Collection de ALL


Les avis de lecture de ALL

Derdhr du Talion

Série : Nains
Publié par ALL le 2017-04-22 12:53:54

Que de logorrhées !

Les trésors de Marvel

Série : Les trésors de Marvel
Publié par ALL le 2015-01-08 16:33:41

De 1939 à nos jours, vivez la fabuleuse histoire de la « Maison des idées » et de ses personnages. Des Pulps aux adaptations cinématographiques fructueuses, Les Trésors de Marvel est un véritable livre musée. Quand on voit le bel emballage (un fond rouge sur lettres argentées), on compare tout de suite au titre qui célébrait les 75 ans de DC comics. Mais alors que celle-ci s'était alliée avec Taschen éditions pour publier un pavé de 7 kilos, l'ouvrage Les Trésors de la Marvel est édité par sa propre maison avec Hors Collection pour la version française.

Ce livre est écrit par deux vétérans du comic-book : Roy Thomas et Peter Sanderson. Si le deuxième est moins connu, il reste le premier et seul archiviste de la maison d'édition. Quant à Roy Thomas, il est l'une des légendes de la maison des idées. Au milieu des années 60, il entre chez Marvel et devient très vite l'assistant de Stan Lee. On lui doit quelques trouvailles comme l'adamantium, le groupe des Défenseurs, celui des Envahisseurs, la création de l'Homme-Chose ou l'adaptation de Conan Le Barbare en bande dessinée.

Le livre ne s'attarde pas sur les héros Marvel mais plutôt sur l'histoire de la maison d'édition. Divisé en 7 périodes (des années 40 aux années 2000), il montre la construction de Timely Comics (ancêtre de Marvel), les méthodes commerciales de Martin Goodman, l'ascension de Stan Lee, la reprise de l'entreprise en 1961 avec la création des 4 fantastiques. On évoque Jack Kirby, les épopées cosmiques, la surenchère des éditions. Si l'histoire est sympathique, on n'apprend pas grand chose de neuf.

Ce qui va faire la différence, ce sont les fac-similés : cartes à collectionner, timbres, invitation au mariage de Spider-Man, premiers croquis de Namor, ces objets sont tous considérés comme « Collector ». Insérés dans des pochettes plastiques, le lecteur pourra les retirer, les contempler, les lire. Une autre façon de découvrir les éditions Marvel. Côté iconographie, on sera gâté aussi : photos des coulisses, couvertures originales, le « fan-boy » trouvera sa perle rare.

Sous-titré tout un musée dans un livre, Les Trésors de Marvel s'apparente plutôt à un catalogue luxueux. Si la première partie est très intéressante, la deuxième est plus superficielle. On pourrait s'interroger sur la nécessité d'un tel objet. Pourtant, c'est le seul livre qui propose autant de fac-similés et d'informations sous une même couverture. Vendu moins de 60 €, il plaira aux curieux, aux collectionneurs ainsi qu'aux fans, mais il manque la petite chose qui le rend indispensable.

1964-1967 : le duel Ferrari-Ford

Série : 24 heures du Mans
Publié par ALL le 2014-12-02 20:22:40

Cet album raconte de l’intérieur l’ascension de Ford de 1964, début de son engagement manceau, jusqu’aux victoires aux 24 Heures 1966 et 1967. Il est vrai que ce chapitre, l’un des plus fabuleux de l’histoire des 24 Heures du Mans, contient tous les ingrédients pour tenir jusqu’au bout le lecteur en haleine : l’humiliation du refus du rachat de Ferrari par Ford ; les débuts difficiles, malgré la performance brute, du constructeur américain dans la Sarthe ; la venue d’Henry Ford II pour donner le départ des 24 Heures 1966 ; le rôle essentiel de Carroll Shelby, vainqueur en 1959, devenu directeur sportif de Ford en 1965 ; les drames aussi, avec la disparition du pilote américain Ken Miles, deux mois après sa deuxième place de 1966, et à qui Carroll Shelby dédiera la deuxième victoire de Ford en 1967.

Pour donner encore plus de profondeur et d’excitation à leur propos, Robert Paquet, Denis Bernard et Christian Papazoglakis n’hésitent pas à multiplier les points de vue : Enzo Ferrari, Henry Ford II, Carroll Shelby, Luigi Chinetti, mais aussi les spectateurs… Du fait de son rôle, qui en fait un témoin privilégié, un responsable communication de Ford devient une sorte de « narrateur », omniprésent à chacune des étapes de l’histoire. Les trois auteurs s’autorisent également quelques clins d’œil et anecdotes que l’on découvre avec plaisir au fil d’un duel qui s’achève sur une sorte de « match nul » de titans entre Ferrari et Ford : sur les quatre éditions des 24 Heures couvertes par cet album, les deux constructeurs en remportent deux chacun !

Jean-Philippe Doret / ACO

Escales en femmes inconnues

Série : Escales en femmes inconnues
Publié par ALL le 2014-07-26 22:14:58

Les Editions Page 69 proposent à un public averti les belles Escales en femmes inconnues de Joël Alessandra, dont on retrouve avec plaisir trois constantes très appréciées dans ses autres albums: le goût pour les couleurs vives ou chaudes, celui des voyages et, bien sûr, celui des jolies femmes et de leur corps. Le narrateur est un dessinateur: "Mon métier c'est le dessin" annonce-t-il dès le début de ce bel ouvrage de 64 pages (le carnet, les esquisses, sont donc présents à de nombreuses occasions). Est-ce pour autant un récit autobiographique ou fantasmé? Au fil de ses voyages, il fait la connaissance de jolies jeunes femmes - modèles, prostituées, masseuse ou adepte de la cérémonie du thé - avec lesquelles il a d'éphémères et torrides relations. Les corps, féminins et masculins, les rapports, sont montrés de manière très réaliste, précise, envoûtante, excitante même. C'est d'ailleurs ici une ode à la diversité des origines: "Yéménites, somalies ou éthiopiennes. Grandes, minces, à moitié nues pour certaines sous la transparence des boubous. Insaisissables. Presque des mirages sortis tout droit d'un conte des mille et une nuits." Le narrateur aime le mystère, le plaisir d'une femme portant des bas nylon, celui d'une autre s'offrant tandis que le thé infuse. Il devient parfois le contemplateur (et même le sujet...) d'amours homosexuelles. Il est en route, de Rome à Pékin, en passant par Djibouti ou l'Ethiopie, sur les traces de Rimbaud. Bien que le propos ne soit pas le même que celui d'Hugo Pratt, on songe à Corto Maltese, à Eugène Delacroix, et à bien d'autres choses encore. Parfois même, le dessinateur devient modèle à son tour. Finalement, s'il fait l'amour avec ces femmes, c'est sans doute parce que sinon, "la couleur manque à notre désir", comme il l'affirme: ces aventures répétées donnent intimement et véritablement vie et chair à ses oeuvres. Et la sensualité ne s'arrête pas à celle des corps, elle est partout, par exemple "cette odeur familière de l'eucalyptus, de la galette d'Injera et du café que l'on fait griller sur le pas des portes..." Cet album suscite donc de variés et multiples plaisirs.

Publié par Laurent Bourdelas à 08:30

Bouche du Diable

Série : Bouche du Diable
Publié par ALL le 2014-02-23 11:49:52

LA BOUCHE DU DIABLE

De Jérôme Charyn, François Boucq

Critique de Claire Remy et Solène Delbecque



Youri est un jeune garçon retrouvé dans les décombres de la guerre de 1970, en Ukraine. Accueilli dans un orphelinat, il va rapidement être la victime de la vindicte et des insultes des autres orphelins qui le surnomment alors "bouche du diable" à cause de son bec de lièvre. Mais bientôt, une nouvelle vie va se proposer au jeune Youri en la personne du Colonel Stravoguine, un militaire russe qui va le former intellectuellement, physiquement et idéologiquement. Dans l'orphelinat où Youri se trouve, il va aussi rencontrer un vieil homme, Grigori, son professeur, qui va lui faire découvrir de nombreuses choses comme un code rudimentaire avec des allumettes par exemple ; il va aussi le faire réagir sur les limites des idées nouvellement acquises par Youri et imposées par le Colonel Stravoguine. Ce dernier va l'envoyer aux USA pour mener une enquête en tant qu'espion. A l'occasion de son parcours, Youri va vite se rendre compte que son colonel ne se sert de lui que pour une raison, un don hors du commun qui fait de lui un être à part. Lorsque tout est remis en question dans votre vie, sur qui pouvez-vous désormais compter ?

Entrer dans l'univers de François Boucq, c'est entrer dans un univers décalé surtout marqué par un graphisme très cru si l’on en croit les nombreuses scènes de nus que le dessinateur ne cherche absolument pas à idéaliser. Sa représentation tant physique que psychologique des hommes est vraiment peu valorisante ; on pourrait aller jusqu’à dire qu’il cherche, dans un souci réaliste, à peindre les corps de façon écœurante. Finalement ce graphisme trouve un écho dans l'utilisation d'un vocabulaire et de situations plutôt vulgaires.

François Boucq qualifie lui - même son style de touffu et fouillé. Aux yeux des lecteurs adolescents, ce n'est pas l'idéal. La mise en scène change sans raison et de façon brutale, les vignettes sont "fouillies", comme saturées d'images ce qui donne un aspect brouillon.

François Boucq et son scénariste Jérôme Charyn ne nous présentent pas des personnages attachants, aucun n’est franchement sympathique ni moralement parfait. Et si l’on pourrait qualifier cette démarche de réaliste, l’action d’espionnage et le souci de représenter ces personnages sans les valoriser ne nous donne absolument pas envie de s'y identifier.

Pour finir, sa représentation de la femme est souvent proche de celle d’une femme-objet.

Les fabuleuses chroniques d'une souris taciturne

Série : Les fabuleuses chroniques d'une souris taciturne
Publié par ALL le 2013-08-03 16:53:08

Timide et introverti, le jeune personnage principal de Les Fabuleuses Chroniques d’une Souris Taciturne l’est assurément. Et le fait de déménager seul avec son père ( récemment séparé de sa mère ), dans un nouveau coin de campagne, inconnu et potentiellement plein de menaces, ne va pas arranger les choses. Surtout quand on a facilement peur et beaucoup d’imagination… Dans ce nouvel environnement inquiétant, comme peut l’être tout ce qui est inconnu aux yeux d’un enfant, notre protagoniste va devoir affronter bien des épreuves, de ces affreux triplés qui vont faire de lui leur souffre douleur attitré aux terribles ectoplasmes qui hantent la forêt, et en passant par d’étranges épisodes
hallucinatoires, brouillant la frontière entre le rêve et la réalité…
Martin Romero nous rappelle ici à quel point l’enfance est une période qui mélange angoisse et imagination débridée, brimades humiliantes et premier amour, le tout dans un univers qui fleurte allègrement avec le fantastique. Les Fabuleuses Chroniques d’une Souris Taciturne est le premier livre de Martin Romero, un livre riche et plein d’inventions formelles et narratives – coup d’essai, coup de maître !

La grande Odalisque, Tome 1

Série : La grande Odalisque
Publié par ALL le 2013-06-15 19:43:07

Une réinterprétation moderne du mythe de la cambrioleuse féline popularisé par ''Cat's Eyes'' ou ''La Main au collet'' d'Alfred Hitchcock.

Alex et Carole sont deux cambrioleuses de haut vol, séduisantes et sans complexes, capables d'aller chercher n'importe quel tableau dans n'importe quel musée. À la recherche d'un chauffeur, elles rencontrent Sam, une championne de moto aux multiples talents. Le trio qui vient de naitre est appelé à entrer dans la légende...

Quand l'étoile montante de la BD française s'associe à l'un des meilleurs duos de la BD indépendante pour réinventer les trois héroïnes les plus connues (et les plus sexy) de l'animation japonaise, le résultat ne peut que faire des étincelles.



- "(...) un livre surprenant, drôle et maîtrisé" (Victor Maas/ Chronic'art)
- "Une aventure jubilatoire, excessive, émouvante. Quasi tarantinienne." (Télérama)
- "De l'action pure, portée par un art consommé du découpage" (Le Monde supplément Livres)
- "La Grande Odalisque mélange le goût de l'absurde du duo Ruppert & Mulot au monde adulescent de Bastien Vives" (Anne-Claire Norot - Les Inrockuptibles)
- "l'une des meilleures surprises de la rentrée" (Olivier Mimran/ 20MN)
- "(un) récit épique émaillé de morceaux de bravoure (...) un univers à la James Bond" (Fabrice Piault - Livres Hebdo)
- "Un pur récit d'action mené à cent à l'heure. Un grand livre." (Cyril Sauvageot - Le Mouv')
- "Une des surprises de la rentrée BD" (Jean-Christophe Ogier - France Info)
- "Scènes d'action hollywoodiennes, courses-poursuites trépidantes, rebondissements narratifs et sensibilité sont au rendez-vous." (AFP)
- "Un album d'une grâce infinie" (Monique Younès - RTL)
- "un final hallucinant (...) digne de Quentin Tarantino. La bande dessinée 2.0 vient de voir le jour." (Romain Brethes - Chronic'art)
- "Un dynamitage minutieux des codes de la bande dessinée. Thriller érotique, manifeste féministe, jeu vidéo dessiné, manifeste houellbecquienne sur l'art, La Grande Odalisque est aussi un hommage postmoderne à la série animé japonaise 'Cat's Eye' ". (Romain Brethes - LE POINT)
- "(...) le divertissement aux couleurs pastel et sang rappelle les grandes bandes dessinées d'aventures." (Gilles Médioni - L'Express (supplément Styles))

Intégrale un parfum de yétis roses

Série : Bob Marone
Publié par ALL le 2013-06-14 20:04:26



De nouvelles histoires courtes de Bob Marone et Bill Gallantine, inédites en album, qui marquèrent le retour provisoire des deux héros parodiques, au milieu des années 2000.

L'histoire : Partis à la recherche du Yéti rose ou des yeux d'émeraude d'une statue africaine, Bob Marone et son ami Bill Gallantine prennent tous les risques. Inséparables aventuriers et fougueux amants, les deux hommes vont terrasser une créature mi-chien mi robot qui ravage les terres écossaises des ancêtres de Bill, percer le secret de l'ile de Pâques, et même rencontrer la très massive Lara Gallantine, sœur de Bill. Mais lorsque Bob emploie courage et force physique, Bill recourt souvent à des approches plus originales, quitte à payer de son corps avec les deux yétis. Marone va ainsi devoir affronter les crapauds mutants de Mu, subir les assauts de Miss Diling Diling, ou même se retrouver face à une femme portrait craché de sa mère jeune, qui lui demande de lui faire un enfant. Difficile de vivre tranquillement sa passion pour Bill lorsqu'on a un look d'aventurier buriné aux cheveux en brosse, que l'on plait aux femmes, et que les troubles de votre enfance vous assaillent régulièrement. Fort heureusement, le couple se retrouve à la fin de chaque aventure, uni face à l'adversité, dans la banalité de leur vie quotidienne pour des répits de courte durée...


Ce qu'on en pense sur la planète BD : Cette seconde parution de Bob Marone après Le Dinosaure Blanc reprend pour l'essentiel des récits courts parus au milieu des années 2000 dans Fluide Glacial, augmentés d'une histoire réalisée en 2012. Donc une vingtaine d'années après les deux albums restés cultes. Malheureusement, le changement de ton est assez radical. Immédiatement parodiques, très fortement axés sur l'homosexualité des deux personnages, ces nouveaux épisodes perdent le brillant équilibre qui caractérisait les deux aventures créées 20 ans plus tôt. Les blagues sur le comportement des deux hommes sont très systématiques et trop appuyées pour ne pas ressembler à une pure succession, qui frise cette fois-ci le premier degré. Les touches de relations homosexuelle qui contrastaient avec les clichés des héros masculins virils mais asexués des années 60, sont remplacés ici par des dialogues et des situations tous très appuyés, dont le recul n'est plus perceptible. Bref, on est passés d'une parodie provocante et pleine de références à une bonne tranche d'humour débridé, et délibérément lourd. Un recadrage peut-être explicable par le fait que les lecteurs qui ont connu Bob Morane sont bien moins nombreux qu'il y a 30 ans; il semblerait donc légitime de s'éloigner de ce contexte d'hommage irrévérencieux. Les plus pointus iront néanmoins chercher Miss Ilang Ilang ou les géants de Mu dans les histoires originales du héros classique, pour les comparer à leurs alter-ego parodiques. Pour les autres, la lecture de ces petites histoires à peine scénarisées ne provoque plus ce sentiment de « ils ont osé ! » qui rendait les deux premiers épisodes réjouissants, au delà de la référence au héros d'Henri Vernes. On s'intéresse également moins au dessin de Yoann qu'à celui de Conrad à l'époque, l'ensemble étant également exécuté avec plus de superficialité et moins de références aux codes du genre. On notera toutefois que le nouveau et brillant dessinateur de Spirou et Fantasio faisait déjà figurer ses deux futurs personnages main dans la main sur une île gay-friendly, dans une aventure de Bob Marone. Il y avait donc là aussi un peu de second degré avant la lettre.





























Chasse à l'Ogre

Série : Ogres
Publié par ALL le 2012-07-04 19:40:15

Dessin efficace et scénario picaresque aux traits d'esprit qui font mouche sur le zygomatique.

Back to perdition, Tome 1

Série : Back to perdition
Publié par ALL le 2012-05-20 07:58:19

Des Dupont la joie s'en donnent à coeur-joie dans l'outback, édifiant et sordide à souhait.

L'imagination au pouvoir ?

Série : Jour J
Publié par ALL le 2011-05-28 16:08:53

Dessin aux teintes psychédélique et scénario étonnament bien ficelé mais cèdant à la facilité d'utiliser les VIP d'aujourd'hui, même si DSK manque à l'appel, dans des situations fictives et naturelement uchroniques.

Heroic - TT

Série : Heroic
Publié par ALL le 2011-05-18 17:51:45

Superbe !

Peu maniable mais objet exeptionnel.

Le chemin de l'Amérique

Série : Le chemin de l'Amérique
Publié par ALL le 2011-01-14 12:36:55

Ce qu'on en pense sur la planète BD : A l’occasion de la présidence de Baru sur le festival d’Angoulême 2011, les éditions Casterman en profitent pour rééditer quelques pépites de cet auteur « engagé ». Dans ce one-shot, l’auteur embrasse deux thématiques récurrentes de son œuvre : la boxe (il la creusera à travers le diptyque L’enragé) et la révolte politique (ici, la guerre d’indépendance d’Algérie). Il s’agit en effet de l’histoire (presque) vraie d’une gloire de la boxe algérienne, dont l’ascension sportive et médiatique, en France puis aux USA, est perturbée par la guerre. En marge de ses combats et de ses victoires, le héros y est en effet racketté par l’impôt révolutionnaire et ses courriers déchirants avec son frère, politiquement engagé, rythment la narration. La question sous-jacente est aussi celle de l’instrumentalisation et de la récupération : à travers son parcours d’excellence, Boudiaf est-il un symbole ? Et symbole de quoi, et pour qui ? Le choix du sport de « combat » pour souligner ces questions n’est pas vraiment innocent, au regard de la révolte politique qui a toujours animé Baru. Au scénario, Jean-Marc Thévenet, acteur multi-casquettes du 9e art français, s’est en réalité inspiré de la vie authentique du boxeur algérien Chérif Hamia, champion d’Europe 1957. La mise en scène de fausses photos et coupures de presse, ainsi que la restitution du contexte géopolitique réel accordent beaucoup de crédibilité à cette histoire, au point de la confondre avec une BD documentaire. Sur ce plan, tout comme sur celui du dessin semi-réaliste, acéré et hargneux, qui vous happe pour ne plus vous lâcher, c’est une franche réussite. Lors de sa première édition, l’album a d’ailleurs été récompensé par l’alph-art du meilleur album 1991 au Festival d’Angoulême (6 ans après le prix de Baru en tant que « révélation »).

Armageddon

Série : Fox One
Publié par ALL le 2011-01-10 11:57:24


Joseph Adams

Série : La compagnie des ténèbres
Publié par ALL le 2011-01-01 13:16:05

Décrivant l'éternelle lutte du beau et du mâle démoniaque, le scénario reprend le theme nazi, Thulé, jungle et pseudo uchronie mais avec une variation écolo traumatisante, le dernier des ours blancs est mort !
La chasse au sérial qui kill à la mode des Azteques traqué par un inspecteur lettré et son assistante bien roulée lie la sauce et le plat servi semble digeste et le dessin n'est pas en reste, les filles sont très lisibles.

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