Mimile cherche désespérément un proche pour l'accompagner au match, ne voulant pas se retrouver seul acculé dans le stand.
Pendant ce temps Sophie se lance dans des projets improbables et Fanfan propose des parties de danse endiablées pour apaiser les querelles...
On fait aussi connaissance avec Patricia, alias "Patate", et son caractère affirmé. Aurons-nous le plaisir de la retrouver dans d'autres épisodes ?
On passe ainsi avec bonheur d'un fonds d'investissement fictif à une belle leçon de "mimilitantisme" à portée internationale...
Vivement le prochain tome !
(3)





T4 - La magicienne
Les vieux fourneaux

Publié par le 2026-05-29 18:24:45

Aficionados de la parthénogenèse thélytoque, cet album consacré à la magicienne est fait pour vous !
On a pu voir dans les tomes précédents que, tout comme les trois Mousquetaires, les trois Vieux Fourneaux sont accompagnés d'une jeune recrue qui leur tient la dragée haute et se montre digne de prendre la relève.
Ce quatrième tome tout aussi enthousiasmant que les précédents se penche un peu plus sur Sophie, qu'on voit notamment confrontée à une panne horrible - pas une panne infime -, ou encore s'interroger sur les notions de taf et de compromis, ou de trip et d'équipe...
Pendant ce temps, Antoine et Pierrot s'activent dans la ZAD entre mamies et sauterelles, tandis que Mimile reste introuvable...
À croire que seul un tour de magie pourra rendre à Montcœur sa sérénité (?) champêtre... à moins qu'un pirate ne découvre un trésor providentiel ?
(5)





T3 - Celui qui part
Les vieux fourneaux

Publié par le 2026-05-29 17:54:11

Tout aussi fabuleux que les deux précédents, ce troisième tome complète avec Mimile la présentation du trio emblématique de la série, et on en apprend plus sur leurs frasques qui n'ont pas toujours été très honorables, loin de là...
On découvre aussi de nouvelles figures de Montcoeur et d'ailleurs, comme l'amie Berthe, la voisine "folledingue" au caractère bien trempé. Surtout par temps d'orage !
Vivement la suite !
(1)





T2 - Bonny and Pierrot
Les vieux fourneaux

Publié par le 2026-05-29 17:53:19

Tout aussi génial que le tome 1. On y découvre entre autres le repère anarcho-pirate de l'île de la Tordue - une tordue qui ne craint pas l'abîme, dit-on, tant elle apprécie de s'envoyer en l'air -, les incartades de la reine d'Angleterre et la saveur unique de la Fleurimeuline du Papé...
Et en plus, il y a une incroyable histoire vraiment vraie !
Un incontournable !
(1)





T1 - Ceux qui restent
Les vieux fourneaux

Publié par le 2026-05-29 17:51:36

Un indispensable de toute collection de BD qui se respecte !
Avec les "Vieux Fourneaux" - titre inspiré par la merveilleuse chanson de Georges Brassens "Le temps ne fait rien à l'affaire" (*) -, Wilfrid Lupano et Paul Cauuet nous confirment que c'est souvent avec les vieux pots qu'on fait la meilleure compote.
(1)

(*) Je l'ai appris lors d'une très belle rencontre avec les auteurs à l'occasion des 10 ans de la série. Merci Wilfrid, merci Paul !

(1) NB je n'ai pas la prétention de pouvoir dessiner ni scénariser des BD, mais je tenais à rendre hommage à Paul et Wilfrid. En tant qu'amateur des albums de la Comtesse et de leur auteur Joël Martin - je lui rends également hommage -, j'ai modestement choisi de glisser des contrepèteries dans chacun de mes avis sur chaque tome des Vieux Fourneaux, souvent tout de mon cru, en mentionnant en fin d'avis le nombre de contrepets introduits volontairement. Ici, comme indiqué, il y en a donc une seule dans le texte principal, en l'occurrence un grand classique de la culture française, très approprié pour commenter cette œuvre... mais aussi 2 dans le présent NB, en incluant "Joël Martin", magnifique contrepèterie enchevêtrée inventée par cet auteur prolifique. (donc 1+2 au total)





Contra Doxa

Publié par le 2026-05-29 09:57:05

Contra Doxa de Toki : quand une ville devient le vrai monstre
Je viens de terminer Contra Doxa, le one-shot de Toki sorti chez HoriZone (46 WorkZone). Et franchement, c’est une très bonne surprise dans le paysage de la BD indépendante française.
Dès les premières pages, on plonge dans Manea, une ville oppressante qui n’est pas qu’un simple décor. Toki réussit brillamment à donner vie à cette cité qui semble respirer, influencer et corrompre ses habitants. On a vraiment l’impression que la ville elle-même pousse les gens à commettre des atrocités, comme si elle s’insinuait dans leurs esprits et déformait leur perception de la réalité. Cette ambiance glauque et paranoïaque est le gros point fort de l’album.
Le concept autour de « l’Étranger » et de la doxa (ces évidences imposées qui contrôlent les pensées) apporte une couche intéressante, même si l’histoire reste avant tout un thriller horrifique psychologique. Le dessin raw et énergique de Toki, avec ses noirs profonds et son style hybride (influences manga, comics et BD alternative), colle parfaitement à cette descente progressive dans la folie.
On ressent clairement une influence de Junji Ito, notamment Uzumaki : cette horreur organique où l’environnement contamine les corps et les esprits. Les rues qui semblent se déformer, les visages qui glissent, les transformations progressives… Toki transpose cette vibe japonaise dans un cadre urbain plus européen, avec des touches d’Akira et de comics sombres (Spawn/Violator).
Certes, comme souvent pour un premier gros projet, le rythme est parfois un peu inégal et certaines idées auraient mérité un développement plus poussé. Mais l’ambiance est tellement prenante que ces petits défauts passent presque inaperçus.
Verdict : Si vous aimez les ambiances étouffantes, les villes vivantes et malveillantes, et l’horreur psychologique qui s’installe doucement, Contra Doxa est une lecture recommandée. Pour une quinzaine d’euros, c’est un très bon rapport qualité/prix. Toki a clairement du talent et j’espère qu’on entendra encore parler de lui.





Un plan infaillible

Publié par le 2026-05-29 00:40:38

Excellent, je me suis reconnu dans le protagoniste de cette histoire





T21 - Les Bidochon sauvent la planète
Les Bidochon

Publié par le 2026-05-28 23:54:12

En deçà du précédent tome.





T3 - La longue marche de Lucky Luke
Lucky Luke (Matthieu Bonhomme)

Publié par le 2026-05-28 22:34:55

Mon ami Montagnan est un tantinet sévère à mon sens.

Sans doute pas parfait, cet album m'a pourtant amusé. Voir Luke poussé dans ses retranchements par un gamin, c'est drôle.
Et mention spéciale à Ronald Cramp et sa volonté d'annexer le Canada...

Plutôt bien pour moi.





T3 - La longue marche de Lucky Luke
Lucky Luke (Matthieu Bonhomme)

Publié par le 2026-05-28 16:49:26

Je m'attendais à mieux, surtout après les deux premiers albums de Matthieu Bonhomme. Ce troisième débute pourtant très bien, couleur, dessin et cadrages sont tops mais, doucement, le scénario, prometteur, s'essouffle, on s'ennuie. Même le dessin devient très fade, sans relief, comme engourdi par les froidures canadiennes !





Cauchon... ou l'homme qui tua Jeanne d'Arc

Publié par le 2026-05-28 12:50:18

Pas de note pour ce bouquin et pour cause, je ne l'ai pas lu !
il y a un moment ou le plafond de verre vient se rappeler à vous. C'est le cas ici, en ces temps difficiles ils serait bon que les auteurs mais aussi les éditeurs pensent davantage aux lecteurs...et à leur bourse !!!!!!





T20 - Les Bidochon n'arrêtent pas le progrès
Les Bidochon

Publié par le 2026-05-27 23:48:04

Ça faisait longtemps que je n'avais pas autant ri en lisant ! J'ai trouvé ce tome des Bidochon particulièrement drôle avec d'excellentes répliques de Robert et Raymonde !





T1 - Le nom de la rose, Livre premier
Le nom de la rose

Publié par le 2026-05-27 17:59:28

Avis concernant les deux albums.
J’ai vu le film d’Annaud que j’adore, mais je n’ai pas lu le livre d’Eco. Cela explique peut-être cet avis plutôt négatif et cette note basse.
Ce que j’en pense :
- Le déroulé de la BD ne correspond pas à celui du film (sans doute correspond-il á celui du livre) et avec ce scénario on reste un peu sur sa faim concernant les personnages secondaires (la paysanne, Roberto Gui…).
- Le dessin est bon, ça reste du Manara, mais c’est sans génie, ni surprise.
- Beaucoup de texte (certaines planches demandent un réel effort de lecture), de références historiques et de citations latines qui ne sont pas toutes explicitées rendent la lecture pénible par moments.
- Même en deux volumes, cela va trop vite. Peut-être aurait-il fallu un ou deux tomes de plus pour bien détailler l’action. De ce point de vue (c’est á noter car généralement c’est plutôt l’inverse), le film est beaucoup plus efficace et explicite.
En conclusion : Eco adapté par Manara ! J’attendais de lire cette BD avec beaucoup d’impatience. Au résultat, une réelle déception. Manara n’a fait que survoler l’œuvre.
Comme je le fait toujours, je complèterai cette première lecture par une seconde dans quelques mois. Si je change d’opinion, je modifierai cet avis.





T2 - Le nom de la rose, Livre second
Le nom de la rose

Publié par le 2026-05-27 17:59:13

Avis concernant les deux albums.
J’ai vu le film d’Annaud que j’adore, mais je n’ai pas lu le livre d’Eco. Cela explique peut-être cet avis plutôt négatif et cette note basse.
Ce que j’en pense :
- Le déroulé de la BD ne correspond pas à celui du film (sans doute correspond-il á celui du livre) et avec ce scénario on reste un peu sur sa faim concernant les personnages secondaires (la paysanne, Roberto Gui…).
- Le dessin est bon, ça reste du Manara, mais c’est sans génie, ni surprise.
- Beaucoup de texte (certaines planches demandent un réel effort de lecture), de références historiques et de citations latines qui ne sont pas toutes explicitées rendent la lecture pénible par moments.
- Même en deux volumes, cela va trop vite. Peut-être aurait-il fallu un ou deux tomes de plus pour bien détailler l’action. De ce point de vue (c’est á noter car généralement c’est plutôt l’inverse), le film est beaucoup plus efficace et explicite.
En conclusion : Eco adapté par Manara ! J’attendais de lire cette BD avec beaucoup d’impatience. Au résultat, une réelle déception. Manara n’a fait que survoler l’œuvre.
Comme je le fait toujours, je complèterai cette première lecture par une seconde dans quelques mois. Si je change d’opinion, je modifierai cet avis.