Collection de SilSocrate


Les avis de lecture de SilSocrate

Weekly

Série : Blacksad stories
Publié par SilSocrate le 2026-08-18 17:12:32

Weekly – Un polar drôle et malin dans l’univers de Blacksad
Je viens de terminer Weekly, le premier spin-off de la série Blacksad, et j’ai vraiment passé un très bon moment.
L’histoire suit les débuts de Weekly (qui s’appelle encore Dustin à l’époque), une jeune fouine un peu paumée qui vit à New York avec sa grand-mère. Entre petits boulots douteux, maison funéraire et passion pour les comics, il se retrouve malgré lui plongé dans une enquête assez sombre… le tout sur fond de croisade morale contre les bandes dessinées dans l’Amérique des années 50.
Ce qui m’a particulièrement plu, c’est ce mélange réussi entre polar classique et contexte historique. L’ambiance est bien posée, les personnages ont du caractère, et le thème du Comics Code (cette fameuse censure qui a frappé les comics à l’époque) apporte une vraie profondeur sans jamais devenir lourd. On sent que l’auteur connaît son sujet et s’amuse à le traiter avec intelligence et humour.
Côté dessin, Giovanni Rigano fait un travail superbe. Les animaux anthropomorphes sont expressifs, vivants, et chaque personnage a une vraie personnalité dès le premier regard. Même sans connaître la série principale, on est immédiatement plongé dans cet univers.
Je n’ai encore jamais lu Blacksad, donc je ne peux pas comparer. Mais Weekly fonctionne très bien en autonome. C’est accessible, agréable, et ça donne clairement envie d’en savoir plus sur cet univers.
Prochaine étape : trouver le tome 1 de Blacksad en occasion. J’ai hâte de découvrir la série principale.
Si vous aimez les polars en BD avec une vraie atmosphère et des personnages attachants, Weekly vaut clairement le détour.

Ceux de la montagne

Série : Jian
Publié par SilSocrate le 2026-08-17 17:22:00

Jian Tome 1 – Ceux de la Montagne : une aventure entre sabre et superstitions
Sortie en avril 2025 chez Le Lombard, Ceux de la Montagne est le premier tome de la nouvelle série des frères Maffre (déjà connus pour Stern), dessiné par Ludovica Ceregatti. Et franchement, c’est une belle surprise.
On est en 480 après J.-C., dans les Pyrénées. L’Empire romain d’Occident vient de s’effondrer. Attius, un ancien légionnaire borgne et profondément croyant, parcourt les montagnes en compagnie de Jian, un jeune garçon au caractère explosif et aux origines mystérieuses. Tous les deux louent leurs services d’hommes d’armes. Leur nouvelle mission ? Traquer un « drac », une créature monstrueuse qui sème la terreur dans la région. Entre croyances païennes qui meurent et christianisme qui s’impose, le duo va découvrir que les vieilles superstitions ne sont pas toujours inoffensives…
Ce qui marche particulièrement bien, c’est le mélange des genres. On a un récit d’aventure martial (les combats au sabre sont dynamiques et bien chorégraphiés, avec une vraie influence asiatique) dans un cadre occidental austère et réaliste. Ça donne un résultat assez unique, quelque part entre Thorgal et un film de sabre hongkongais, avec une touche de folklore pyrénéen.
Le duo père-fils fonctionne très bien. Attius apporte le poids de l’expérience et de la foi, tandis que Jian, jeune, impulsif et redoutable à l’épée, porte tout le mystère de la série. On sent clairement que les auteurs ont des choses à révéler sur lui dans les prochains tomes.
Graphiquement, Ludovica Ceregatti s’en sort très bien. Son trait est moderne, expressif et fluide. Les scènes d’action respirent, et les couleurs (Denis Béchu et Julien Maffre) collent parfaitement à l’ambiance sombre et montagneuse.
Ce n’est pas non plus une révolution narrative. L’histoire reste assez classique (mercenaires + monstre + village terrorisé), et certains pourront trouver le dessin un peu lisse par moments. Mais le tout est tellement bien mené, rythmé et maîtrisé que ça passe très bien.
En résumé :
Un premier tome solide, efficace et prometteur. Il pose bien les bases d’une série qui a du potentiel, avec des personnages attachants et un univers original. Si tu aimes les BD d’aventure historico-fantastiques avec de l’action et une vraie ambiance.

Le premier hôte

Série : Venom (Editions Panini - v2 2019)
Publié par SilSocrate le 2026-08-15 19:07:29

Venom Rex : quand Donny Cates a tout changé
J’ai enfin lu Venom Rex, le premier volume du run de Donny Cates et Ryan Stegman, et… wow.
Jusqu’ici, Venom restait pour moi un personnage un peu coincé entre le monstre gore et l’anti-héros de quartier. Sympa, efficace, mais rarement transcendant. Et là, dès les premières pages, Cates balance quelque chose de complètement différent.
L’histoire commence presque classiquement : Eddie Brock et son symbiote qui galèrent un peu, des cauchemars étranges, une sensation que « quelque chose » ne va pas. Puis arrive Rex Strickland. Et avec lui, tout bascule. On découvre que les expériences de l’armée avec les symbiotes ne datent pas d’hier, et surtout… on commence à sentir la présence d’une menace bien plus ancienne, bien plus vaste.
Ce qui m’a le plus marquée, c’est l’apparition progressive de Knull. Même s’il n’est pas encore au centre de l’action dans ce volume, sa simple introduction change totalement l’échelle de Venom. On passe d’un justicier un peu monstrueux à une créature liée à une mythologie cosmique digne des plus grands runs Marvel. C’est ambitieux, un peu fou, et terriblement efficace.
Le dessin de Ryan Stegman y est pour beaucoup : sombre, organique, parfois vraiment glauque, avec des scènes d’action qui claquent. Et la relation entre Eddie et le symbiote est traitée avec plus de nuance que d’habitude. On sent qu’ils évoluent, qu’ils ne sont plus juste un duo de destruction.
Venom Rex n’est pas parfait (certains passages d’exposition sont un peu denses), mais il pose les bases d’une des meilleures périodes du personnage. Si tu n’as jamais vraiment accroché à Venom, ou si tu veux simplement découvrir une version plus vaste et plus mythologique, ce volume est clairement une très bonne porte d’entrée.
Moi, en tout cas, j’ai été surprise. Et agréablement.

Les océans de Vénus

Série : Lucky Star
Publié par SilSocrate le 2026-08-15 16:48:56

Lucky Starr – Les océans de Vénus
(Fernando Fernández, 1991)
Il y a des bandes dessinées qui réussissent immédiatement à vous plonger dans leur univers. Lucky Starr – Les océans de Vénus en fait partie.
Dès les premières planches, on est aspiré dans les profondeurs de Vénus : dômes lumineux d’Aphrodita, algues ondoyantes, créatures étranges et jeux de lumière sous-marins. Fernando Fernández signe ici un dessin précis, expressif et d’une grande force immersive. L’ambiance aquatique est tout simplement réussie.
Adaptée d’un roman d’Isaac Asimov (écrit sous le pseudonyme Paul French), cette BD retrouve avec justesse les thèmes chers à l’auteur. Le contrôle mental, bien sûr, mais aussi une réflexion écologique étonnamment présente. Sous couvert d’aventure et de thriller science-fiction, l’album nous interroge sur le rapport de l’homme à un environnement qu’il croit maîtriser… et qui, parfois, lui résiste.
Le rythme est efficace, l’enquête tient en haleine, et le duo Lucky Starr / Bigman fonctionne parfaitement. On a affaire à un bon thriller de SF rétro, accessible, intelligent sans être prétentieux, et qui sait délivrer sa petite leçon d’écologie sans jamais forcer le trait.
Une lecture courte, agréable et étonnamment moderne dans ses questionnements. Un bel objet de SF vintage à (re)découvrir.

Codebreaker

Série : Star Wars - Histoires de l'Hyperespace
Publié par SilSocrate le 2026-08-11 16:42:12

C’est un bon petit one-shot/minisérie Star Wars tout public, agréable et sans prétention, surtout si tu aimes Poe Dameron.
Le pitch
Poe et BB-8 sont envoyés récupérer un « codebreaker » du Premier Ordre qui décrypte les communications de la Résistance. Spoiler léger mais annoncé partout : ce n’est pas une machine, c’est une jeune Muun géniale (Cheka) retenue captive. La mission part en vrille, ils se retrouvent poursuivis par un pilote de TIE particulièrement costaud, et ça devient une aventure d’évasion avec du cœur et de l’action.
L’histoire se déroule avant Le Réveil de la Force, pour les 10 ans du film. Ethan Sacks (scénario) capture plutôt bien le côté hotshot charmeur et un peu fanfaron de Poe (celui d’Oscar Isaac), avec BB-8 en partenaire sarcastique. Il y a de l’humour, des scènes d’infiltration un peu loufoques, de l’action aérienne, et un petit dilemme moral intéressant : une fois la gamine sauvée, est-ce que la Résistance va juste l’utiliser de la même façon que le Premier Ordre ?
Points forts

Poe est bien écrit, on retrouve son swagger et sa relation avec BB-8.
Rythme dynamique, accessible (all-ages), parfait pour une lecture légère.
Le twist sur le « codebreaker » fonctionne bien et évite le pure MacGuffin.
Dessin de Marc Yarza + José Marzán Jr. correct et dynamique, couleurs propres.

Limites

C’est une mini-série courte (4 numéros, ~100 pages en VF chez Panini dans la collection 100 % Star Wars). Elle ne révolutionne rien et reste assez prévisible.
Certains passages sont un peu « cartoon » / kid-friendly (BB-8 avec un chapeau, etc.), ce qui peut agacer si tu cherches du dark ou du dense.
Pas de gros apports lore majeurs, c’est surtout une aventure self-contained autour de Poe.

Verdict
Si tu aimes les histoires secondaires cool de l’ère Sequel, les personnages secondaires qui ont de la gueule, et que tu veux juste passer un bon moment avec Poe et BB-8 sans te prendre la tête → oui, ça vaut le coup, surtout en VF intégrale à 16 €.
Si tu attends du lourd, du politique ou du canon qui change la donne, ce n’est pas ça.
C’est clairement dans l’esprit des Hyperspace Stories : des contes courts, fun, bien exécutés, sans ambition excessive. Un solide divertissement Star Wars.

Entre nos mains

Série : Entre nos mains - one shot
Publié par SilSocrate le 2026-08-09 15:52:51

Il y a des projets éditoriaux qui sortent du lot. Entre nos mains, le manga jeunesse de Kalon publié par Glénat à l’initiative de l’Institut national du cancer, en fait clairement partie.
Destiné aux 10-13 ans et distribué gratuitement, ce one-shot suit quatre adolescents — Lina, Mehdi, Maxime et Isaac — qui, grâce à un voyage temporel, découvrent comment certaines habitudes de vie (tabac, alcool, alimentation, sédentarité, UV, papillomavirus…) peuvent influencer leur santé future. L’objectif est clair : sensibiliser aux facteurs de risque évitables des cancers, sans jamais tomber dans la leçon de morale.
Une intention rare et bien menée
Le défi était de taille. Comment parler de prévention des cancers à des préados sans les angoisser ni les ennuyer ? Kalon (scénario et dessin) a relevé le pari en misant sur l’identification. Les personnages sont pensés pour que les lecteurs se projettent facilement, et le cadre du voyage temporel apporte une dimension aventureuse qui évite le côté scolaire.
Le résultat est un manga qui informe sans marteler, qui fait réfléchir sans culpabiliser. C’est rare, et ça se sent. On sent que l’auteur a travaillé avec le souci constant de rester dans le registre du récit plutôt que de la brochure.
Un outil utile… et gratuit
Au-delà de la qualité narrative, Entre nos mains a un vrai intérêt pédagogique. Il s’accompagne d’un dispositif plus large (vidéos, jeux, ressources pour les enseignants et les parents) qui en fait un outil complet. Le fait qu’il soit gratuit (dans la limite des stocks) le rend encore plus accessible.
Bien sûr, on ne va pas le comparer à un manga purement divertissant. C’est un projet de sensibilisation, et le message reste présent. Mais il est intégré avec assez de finesse pour ne pas casser le plaisir de lecture.
En conclusion
Entre nos mains est une réussite dans son genre. Pas le manga le plus spectaculaire de l’année, mais un objet intelligent, utile et plutôt bien construit. Si vous avez des préados autour de vous, ou si vous êtes enseignant·e, c’est clairement un titre à leur mettre entre les mains.
Et pour une fois, le message de prévention arrive sans le ton moralisateur qu’on redoute trop souvent.
À découvrir (gratuitement) sur le site de l’Institut national du cancer.

Agent Venom

Série : Venom (Editions Panini - Marvel dark side)
Publié par SilSocrate le 2026-08-09 10:33:47

Agent Venom : mon avis après les 5 premiers numéros
J’ai récemment lu les cinq premiers numéros de Venom (2011) de Rick Remender, ceux qui introduisent Flash Thompson en tant qu’Agent Venom. Spoiler : j’ai un avis mitigé.
Pour ceux qui ne connaissent pas, Flash Thompson, l’ancien harceleur de lycée devenu soldat, perd ses jambes à la guerre. Le gouvernement américain lui propose alors de fusionner avec le symbiote Venom dans le cadre du projet Rebirth 2.0. Il devient Agent Venom, un super-soldat contrôlé (plus ou moins) par des médicaments et une limite de temps. L’idée de base est intéressante : un type brisé qui essaie d’être un héros malgré une force monstrueuse dans la tête.
Sur le papier, ça marche. Dans les faits, j’ai eu du mal.
Ce qui m’a le plus gêné, c’est le côté « victime de guerre » ultra appuyé. Flash est constamment présenté comme un homme cassé : handicap, traumatisme, père alcoolique et violent, relation compliquée avec Betty Brant… Remender insiste beaucoup sur ça, surtout dans le n°5 (« Father’s Day »), qui est presque entièrement centré sur le père mourant. C’est lourd, et personnellement je n’accroche pas trop à cette approche. J’aime bien quand Venom est plus monstrueux, plus chaotique, moins dans le drame social.
Il y a aussi l’affrontement avec Kraven le Chasseur dans le n°2. Flash est envoyé dans la Savage Land, Kraven le chasse parce qu’il cherche une mort honorable (il est maudit et ne peut mourir que tué par une « antithèse » digne). Le combat est correct, mais un peu confus si on n’a pas le contexte de la résurrection de Kraven. Et le moment où le symbiote est arraché et qu’on voit Flash sans jambes sert surtout à renforcer encore le thème du handicap.
J’ai stoppé au n°5 tout simplement parce que la version française s’arrête là. Le premier tome traduit regroupe les numéros 1 à 5, et après… plus rien de disponible facilement en VF. Dommage, parce que j’aurais bien voulu voir la suite pour me faire une idée plus complète.
Est-ce que je recommande ces cinq numéros ?
Ça dépend de ce que tu cherches. Si tu aimes les personnages traumatisés qui luttent contre eux-mêmes, tu peux y trouver ton compte. Si tu préfères un Venom plus sauvage, plus fun ou plus horrifique, tu risques de rester un peu sur ta faim.
Moi, je suis resté mitigé. L’idée de Flash en Agent Venom est cool, le dessin de Tony Moore est efficace, mais le ton trop centré sur la souffrance m’a un peu saoulé.

Promesse des lendemains

Série : X-Men Extra
Publié par SilSocrate le 2026-08-06 13:47:25

X-Men Extra n°30 – Byrne, le Promise et les années fantômes
Quand on ouvre X-Men Extra n°30 (janvier 2002), on retrouve simplement John Byrne en train de combler un trou de continuité avec la même passion un peu obsessionnelle.
Ce numéro regroupe trois épisodes de X-Men: The Hidden Years (#17 à 19) :
Hunter and Hunted, Promise of a New Tomorrow et Broken Promises.
L’équipe originale (Cyclope, Jean, le Fauve, Iceberg, Angel, Havok et Polaris) est toujours là, un peu plus fatiguée, un peu plus fracturée, mais fidèle à elle-même. Et Byrne, aidé par Tom Palmer aux encres, leur offre une aventure typique de ce qu’il savait faire de mieux à l’époque : du récit dense, un peu bavard, très « silver age revisité ».
Le cœur de ces trois numéros, c’est l’apparition du groupe mutant appelé The Promise, mené par Tobias Messenger. Ce télépathe muet, né au XIXe siècle, a une vision très particulière du conflit mutant/humain. Il ne croit ni au rêve de Xavier ni à la guerre ouverte de Magnéto. Il préfère se mettre en hibernation par cycles de dix ans, observer, et n’intervenir qu’après la grande guerre qu’il juge inévitable, pour se poser en « voix de la raison ».
L’idée est solide. Messenger n’est pas un méchant classique. C’est un idéologue froid, presque aristocratique, qui traite les X-Men comme de jeunes idéalistes naïfs. Byrne lui donne une vraie présence, et les scènes où Lorna se retrouve face à lui fonctionnent particulièrement bien.
L’art. Byrne + Palmer, c’est toujours une garantie de lisibilité et de dynamisme. La chasse entre le Fauve et Kraven dans « Hunter and Hunted » est un petit bijou de mise en scène : on sent le terrain, les pièges, la tension physique.
Les personnages. Byrne aime clairement cette équipe. Iceberg est toujours aussi susceptible, Angel se débat avec ses contradictions, Havok et Polaris ont enfin un peu d’espace, et Jean reste le centre émotionnel discret mais efficace.
Le ton. C’est du Byrne pur : explications, bulles de pensée, rebondissements en cascade. Si tu aimes le rythme des années 70-80, tu es servi.
Le principal reproche qu’on peut faire à ces épisodes (et à The Hidden Years en général), c’est le manque de compression. Byrne jongle avec plusieurs intrigues en même temps : Kraven, le Promise, les sous-plots autour de Xavier et Teri Martin… Résultat, certains moments s’étirent un peu trop. On sent aussi que la série a été coupée trop tôt (elle s’arrête au #22), et que Byrne n’a pas pu développer complètement ce qu’il avait en tête avec le Promise.
Le style d’écriture, très « old school », peut aussi faire sourire (ou agacer) selon les goûts. En 2001, ça faisait déjà un peu daté. En 2026, c’est devenu purement nostalgique.
X-Men Extra n°30 n’est pas le meilleur numéro de la série, mais c’est un bon représentant de ce que Byrne voulait faire avec The Hidden Years : raconter des histoires « manquantes » de l’équipe originale avec affection, un vrai sens du spectacle, et un regard rétrospectif intelligent.
Si tu es fan de l’équipe d’origine, du dessin Byrne/Palmer, ou simplement curieux de voir ce qui s’est passé entre X-Men #66 et Giant-Size, ce numéro vaut le détour. Ce n’est pas révolutionnaire, mais c’est sincère, bien mené, et agréablement rétro.
Note personnelle : 7/10

Enfants du courage

Série : Le rédempteur
Publié par SilSocrate le 2026-07-31 18:14:52

Le Rédempteur – Enfants du courage : une aventure explosive et bienvenue
Après le succès du tome 1 Naissance d’un héros, Igor Pejic revient avec un hors-série de 48 pages intitulé Enfants du courage, illustré par le digital artist Artus Fisele. Et franchement, c’est une très bonne surprise.
Le pitch est simple et efficace : un homicide multiple a été commis. Le Rédempteur et ses acolytes, les Enfants de Chœur, se lancent dans une traque haletante après un tueur aussi insaisissable qu’impitoyable. L’histoire promet d’être sombre, intense, drôle… et addictive. Elle tient globalement ses promesses.
Ce qui frappe d’abord, c’est le dessin. Artus Fisele, pour qui c’est la première bande dessinée, impressionne. Il mélange plusieurs techniques numériques avec un vrai sens de la composition et de l’ambiance. Le résultat est dynamique, moderne, et parfaitement adapté au ton du récit : violent, un peu sale, mais jamais gratuit.
Côté scénario, Pejic reste fidèle à l’univers qu’il a créé. On est toujours dans ce mélange assumé de super-héros américain et de BD franco-belge, avec de l’humour, de la noirceur et une dimension touchante. L’histoire est plus directe et resserrée que celle du premier tome, ce qui la rend très accessible. Elle permet aussi d’en apprendre davantage sur certains personnages secondaires, ce qui est un vrai plus pour ceux qui suivent déjà la série.
Enfants du courage n’a pas la prétention de révolutionner le genre. C’est une aventure efficace, rythmée et plaisante, portée par une énergie sincère. On sent le plaisir des auteurs, et ça se transmet.
Si vous avez aimé le premier volume, ce hors-série est un excellent complément. Si vous ne connaissez pas encore Le Rédempteur, c’est une bonne porte d’entrée : courte, percutante, et qui donne clairement envie d’aller plus loin.
Une lecture recommandée pour les amateurs de super-héros un peu décalés, violents et humains.

Bakael

Série : Les maîtres inquisiteurs
Publié par SilSocrate le 2026-07-30 16:46:19

Les Maîtres Inquisiteurs Tome 9 – Bakael : c’est un très bon album, solide et attachant, dans la lignée des meilleurs de la saison 2.
L’histoire
Bakael, le seul Maître Inquisiteur ashinn (nain), est envoyé avec son elfe Tanaween dans le village de son enfance. Des mineurs disparaissent ou sont retrouvés à moitié dévorés. Officiellement, ça ressemble à une bête sauvage. Officieusement, c’est clairement plus compliqué… et très personnel pour lui.
Le scénario de Jean-Luc Istin est efficace : enquête classique mais bien menée, avec un bon dosage entre investigation, action et drame familial. On sent que l’auteur a pris plaisir à développer ce personnage. Bakael a de la gouaille (des répliques bien senties), un cœur d’or et surtout un lourd passé qui revient le hanter. Les flashbacks sur l’apparition de son pouvoir et la tragédie avec sa mère sont particulièrement réussis et émotionnels.
Le duo avec Tanaween fonctionne très bien (même si elle est un peu moins mise en avant que dans d’autres tomes). Et on commence à sentir clairement le fil rouge de la saison 2 avec le retour de l’Ordre Noir / la Bête Immonde.
Les points forts

Personnage principal réussi : Bakael est attachant, charismatique et crédible. Son côté nain bagarreur + justicier sensible marche parfaitement.
Équilibre : enquête + introspection + action. Ça ne part pas dans tous les sens.
Dessin de Laci (Vladimir Krstic) : très bon. Les décors (mines, paysages, village nain) sont soignés, les personnages ont de la présence, et le traitement des nains est respectueux (pas de caricature outrancière).
Ambiance : on retrouve ce mélange d’héroic fantasy et de polar qui fait le charme de la série.

Les petits bémols

L’enquête en elle-même est un peu plus classique/prévisible que dans certains autres tomes (le dénouement ne va pas chercher très loin).
Tanaween est un peu sous-exploitée.
Comme souvent dans la série, c’est autonome… mais on apprécie mieux si on suit le fil global.

Note perso
8/10.
C’est un des tomes les plus réussis de la saison 2 avec Orlias et Synillia. Il a du cœur, de la personnalité, et il avance bien l’intrigue globale sans sacrifier l’histoire personnelle de Bakael. Si tu aimes la série, tu vas prendre du plaisir. Si tu découvres juste ce tome, il se lit très bien seul, mais tu auras envie d’aller voir les précédents.

Spawn 2026

Série : Spawn 2026
Publié par SilSocrate le 2026-07-24 10:08:23

Spawn 2026 chez Delcourt : un gros pavé qui fait du bien à la série
Sorti le 18 juin 2026 chez Delcourt (collection Contrebande, ISBN 9782413095378), Spawn 2026 adopte un nouveau format annuel très réussi : 280 pages d’un coup. Un vrai plaisir pour les lecteurs qui en avaient marre des tomes trop fins.
Todd McFarlane (scénario avec Rory McConville) et Brett Booth (dessin) sont aux commandes de cet album qui regroupe les épisodes US Spawn #363 à #374. Graphiquement, c’est du très lourd : Booth livre un travail excellent, avec des planches dynamiques, des designs démoniaques somptueux et des combats qui claquent. La couverture (Spawn ailé explosant à travers un dôme) donne déjà le ton, et l’intérieur ne déçoit pas.
Côté histoire, Al Simmons est très affaibli en pouvoirs. Il doit naviguer dans une Enfer en pleine recomposition : Nyx semble installée sur le trône, mais de nouveaux acteurs puissants débarquent. Le clou du spectacle reste la renaissance de Malebolgia, traitée avec le respect dû à ce grand vilain iconique. Ça apporte un vrai souffle épique et old-school à la série.
Mon avis : Visuellement excellent et bien rythmé, cet album fait partie des meilleurs tomes récents de la série principale. Le format annuel est une réussite. Seul petit bémol : si comme moi vous n’avez pas tout suivi de l’univers étendu (King Spawn, Scorched…), vous risquez de vous sentir un peu perdu sur certains personnages et enjeux secondaires. Heureusement, l’intrigue principale reste assez accessible.
Note : 8/10
Un très bon cru pour les fans de Spawn.

Bienvenue chez les humains !

Série : Resident Alien
Publié par SilSocrate le 2026-07-23 10:00:12

Resident Alien Tome 1 – Bienvenue chez les Humains (Delirium) : Un alien chez les humains
Je viens de terminer le tome 1 de Resident Alien, sorti récemment chez Delirium. Et franchement, c’était une très bonne surprise.
On suit Harry, un extraterrestre échoué sur Terre qui se cache sous l’identité d’un médecin dans la petite ville de Patience. Son seul objectif ? Passer inaperçu en attendant que les siens viennent le récupérer. Sauf que bien sûr, rien ne se passe comme prévu : il se retrouve plongé dans une enquête de meurtre et obligé d’interagir avec les humains.
Le rythme est assez lent, mais ça colle parfaitement au genre. Ce n’est pas un comic d’action ou de grosse SF explosive, c’est avant tout un polar intimiste avec une pointe d’humour et de science-fiction. J’ai particulièrement adoré les interactions entre Harry et les habitants. Voir un alien essayer de comprendre les humains, leurs mensonges sociaux, leurs émotions… c’est à la fois drôle et touchant.
Dans ce registre, Asta et son père sont clairement les meilleurs personnages du tome. Asta est attachante, bienveillante et apporte une vraie profondeur. Son père, avec son côté sage et authentique, est aussi une très belle réussite. À l’inverse, le maire ne m’a pas du tout convaincu : trop cliché et agaçant.
J’ai aussi beaucoup apprécié le fil rouge de la traque par l’armée (les fameux Men in Black du comic). Même s’il reste encore discret, il apporte une tension bienvenue et donne envie de voir comment ça va évoluer.
Resident Alien Tome 1 est une lecture agréable, intelligente et reposante. Le dessin de Steve Parkhouse est clair et efficace, et l’histoire prend le temps de installer son univers. Ce n’est pas parfait (le rythme peut sembler lent si on attend de l’action), mais c’est une excellente base pour la série.
Si vous aimez les enquêtes tranquilles, les observations sur l’humanité et une touche de SF légère, je vous le recommande vivement.

Sundiaka (1/2)

Série : Terres d'Ogon
Publié par SilSocrate le 2026-07-15 18:00:57

Terres d’Ogon Tome 9 – Sundiaka (1/2) : une belle histoire de chute et de rédemption

Après plusieurs tomes qui exploraient différents aspects des Terres d’Ogon, Jean-Luc Istin nous propose avec ce tome 9 un focus plus intime et intense sur un nouveau personnage : Sundiaka, fils de roi nain.
Le pitch
Coupable d’avoir tué un camarade par jalousie, Sundiaka est maudit, perd la vue et est banni de son clan. Commence alors un long exil durant lequel il va rencontrer un maître qui lui enseignera discipline, patience et force intérieure. Des années plus tard, devenu une véritable légende, l’aveugle devra faire un choix décisif : continuer à fuir son passé ou revenir sauver les siens.
Mon avis
Ce tome est pour moi le meilleur de la série à ce jour.
Là où certains albums précédents misaient davantage sur l’action et la découverte de l’univers, Sundiaka (1/2) prend le temps de construire un véritable arc de rédemption classique mais très bien maîtrisé. Le scénario de Jean-Luc Istin est dense, rythmé et émotionnellement plus riche. On suit la chute d’un jeune prince arrogant jusqu’à sa transformation en guerrier légendaire, et la cécité du héros apporte une dimension sensorielle et introspective très intéressante.
Graphiquement, Marco Itri livre un très beau travail. L’encrage est plus dense, les expressions sont fortes et les ambiances (savane, montagnes enneigées, villages nains) sont magnifiques. Les couleurs d’Olivier Héban subliment le tout. La couverture est d’ailleurs superbe et l’ex-libris offert avec certaines éditions est une petite merveille.
Points forts :

Un personnage principal charismatique et une vraie évolution
Un beau mélange d’introspection et d’aventure épique
L’univers nain des Terres d’Ogon enfin exploré en profondeur
Un excellent cliffhanger qui donne très envie de lire la seconde partie


Si vous suivez la série, ce tome est un must. Même si vous n’avez pas tout lu, Sundiaka peut se lire assez indépendamment et constitue une excellente porte d’entrée dans cet univers fantasy inspiré des cultures africaines.
Vivement la conclusion de ce diptyque !

Le siège de Dal'darum

Série : Guerres d'Arran
Publié par SilSocrate le 2026-07-12 10:53:48

Guerres d’Arran Tome 7 – Le Siège de Dal’Darum : un pur chef-d’œuvre de heroic fantasy !
Je viens de terminer le tome 7 des Guerres d’Arran et je suis encore sous le choc. Quel album ! Jean-Luc Istin, Giovanni Lorusso, Benoît Dellac et J. Nanjan nous livrent ici un tome intense, épique et visuellement bluffant qui pose magnifiquement les bases du grand final.
Dès les premières pages, on est plongé au cœur de Dal’Darum. Redwin agonise, la citadelle panse ses plaies, et une attaque chirurgicale frappe ses points vitaux. Privés de leur chef, elfes, nains, orcs et gobelins doivent trouver un nouveau pilier pour faire face à l’armée ennemie. Alliances fragiles, secrets anciens, trahisons qui rôdent et un passage scellé vers des puissances oubliées… tout est en place pour un siège légendaire.
Ce que j’ai adoré par-dessus tout ? Les doubles pages. Elles sont juste ouf ! Les batailles aériennes, les dragons qui déchirent le ciel, les explosions de magie et les scènes d’action à grande échelle sont d’une beauté rare. Le travail de Lorusso et Dellac est somptueux : on sent l’ampleur de la guerre, la tension sur les remparts, et l’atmosphère sombre et grandiose de la citadelle. Chaque planche est un régal pour les yeux.
L’histoire monte en puissance sans temps mort. On retrouve avec plaisir tous ces personnages qu’on aime tant, et les enjeux n’ont jamais été aussi élevés. Le scénario d’Istin est rythmé à la perfection : on passe des moments stratégiques et intimes aux grands affrontements avec une fluidité impressionnante. C’est du pur bonheur pour tout fan de l’univers des Terres d’Arran.
Bref, ce tome 7 est pour moi l’un des meilleurs de la série. Il réussit à la fois à poser les pièces du puzzle final tout en offrant un spectacle visuel et narratif exceptionnel. J’ai déjà hâte de découvrir le tome 8 et de voir comment va se conclure cette grande saga !
Ma note : 10/10
Si vous suivez les Guerres d’Arran, foncez, vous ne serez pas déçus. Et si vous ne connaissez pas encore, c’est le moment parfait pour plonger dans cet univers épique.
#GuerresDArran #TerresDArran #BD #HeroicFantasy #SoleilProductions

L'épée de Bren

Série : Pax Elfica
Publié par SilSocrate le 2026-07-09 11:15:50

Pax Elfica Tome 3 – L’Épée de Bren : la résistance s’intensifie !
Après avoir dévoré les deux premiers tomes, je me suis jeté sur Pax Elfica Tome 3 : L’Épée de Bren (éditions Le Lombard), sorti le 12 juin 2026. Et franchement… ça continue sur une très bonne lancée !
Un univers qui s’approfondit
On retrouve avec plaisir Tano, alias La Flèche, ce jeune rebelle qui refuse de plier sous le joug de l’occupation elfique. La Pax Elfica se fait de plus en plus oppressante : couvre-feu, magie interdite, disparitions… et notre héros se retrouve confronté à une menace encore plus personnelle avec cette mystérieuse graine elfique qui le contamine.
Sans trop en dire, ce troisième tome monte clairement la pression. L’intrigue gagne en intensité, les enjeux deviennent plus personnels, et on commence à entrevoir les contours d’un secret beaucoup plus vaste (les fans du JDR sauront de quoi je parle). Le scénario de Cédric Mayen équilibre parfaitement action, mystère et développement des personnages.
Un dessin toujours au top
Bruno Pietrantonio continue de nous régaler. Son trait est riche, détaillé et très expressif. Les planches sont denses, les ambiances nocturnes et forestières sont magnifiques, et les scènes d’action sont particulièrement dynamiques. Les couleurs d’Axel Gonzalbo renforcent parfaitement l’atmosphère sombre et poisseuse de cette fantasy politique.
Mon verdict
Ce tome 3 n’est pas une conclusion (le volume se termine sur un « à suivre » très alléchant vers Le Déclin des Maudrials), mais c’est un excellent avant-dernier acte. Il fait monter les enjeux, développe ses personnages et donne très envie de lire la suite.
Note : 8/10
Si vous aimez la fantasy avec une dimension résistance/occupation, des elfes pas forcément gentils, et une belle évolution graphique, cette série est faite pour vous. Elle s’inscrit parmi les bonnes surprises BD fantasy de ces dernières années.

Disney Vilains - Maléfique (2e série)

Série : Disney Vilains
Publié par SilSocrate le 2026-07-08 11:47:10

Maléfique Tome 2 – Une vilaine qui reste délicieusement mauvaise !
Avis sur la BD Disney Vilains par Paulina Ganucheau et Théo Stultz
Après un premier tome prometteur, la collection Disney Vilains nous revient avec Maléfique Tome 2. Et cette fois encore, la Reine des Méchantes ne déçoit pas !
Maléfique, à peine sortie de sa colère après avoir jeté le sort sur la princesse Aurore, n’a qu’une obsession : accumuler encore plus de pouvoir pour régner sans partage. Le scénario de Paulina Ganucheau l’envoie dans un voyage mystique et dangereux au cœur du royaume des Fées, à la recherche d’artefacts magiques puissants. Accompagnée de jumeaux spectraux aussi facétieux qu’inquiétants, elle va devoir affronter des épreuves aussi sombres que poétiques.
Ce qui frappe immédiatement dans ce tome, c’est le travail visuel exceptionnel de Théo Stultz. Les planches sont magnifiques : atmosphère onirique, couleurs sombres et contrastées, décors surréalistes et une Maléfique plus imposante et charismatique que jamais. Chaque case respire le danger et la grandeur maléfique. On sent vraiment l’ambiance cauchemardesque du royaume interdit.
Côté scénario, on reste dans une narration assez légère en dialogues, où les images racontent l’essentiel. Maléfique y est traitée comme une vraie vilaine : arrogante, manipulatrice, calculatrice et sans pitié. Pas de rédemption larmoyante ici, et c’est exactement ce qu’on attend d’elle ! Ganucheau respecte le personnage iconique de La Belle au Bois Dormant tout en lui offrant une nouvelle aventure qui complète intelligemment son lore.
Points positifs :

Des dessins sublimes qui portent tout le tome
Une Maléfique fidèle à elle-même, badass et terrifiante
Une ambiance hypnotique et visuellement très forte
Parfait pour les fans de la sorcière et de l’univers Disney revisité en mode sombre

Petit bémol :
L’histoire est parfois un peu légère et se savoure surtout pour son esthétique. Si vous cherchez une intrigue ultra-détaillée et remplie de rebondissements, vous risquez d’être légèrement sur votre faim.

Un très beau tome, visuellement impressionnant et fidèle à l’esprit de Maléfique. La collection Disney Vilains continue sur une excellente lancée. Si vous aimez les vilains assumés et les BD qui misent sur l’ambiance, foncez !

Ultramega, Tome 2

Série : Ultramega
Publié par SilSocrate le 2026-07-07 15:31:52

Ultra Mega Tome 2 – James Harren : encore plus de kaiju, de sang et de folie cosmique !
Après une attente qui a paru interminable (près de trois ans entre les tomes), James Harren revient enfin avec le second et dernier volume de Ultra Mega. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas fait les choses à moitié.
Pour ceux qui auraient raté le tome 1 : Ultra Mega mélange tokusatsu (pensez Ultraman), kaiju géants, gore assumé et une bonne dose d’horreur lovecraftienne. Le tout servi par le trait ultra-dynamique et ultra-violent de Harren, l’un des meilleurs artistes actuels du circuit indépendant.
Ce que j’ai adoré dans ce tome 2 :

L’art est toujours aussi sensationnel. Les combats sont démesurés, les doubles pages explosent, et les designs de créatures sont encore plus tordus et inventifs. Dave Stewart à la couleur fait un travail de dingue, comme d’habitude.
L’univers s’agrandit de manière passionnante. On découvre la société des Ultramega (avec un gros clin d’œil à Jack Kirby), d’autres factions bien plus radicales, et une escalade qui passe du niveau « défense de la Terre » à quelque chose de beaucoup plus cosmique.
L’arc de Noah gagne en profondeur. Le jeune héros doit affronter des adversaires bien au-dessus de sa catégorie, et le prix à payer est… élevé (adieu bras et jambes, on est dans du Invincible level).
Le rythme est ultra-efficace : ça bastonne, ça saigne, ça explose, et on ne s’ennuie jamais.

Les (légers) points faibles :
Certains lecteurs regretteront que l’histoire s’éloigne un peu du côté « kaiju apocalypse sur Terre » du premier tome pour partir dans une direction plus cosmique et sociétale. La fin peut aussi sembler un poil abrupte, même si elle boucle correctement l’arc de Noah.
Verdict final
Ultra Mega Tome 2 est une très digne conclusion. Visuellement époustouflant, bourré d’action débridée et de créatures mémorables. Si tu avais aimé le premier tome pour sa démesure et son style, tu vas adorer celui-ci. Harren confirme qu’il fait partie des artistes les plus excitants du moment.
Note : 8,5/10
Si tu cherches une série courte, ultra-violente et visuellement folle, Ultra Mega est un must.

Ultimate Iron Man, Volume 1

Série : Ultimates Hors Série
Publié par SilSocrate le 2026-07-03 11:20:09

Ultimates Hors-Série n°5 : Ultimate Iron Man (Orson Scott Card & Andy Kubert)
Salut à tous ! Aujourd’hui on parle d’une pépite un peu oubliée de l’univers Ultimate : le Hors-Série n°5 dédié à Ultimate Iron Man, sorti chez Panini en 2006. Ce n’est pas un simple numéro, c’est l’intégrale des 5 tomes de la mini-série de 2005 écrite par le maître de SF Orson Scott Card (Ender’s Game) et dessinée par Andy Kubert.

Une origin story complètement barrée (dans le bon sens)
Oubliez l’Iron Man classique avec la captivité en Afghanistan et la trahison d’Obadiah Stane. Ici, Card réinvente totalement les origines de Tony Stark. On suit un Tony enfant et adolescent, génie absolu, avec un corps modifié au niveau biologique (cerveau décentralisé, régénération folle…). Le tout dans un contexte de complots familiaux, d’entreprises high-tech et de premiers prototypes d’armures complètement dingues (oui, il y a un mecha géant, et c’est génial).
Le scénario mélange drame familial, science-fiction hard et super-héroïsme naissant. Card s’amuse vraiment avec la psychologie de Tony : son rapport à la douleur, à l’alcool, à son père Howard… C’est intelligent et ça donne une vraie profondeur au personnage.
Points forts

Les idées : ultra originales, surtout la partie biologique et les premiers tests d’armure.
Le dessin : Andy Kubert est au top, les armures claquent, les scènes d’action sont dynamiques.
L’ambiance : ça sent la grosse SF industrielle des années 2000, avec un Tony jeune, arrogant et déjà surdoué.

Points faibles

Le rythme est parfois inégal, surtout sur la fin qui arrive un peu brutalement.
Le mélange “ado rebelle + conspiration” ne fonctionne pas toujours parfaitement.
On reste un peu sur notre faim (même si c’est une mini complète).

Note finale : 7/10
Ce n’est pas le meilleur titre de l’univers Ultimate (les Ultimates de Millar restent au-dessus), mais c’est une curiosité très recommandable si vous aimez les origines alternatives et le style d’Orson Scott Card. La couverture avec Tony en pleine propulsion est juste iconique !

Les Sigils du Chaos, Épisode 2

Série : Les Chevaliers Ténèbres
Publié par SilSocrate le 2026-06-29 17:12:55

Les Chevaliers Ténèbres Tome 2 – La Flèche Brisée du Temps : un pur chef-d’œuvre de dark fantasy
J’ai enfin terminé La Flèche Brisée du Temps, second tome de la série Les Chevaliers Ténèbres signée Éric Corbeyran (scénario) et Leno Carvalho (dessin) chez Kamiti. Et franchement… j’ai adoré.
Après un premier tome qui posait magnifiquement l’ambiance, ce second volume passe à la vitesse supérieure. On suit Girhui, rescapée du massacre de la forteresse de son père. Non seulement elle a retrouvé la vue grâce à l’un des Chevaliers, mais elle découvre également qu’elle possède un pouvoir sur le temps. Cette révélation change complètement la donne et donne une profondeur inattendue à son personnage.
Le scénario de Corbeyran est intelligent : il mélange violence brute, mystère et une touche de fantastique très bien dosée. Les Chevaliers restent ces figures terrifiantes et charismatiques, presque mythologiques, mais on commence à entrevoir des failles dans leur armure. L’histoire avance sans temps mort tout en gardant cette atmosphère lourde et gothique qui fait le sel de la série.
Mais ce qui fait vraiment la différence, ce sont les dessins de Leno Carvalho. C’est tout simplement magnifique. Les planches en noir et blanc (surtout dans l’édition Kamiti) sont d’une puissance rare : contrastes marqués, encrage exceptionnel, expressions faciales parlantes et compositions dynamiques. Certaines doubles pages donnent littéralement des frissons.
Côté édition : j’ai la version Kamiti et je ne regrette rien. Le format grand, le papier de qualité et surtout les ex-libris (dont un signé par Corbeyran) font de cet album un vrai bel objet de collection. Si vous êtes sensible aux belles éditions, foncez.
Bref, Les Chevaliers Ténèbres confirme avec ce tome 2 qu’elle fait partie des meilleures séries dark fantasy actuelles en BD franco-belge. J’espère très fort que Kamiti continuera l’aventure et qu’un nouveau cycle (probablement deux tomes supplémentaires) verra le jour rapidement.
Note : 9/10
Une très belle surprise qui mérite largement d’être découverte.

Ultramega, Tome 1

Série : Ultramega
Publié par SilSocrate le 2026-06-26 17:18:08

Ultramega Tome 1 : La claque kaiju-horror que je n’attendais pas !

Je viens de terminer Ultramega Tome 1 de James Harren et Dave Stewart, et il faut que je vous en parle direct : j’ai adoré.
En tant que gros fan de kaiju, Ultraman, Lovecraft et Invincible, ce comics était presque fait pour moi… et il a parfaitement rempli toutes mes attentes.
L’histoire ?
Une peste cosmique transforme les humains en monstres géants ultra-violents. Seuls les Ultramega, des héros qui peuvent prendre une taille colossale, peuvent encore défendre l’humanité. Ça part sur du pur tokusatsu ultra-violent, avec une ambiance body horror et Lovecraft qui colle parfaitement.
Ce qui m’a littéralement retourné :

Les dessins et les couleurs : James Harren est en feu. Les combats de kaiju sont chaotiques, brutaux, magnifiques. Dave Stewart aux couleurs fait un travail monstrueux, tout est sale, viscéral, sombre… On prend vraiment cher à chaque page. Les doubles pages de baston sont juste dingues.
Noah : Mon personnage préféré du tome, et de loin. J’ai kiffé son côté vengeur ultra personnel. Ce n’est pas juste un héros qui se bat pour sauver le monde, il a une vraie rage intérieure, une douleur qui rend ses scènes d’action encore plus intenses. Ses transformations et ses combats m’ont mis des frissons.
L’ambiance globale : Le mélange entre l’action démesurée de kaiju, le body horror bien gores et les personnages usés, humains et attachants fonctionne à merveille. C’est violent, mature, parfois très cru, mais jamais gratuit.

J’ai aussi beaucoup aimé Jason et le troisième Ultramega. Le trio fonctionne super bien et apporte un bon équilibre.
Verdict :
Si vous aimez les gros monstres, les combats titanesques, l’horreur cosmique et un style graphique exceptionnel, foncez sur Ultramega Tome 1. C’est clairement un des meilleurs débuts de série Image Comics que j’ai lu ces dernières années.
Je vais enchaîner sur le tome 2 très rapidement, l’arc de Noah a l’air de monter encore en intensité.
Note : 9/10

 Suivant