Le Guide BD





T1 - Le vol noir
Brunelle et Colin

Publié par le 2026-06-05 15:32:04

✨ Découverte BD : Brunelle et Colin - Tome 1 "Le Vol Noir" ✨
Découvrons un classique un peu oublié de François Bourgeon (le futur maître des Passagers du vent) et Robert Génin !
Dans ce premier tome, on suit Brunelle, une jeune princesse débrouillarde, impertinente et un poil capricieuse, et Colin, son page râleur et peureux. Ensemble, ils partent à la poursuite d’oiseaux maudits sortis d’une volière ouverte par erreur… Chaque oiseau porte une maladie et une bague. C’est le début d’une quête pleine d’aventures médiévales !
Le dessin réaliste de Bourgeon, déjà très prometteur (même si on sent que c’est encore ses débuts)
Une ambiance Moyen Âge crue et réaliste, loin des clichés chevaleresques
Le duo Brunelle/Colin ultra attachant et drôle grâce à leurs disputes constantes
Une aventure légère, rythmée et pleine d’humour
Ce n’est pas encore le chef-d’œuvre de Bourgeon, mais c’est un excellent divertissement, bien dessiné et bien documenté. Une très bonne BD d’aventure médiévale pour ados et adultes !





T3 - Révélation
Pere Elijah - Une apocalypse

Publié par le 2026-06-05 08:33:33

Père Elijah, une apocalypse est une fiction-thriller de Michael D.O'Brien reprise en BD par Thomas Oswald.
Le scénario tient la route et la BD est jolie, les cases, dessins et couleurs sont réussies.
Le père Elijah, alias David Schäfer, est à la poursuite du président, il se réfugie au Vatican et demande une entrevue au pape. Ce dernier croit en lui et l'envoi en exil dans un évêché où tout est à construire.
Que l'on soit croyant ou pas, ce scénario et les textes, tirés d'une fiction permettent une belle lecture de la BD, j'ai apprécié cette partie.
Mais dans les 10 dernières pages nous nous retrouvons avec un documentaire, sur la mise en oeuvre de cette BD, et des interviews. Alors là ils m'ont perdu. L'apocalypse, le satanisme et tout ce qui va avec m'ont fait disparaître tous les bienfaits de cette bande-dessinée ou presque. Quel dommage !





Blueberry - Sur la piste de Blueberry

Publié par le 2026-06-04 18:09:41

Certes, Dargaud tire sur un fil (lasso?) un peu usé, certes, le cheval de la couverture est mal proportionné, mais cela reste, globalement, du Blueberry. Certaines histoires feront appel à vos souvenirs pour resituer personnages et circonstances, ce qui vous donnera envie de vous replonger une fois de plus dans la série. Mission accomplie et bon retour à Fort Navajo!





T1 - Obeyron
Les maîtres inquisiteurs

Publié par le 2026-06-04 16:02:42

Les Maîtres Inquisiteurs Tome 1 – Obeyron : une plongée sombre et addictive
Je viens de terminer une relecture du premier tome des Maîtres Inquisiteurs, intitulé Obeyron. Et franchement, ça fait du bien de replonger dans cet univers.
Dès les premières pages, on est happé par l’ambiance crépusculaire d’Oscitan, un monde qui sort à peine d’une guerre millénaire dévastatrice. Plus de gloire, plus d’espoir facile : juste des ruines, des forêts menaçantes, des anciennes races brisées et une magie qui semble avoir un prix exorbitant. C’est sombre, lourd, presque désespéré… et j’adore ça.
Ce qui m’a particulièrement frappé cette fois, c’est la qualité du scénario d’Olivier Peru. Il arrive à poser un univers complexe tout en suivant la quête personnelle d’Obeyron sans jamais perdre le lecteur. L’enquête dans la forêt des Soupirs mêle habilement action, vengeance et révélation, avec une belle intensité dramatique.
J’ai aussi beaucoup aimé le jeu de couleurs (réalisé par Digikore Studios) qui permet de très bien différencier le passé du présent. Les teintes plus froides et ternes pour les flash-backs contrastent parfaitement avec le présent, ce qui renforce l’immersion et la compréhension de l’histoire sans alourdir le récit.
Au centre de cette noirceur, il y a Obeyron. Un inquisiteur froid, intransigeant, rongé par la trahison et obsédé par sa vengeance. Ce n’est pas un héros sympathique auquel on s’attache facilement, et c’est précisément ce qui le rend fascinant. On le suit accompagné d’un fantôme d’elfe et confronté à des dragons noirs terrifiants.
Le dessin de Pierre-Denis Goux est toujours aussi magnifique : des décors riches, une mise en page dynamique et des couleurs sombres qui renforcent parfaitement le ton.
Bien sûr, le tome 1 reste une introduction. Il est parfois un peu dense au démarrage, mais une fois qu’on est dedans, on ne lâche plus.
Verdict : Une excellente entrée en matière pour une série-concept originale (chaque tome suit un inquisiteur différent). Si vous aimez la fantasy sombre, les anti-héros torturés et les univers qui ne font pas de cadeaux, foncez. Note perso : 8/10.





Barrio negro

Publié par le 2026-06-02 22:37:56

Cinquième album de la collection des ”romans durs” de Simenon, Barrio negro m’a fait penser à la ”Descente aux enfers” de Goodis. Un couple confronté à l’envers du décor des Tropiques caribbéens, où la violence moite dissout les bons sentiments et les certitudes, se disloque, broyé par un milieu dont il apprend les codes dans l’adversité. Cette atmosphère est superbement rendue par un dessin au diapason de cette adaptation superbe d’un roman finalement pas totalement pessimiste.





Les filles sages vont en enfer

Publié par le 2026-06-02 22:21:53

La 4ème de couverture résume bien cet ouvrage où l’auteure ne nous cache rien de ses interrogations les plus intimes. Sincère jusqu’à la férocité envers elle-même, elle décrit avec justesse cette société qu’on croit connaître, à laquelle elle est attachée ( l’album est dédié à ses parents), mais qu’elle quittera cependant. A lire bien entendu avec le détachement nécessaire envers la politique et la religion...





La Loterie

Publié par le 2026-06-02 22:13:12

Album déroutant, autant que la nouvelle qu’il illustre a été dérangeant. Le traitement graphique ajoute au mystère qui entoure cette loterie, dont tout le monde connaît la finalité, sauf le lecteur... Globalement une réussite!





T1 - Thoorak
La confrérie des tempêtes

Publié par le 2026-06-02 19:54:49

Je découvre avec enthousiasme cette série qui réjouira, je pense, les amateurs d'Heroic Fantasy. Bon, évidemment, faut aimer les univers du genre.

Dans la même veine que les séries Nains, Elfes, Orcs&Gobelins etc. on nous emmène ici dans le milieu de la piraterie.

C'est sauvage, un brin violent, spectaculaire et ca se lit d'une traite tant le scénario est bien ficelé. Et le dessin accompagne brillamment ce dernier.

J'espère que les tomes suivants seront du même acabit.

BB.





T1 - Pour qui tu te prends ?
Les nombrils

Publié par le 2026-06-02 16:48:26

Les Nombrils Tome 1 – Pour qui tu te prends ?
Delaf & Maryse Dubuc (Dupuis, 2006)
J’avais entendu beaucoup de bien sur Les Nombrils, cette série québécoise qui cartonne depuis des années. Curieux de voir ce que ça donnait, j’ai attaqué le tome 1… et je suis resté sur ma faim.
L’histoire suit trois copines au lycée : Jenny, la belle rousse un peu tête en l’air, Vicky, la reine de la manipulation et de la prétention, et Karine, la gentille timide qui sert souvent de punching-ball. Le concept ? Une comédie qui décortique le nombrilisme adolescent, les apparences, les garçons et les mesquineries de cour de récré version lycée.
Ce qui m’a bloqué : les personnages.
Dès les premières pages, on est dans la caricature extrême. Vicky est tellement insupportable et toxique qu’elle en devient fatigante. Jenny est gentiment cruche, mais un peu vide. Quant à Karine, elle reste trop en retrait et dans le rôle de la victime. Résultat : j’ai eu du mal à m’attacher à qui que ce soit. L’humour repose beaucoup sur leurs travers, mais quand les personnages sont aussi unidimensionnels, les vacheries finissent par tourner en rond.
Le dessin de Delaf est dynamique, coloré et expressif, ça c’est un vrai point positif. Les situations sont parfois drôles (il y a quelques répliques qui claquent bien), mais globalement l’album reste très léger, presque trop. On sent que c’est le tome d’introduction, celui qui pose l’univers sans trop creuser.
Verdict :
Les Nombrils tome 1 est une BD qui plaira sûrement à ceux qui aiment l’humour très second degré et les comédies ado style Mean Girls. Personnellement, le côté caricatural et les personnages trop agaçants m’ont empêché de vraiment kiffer. Je reste curieux de savoir si la série gagne en profondeur dans les tomes suivants (beaucoup disent que oui), mais ce premier volume ne m’a pas donné envie de continuer tout de suite.
Note : 5/10
Un divertissement léger qui manque un peu de nuances pour moi. Si vous êtes fan de BD franco-belges avec des personnages plus attachants (genre Lou ! de Julien Neel ou Les Sisters), vous risquez d’être un peu déstabilisés par le ton très « vache » de cette série québécoise.





Mort blanche

Publié par le 2026-06-02 15:35:22

Bons dessins, mais scénario assez mince qui aurait mérité un meilleur développement.





T3 - La longue marche de Lucky Luke
Lucky Luke (Matthieu Bonhomme)

Publié par le 2026-06-01 21:17:55

Le 1 reste le meilleur de la série mais celui ci ne démérité pas.





T12 - Grève party
Les profs

Publié par le 2026-06-01 15:18:24

Les Profs – Tome 12 : Grève Party
Une série qui commence à fatiguer
Après avoir enchaîné plusieurs tomes de Les Profs, je me suis lancé dans le tome 12, Grève Party, avec un peu d’espoir que la série retrouve un second souffle. Malheureusement, c’est plutôt le contraire qui s’est produit.
Dès les premières pages, on retombe dans les mêmes schémas : la salle des profs comme théâtre principal, les mêmes archétypes (le prof blasé, le jeune idéaliste, la collègue acariâtre, le CPE zélé…) et des gags qui reposent sur des situations ultra-classiques du monde enseignant. Le problème, c’est que tout cela manque cruellement de surprise.
Ce qui m’a dérangé :

Des blagues trop faciles. On sent que les auteurs jouent la carte de la sécurité. Les jeux de mots, les quiproquos et les running gags sont prévisibles dès la deuxième case. On rit parfois jaune, plus par habitude que par réel amusement.
Le côté répétitif. La salle des profs devient vraiment pesante. Après 12 tomes, on a l’impression d’avoir déjà tout vu : les plaintes sur les élèves, les histoires de copies, les rivalités entre collègues… Ça tourne en rond et ça finit par lasser.
Un manque de renouvellement. Même l’arrivée de nouveaux personnages (stagiaire, nouveau prof) ne suffit pas à injecter de la fraîcheur. On reste dans un format très « one-shot » sans réelle évolution de l’univers ou des caractères.

Le dessin de Pica reste correct et dynamique, c’est clairement le point positif du tome. Mais cela ne suffit pas à sauver un scénario qui tourne à vide.
Verdict : 4/10
Les Profs reste une série sympathique pour qui découvre le genre ou veut une lecture ultra-légère. Mais à partir du tome 10-11, elle s’essouffle nettement. Si vous êtes comme moi et que vous commencez à saturer sur les blagues recyclées et la salle des profs, il est peut-être temps de passer à autre chose.





T1 - Sortilèges
Mélusine

Publié par le 2026-05-31 15:32:47

Mélusine Tome 1 – Sortilèges : une petite sorcière qui met le bazar (de façon adorable)
Il y a des bandes dessinées qui ne prétendent pas révolutionner le genre, mais qui réussissent simplement à nous faire passer un excellent moment. Mélusine Tome 1, Sortilèges, fait partie de celles-là.
Dès les premières pages, on suit Mélusine, une jeune sorcière de 119 ans (qui en paraît 19) fraîchement embauchée comme fille au pair dans un château… en Transylvanie. Au programme : une châtelaine fantôme acariâtre, un vampire nonchalant, un valet monstrueux et une tonne de magie qui tourne mal. Le cocktail est savoureux.
Ce qui m’a le plus marqué dans cet album, ce sont les situations absurdes. Mélusine est pleine de bonne volonté : elle veut bien faire, aider, ranger, résoudre les problèmes… et c’est précisément là que tout dérape de la manière la plus comique possible. Les sorts censés simplifier la vie deviennent des catastrophes hilarantes. Le rythme est excellent, les gags visuels tombent au bon moment, et on rit franchement devant le chaos organisé que la petite sorcière provoque malgré elle.
Le dessin de Clarke est un autre gros point fort : clair, dynamique, expressif, avec des couleurs vives qui donnent beaucoup de vie au château et à ses habitants farfelus. L’humour est gentillet, familial, mais fonctionne aussi très bien pour un lecteur adulte qui a envie de quelque chose de léger et sans prise de tête.
Points faibles ?
On ne va pas se mentir : le scénario reste assez simple et les gags reposent sur une formule assez répétitive (bonne intention + magie ratée = catastrophe). Si vous cherchez une intrigue complexe ou un ton plus adulte, vous risquez d’être un peu déçu. Mais pour ce qu’il veut être – une comédie légère et sympathique –, le tome remplit parfaitement sa mission.
En conclusion : Sortilèges est une entrée en matière très réussie dans l’univers de Mélusine. Drôle, mignon, plein de charme et idéal pour se vider la tête. Parfait pour les amateurs d’humour absurde à la franco-belge, les nostalgiques des classiques du Journal de Spirou, ou simplement ceux qui veulent passer un bon moment avec une sorcière maladroite mais attachante.
Note : 8/10





T3 - La longue marche de Lucky Luke
Lucky Luke (Matthieu Bonhomme)

Publié par le 2026-05-31 13:53:32

Belle lecture.
Cramp company, merci pour la blague





Soli Deo Gloria

Publié par le 2026-05-30 12:28:03

On prend son temps a lire et admirer chaque dessin de cette œuvre, l orchestration scenaristique de cette aventure au temps d une Italie romanesque montre que la musique peut sauver nos âmes...magnifique





T1 - L'éveil de Lyia, Tome 1
L'éveil de Lyia

Publié par le 2026-05-30 10:50:14

Mon coup de cœur BD 2026 : L’Éveil de Lyia
Je viens de terminer L’Éveil de Lyia (Erwood+ Éditions), et je peux le dire : c’est une des plus belles surprises de l’année en science-fiction française. Scénarisée par Éric « Erwood » Dubois et magnifiquement dessinée par une équipe talentueuse (Pascal Alixe en tête), cette BD m’a complètement emporté.
Lyia est de loin mon personnage préféré. Une jeune femme internée en Unité pour Malades Difficiles à Strasbourg pour un crime qu’elle jure ne pas avoir commis. Son évolution tout au long du tome, de la vulnérabilité à une détermination farouche, est particulièrement réussie et attachante.
Ce que j’ai le plus apprécié, c’est la maîtrise visuelle exceptionnelle. Le récit passe avec fluidité et intelligence d’un cyberpunk froid et clinique (les scènes chez Connext, pleines de tons bleus métalliques, d’interfaces high-tech et de démonstrations glaçantes) à un body horror organique et viscéral dans les séquences oniriques. Les doubles pages de rêve sont tout simplement marquantes : tentacules veineux, atmosphères rouges étouffantes, confrontation avec « l’autre elle », ou encore la séquence sauvage avec les loups. Ce contraste renforce magnifiquement les thèmes centraux : transhumanisme, identité fracturée et limites morales de la modification de l’être humain.
J’ai pris un grand plaisir à analyser plusieurs planches avec Grok :
La couverture avant ultra-spectaculaire (Lyia émergeant d’une gueule géante entourée de branches). Kibar
La quatrième de couverture, plus réaliste et tendue, montrant Lyia en pleine fuite. Guile Sharp
La scène d’ouverture choc.
La présentation du projet chez Connext.
Les moments de violence corporate froide.
La planche finale, un excellent cliffhanger qui laisse Lyia reprendre les choses en main dans une ambiance intime et tendue.
Le dessin est de grande qualité, les compositions dynamiques, et les couleurs évoluent parfaitement en fonction des ambiances (froid technologique versus chaud et organique). Le scénario est rythmé, accessible tout en posant de vraies questions actuelles.
Bonne nouvelle : il s’agit du premier tome d’une trilogie ! Deux tomes supplémentaires sont à venir. Je suis désormais impatient de voir comment l’histoire de Lyia va se développer.
Si vous appréciez Ghost in the Shell, Altered Carbon ou les thrillers conspirationnistes avec une forte dimension psychologique et visuelle, je vous recommande vivement L’Éveil de Lyia.
Note : 9.5/10
Un excellent démarrage de trilogie. Vivement la suite !





Le client

Publié par le 2026-05-29 23:12:08

La couverture laisse peu de doutes sur le sujet de l'album. Et, effectivement, tous les poncifs romantiques sur les rapports "honorables" entre une prostituée et un client plein de bonnes intentions nous serons servis. Malgré un scénario découpé de façon à apporter du rythme à une histoire convenue, le manque de surprises peine à maintenir le lecteur en haleine. Certes, la fin est innatendue, mais pour de mauvaises raisons : elle est totalement invraisemblable alors que l'ensemble se voudrait réaliste. Le dessin est plaisant mais ne rehausse pas les manquements scénaristiques.





T7 - Chauds comme le climat
Les vieux fourneaux

Publié par le 2026-05-29 18:26:00

Nos amis se retrouvent une fois de plus réunis à Montcoeur, mais cette fois-ci l'atmosphère est brûlante.
Venue en compagnie de Mimile à la "fête du vivre-ensemble", Berthe ne loupe pas cette occasion de planter une banderille, ou plutôt une pique à brochette, dans l'auguste postérieur d'Alain Larquebuse.
Piqué au vif, le maire n'est pas au bout de ses peines : l'heure est grave pour Montcœur où l'avenir de l'usine Garan-Servier est menacé. D'où vient l'incendie qui l'a détruite ? Tout Montcœur échafaude des hypothèses plus ou moins abracadabrantesques.
Pendant ce temps Antoine se retrouve en pleine déconfiture après la manif' du 1er mai.
Dans ce tourbillon Sophie se démène pour tenter de ménager quelques moments de vie et de paix, mais malgré l'aide généreuse de M. Civrac elle bute sans cesse et sans fin sur l'agressivité des habitants bourrus de Montcœur.
C'est à se demander si ce sont les Vieux Fourneaux qui sont les plus allumés dans cette aventure...
(2)

NB (attention spoiler) : Lupano n'a jamais caché ses convictions, et ce n'est pas avec le tome 7 des Vieux Fourneaux qu'il va commencer ! Au risque de fâcher les fachos, il évoque les tribulations d'un militant de cette mouvance et les efforts de nos héros pour tenter d'y remédier. Il semble que, tout comme pour le tome 5, ça déplaise à certains lecteurs mauvais coucheurs - ou engagés du côté obscur de la Force... Pourtant les constats développés dans ce tome sur le "vivre ensemble" et son interprétation à géométrie variable sont incontestables. Il est triste de se priver du bonheur de savourer les joies de la verve de Lupano et Cauuet pour ce genre de considérations idéologiques.
(2+1)





T6 - L'oreille bouchée
Les vieux fourneaux

Publié par le 2026-05-29 18:25:43

Antoine enthousiaste et enchanté, Pierrot plus râleur que jamais, nos compères se retrouvent en Amazonie guyanaise aurifère où ils découvrent, consternés, une triste mine dans la pente. Bouillant comme un cathare, l'impétueux Pierrot va mobiliser "Ni Yeux ni Maîtres" pour sauver la jungle... à moins qu'un mystérieux philosophe cyborgrec au cœur d'or se pique de mimilitantisme ?
J'ai trouvé ce tome un petit cran en-dessous des précédents, avec une intrigue qui manquait un peu de consistance à mon goût. Mais les francs éclats de rire ont été au rendez-vous, je le relirai avec plaisir !
(2)





T5 - Bons pour l'asile
Les vieux fourneaux

Publié par le 2026-05-29 18:25:24

Je partage pleinement l'avis de "alainberaud" et "Erick" : l'humour militant des Vieux Fourneaux est toujours aussi réjouissant dans cet album.
Il nous offre en prime une bande son soigneusement composée, depuis la mythique "Semaine sanglante" de J.B. Clément jusqu'à "Think !" (Réfléchis !) d'Aretha Franklin, en passant par "Nauru Bwiema".
Plusieurs histoires s'entremêlent dans ce tome :
L'Archipel Anarchiste Autonome se mobilise pour accueillir les réfugiés. Il n'y a pas que les Vieux Fourneaux qui sont bons pour l'asile dans cette histoire !
Nos trois compères ont prévu de se retrouver à Paris pour le match de rugby France-Australie, avec des danses océaniennes en préambule, mais des impondérables douchent leurs espoirs.
Tandis que Pierrot, qui veut accéder au coeur de la Suisse, se ridiculise avec obstination, Antoine découvre les dangers des drones et Mimile cherche désespérément un proche pour l'accompagner au match, ne voulant pas se retrouver seul acculé dans le stand.
Pendant ce temps Sophie se lance dans des projets improbables et Fanfan propose des parties de danse endiablées pour apaiser les querelles...
On fait aussi connaissance avec Patricia, alias "Patate", et son caractère affirmé. Aurons-nous le plaisir de la retrouver dans d'autres épisodes ?
On passe ainsi avec bonheur d'un fonds d'investissement fictif à une belle leçon de "mimilitantisme" à portée internationale...
Vivement le prochain tome !
(3)