Le Guide BD





T4 - L'ange exterminateur
Madeleine, résistante

Publié par le 2026-02-24 00:05:53

Dur, réaliste et émouvant





T1 - La rose dégoupillée
Madeleine, résistante

Publié par le 2026-02-24 00:05:09

Excellent, impatient d’apprendre la suite





T1 - Entretiens (1ère partie)
La communauté

Publié par le 2026-02-22 10:25:17

BD reportage à la découverte d'une communauté post-soixante-huitarde.
Yann Benoît et Hervé Tanquerelle nous présentent la création et la vie d'un hameau utopique - quoique fondé sur des bases solides - par un groupe d'amis qui décident de s'installer en communauté à la campagne, dans une ancienne minoterie.
Entre galères, apprentissages et réussites, cette communauté évoluera progressivement et se transformera profondément.
Ce premier tome est consacré à la fondation et l'invention de la communauté, depuis la remise en état des bâtiments délabrés jusqu'à la première journée "portes ouvertes" deux ans plus tard. Parsemée de moments épiques (apprivoisement mutuel avec les voisins, premières expériences d'élevage...), cette épopée réelle et souvent cocasse permet de comprendre le défi que représente une telle aventure, et de découvrir l'enthousiasme et la générosité avec lesquels les fondateurs ont magnifiquement relevé ce défi.
C'est passionnant.

La BD ne le dit pas (peut-être pour des questions de droit commercial ?), mais cette communauté créée à Saffré (44) est à l'origine de la SCOP Moulin Roty, toujours active, qui propose des créations merveilleuses pour les tout petits (doudous, jouets...). Découvrir ainsi les origines peu banales de cette entreprise aux univers enchanteurs est particulièrement réjouissant.





La dernière reine
La dernière reine (Rochette)

Publié par le 2026-02-21 22:52:54

Histoire intense qui nous plonge au cœur de ka bêtise humaine et de la difficulté de vivre différemment
Vivre avec la nature, vivre défiguré par la guerre, vivre l'art...
Récit magnifiquement mis en image et dont on se laisse guider au fil des pages... jusqu'à la fin





Au revoir là-haut

Publié par le 2026-02-21 20:06:38

Superbes dessins et scénario au top





13 batailles

Publié par le 2026-02-21 20:05:14

Les histoires ne sont pas toutes de même intensité, certaines très bien, d autres bof.





Là où tu vas

Publié par le 2026-02-21 11:59:13

Dans Là où tu vas, Étienne Davodeau s'intéresse cette fois au travail d'accompagnement auprès de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Il suit Françoise, son épouse, professionnelle engagée qui intervient auprès des patients et de leurs familles, et choisit d'ouvrir son récit par une immersion très concrète dans son quotidien.
Les premiers chapitres m'ont particulièrement touché. On est au plus près des malades, des gestes simples, des paroles répétées, des moments de trouble mais aussi des instants de grâce. Davodeau filme presque ces scènes, avec sa justesse habituelle, sans dramatisation excessive. le noir et blanc intégral renforce cette impression de sobriété : il n'y a rien qui détourne de l'essentiel, des visages, des regards, de la relation humaine.
Dans la seconde partie, le propos devient plus pédagogique. L'auteur, avec l'aide et la persuasion de Françoise, prend du recul pour expliquer les mécanismes de la maladie, le cadre d'intervention, les enjeux de l'accompagnement. C'est éclairant et nécessaire, mais personnellement j'ai été un peu moins capté par cette dimension plus explicative. Après l'immersion très incarnée du début, cette approche plus didactique m'a semblé légèrement moins forte émotionnellement.
Cela reste néanmoins une bande dessinée importante, qui met en lumière un travail discret, exigeant et profondément humain. Davodeau confirme son talent pour raconter le réel avec respect et intelligence.
Une lecture sensible et utile.





T6 - Les yeux du sans-peur
U.C.C. Dolores

Publié par le 2026-02-21 09:30:13

Haletant





Automne en baie de Somme

Publié par le 2026-02-20 20:39:45

Mucha ++
Aquarelle ++
Poésie ++





T12 - Si ce n'est toi...
De cape et de crocs

Publié par le 2026-02-20 11:56:26

à la fin de la bd on imagine une suite pour Eusebe dans sa naiveté attachante





T1 - Les murailles invisibles, Tome 1
Les murailles invisibles

Publié par le 2026-02-17 10:07:47

Les Murailles Invisibles tome 1 (scénario Alex Chauvel, dessin Ludovic Rio, chez Dargaud) :
C’est une très bonne surprise dans la SF BD franco-belge récente. Le concept de base est hyper accrocheur : du jour au lendemain, des murs invisibles et infranchissables découpent la planète entière en zones où le temps s’écoule à des vitesses complètement différentes. Une zone peut avancer de quelques jours quand une autre a déjà vieilli de plusieurs années, voire décennies. Ça crée immédiatement une tension énorme sur les relations humaines, les retrouvailles impossibles, les décalages culturels/tech, et même sur la survie.
Le tome 1 pose très bien l’univers avec :un héros lambda (Lino) qui se retrouve embarqué presque par hasard dans une expédition de « franchisseurs »,une équipe intéressante avec Asphane en leader charismatique,des passages dans des zones à temporalités différentes qui donnent des scènes marquantes (et parfois assez flippantes sur le plan émotionnel).
L’idée de base est originale et bien exploitée.Le rythme est plutôt soutenu pour un premier tome d’introduction.Le mélange road-trip post-apo / voyage temporel / survie fonctionne bien.
Quelques trouvailles sympas (langage inventé d’une zone, visions de futurs possibles / passés accélérés).
Le dessin de Ludovic Rio est propre et efficace, mais un peu trop géométrique / carré par moments, et la colorisation terne/française classique peut laisser un sentiment de « manque de patate visuelle » au début (ça s’améliore après).





T1 - L'affaire du rideau bleu
Les quatre de Baker Street

Publié par le 2026-02-16 10:05:33

Les Quatre de Baker Street tome 1 — L'Affaire du rideau bleu :
C'est une très bonne entrée en matière pour une série jeunesse/ado qui rend hommage à l'univers de Sherlock Holmes sans se prendre trop au sérieux.
Le dessin de David Étien est vraiment excellent. Les ambiances victoriennes de Londres (surtout l'East End crasseux et vivant), les expressions des gamins, le dynamisme des scènes d'action… c'est très beau, coloré juste ce qu'il faut, et ça donne une vraie patte visuelle à la série.
Les trois (puis quatre) personnages principaux — Billy, Charlie, Black Tom et la petite Betty — sont attachants dès le départ. On sent leur complicité, leur débrouillardise de gamins des rues, et leur envie de prouver qu'ils peuvent être des détectives à part entière. Ça fonctionne super bien pour créer de l'empathie.
Le scénario est rythmé, avec un bon dosage d'humour, d'action, de suspense et même d'émotion. C'est une enquête classique (enlèvement → course contre la montre → rebondissements), mais bien menée, sans temps mort. Ça se lit d'une traite sans effort.
L'intrigue reste assez linéaire et prévisible par moments, surtout si on a déjà lu pas mal de polars jeunesse ou d'histoires d'enlèvement. Pas de twist complètement fou, c'est plutôt du "classique efficace" que du génie absolu.
Sherlock Holmes est très peu présent (c'est voulu, il est absent pour l'enquête).





Edgar Allan Poe - Hantise

Publié par le 2026-02-15 16:18:14

Edgar Allan Poe - Hantise (2014, éd. Soleil, collection 1800)
C'est une BD one-shot qui imagine Edgar Allan Poe jeune, encore critique littéraire acerbe et pas encore l'écrivain mythique qu'on connaît, plongé dans une enquête à la frontière du réel et du surnaturel. L'histoire mélange thriller gothique, spiritisme (séances avec une voyante pour contacter sa mère défunte), alcoolisme, visions hantées et crimes mystérieux. L'ambiance est très "Poe-esque" : sombre, oppressante, avec cette tension entre folie et réalité.
Les dessins (Thomas Verguet + Bastien Orenge) et les couleurs sombres (Véra Daviet) sont vraiment réussis. Ils capturent très bien l'atmosphère du XIXe siècle américain, les intérieurs glauques, les rues brumeuses, le côté crasseux et mélancolique. Ça colle parfaitement à l'univers poesque.
Pour les fans de Poe, c'est plaisant de voir des clins d'œil à ses thèmes récurrents (deuil, mort, hantise, perte de raison).
Le rythme est plutôt accrocheur, on lit ça vite.
Le scénario est trop léger / pas assez creusé pour un one-shot. Poe est montré comme un type vraiment détestable (alcoolique, aigri, rustre.
L'intrigue surnaturelle/thriller reste assez classique et prévisible, sans vraie surprise ni profondeur psychologique marquante.





T1 - La trace des nouveaux pionniers
U.C.C. Dolores

Publié par le 2026-02-15 09:34:40

U.C.C. Dolores tome 1 : La Trace des nouveaux pionniers (Didier Tarquin au dessin/scénario avec Lyse Tarquin) :
C’est franchement une très bonne surprise dans le paysage de la BD space opera française. Didier Tarquin (qu’on connaît surtout pour Lanfeust) change radicalement de registre et ça lui va super bien.
Le point fort numéro 1, c’est clairement le dessin : c’est magnifique, ultra détaillé, avec des vaisseaux, des décors spatiaux et des planètes qui claquent vraiment. Les couleurs (par Lyse Tarquin) sont super soignées, les ambiances nocturnes et les scènes d’action spatiales sont particulièrement réussies. Visuellement, on est dans le haut du panier, ça respire le gros budget sans en faire trop.
Le scénario démarre sur une idée originale et accrocheuse : une jeune orpheline élevée par des religieuses (les « Nouveaux Pionniers »), qui à 18 ans se retrouve propulsée dans l’univers en héritant d’un énorme croiseur de guerre mythique (l’UCC Dolores) lié à un général controversé. On mélange tout de suite :
bonne sœur naïve mais badass qui découvre le monde
capitaine alcoolique et tueur de robots ultra charismatique
space western / pirates de l’espace vibe
gros mystères sur l’héritage, le passé du vaisseau et de Mony
Ça sent le Firefly + Cowboy Bebop + un peu de Star Wars old school, mais avec une touche très française et un humour qui fonctionne bien (les dialogues sont vifs, pas trop lourds).
Les critiques et lecteurs s’accordent globalement sur le fait que c’est une excellente mise en place : on est captivé dès les premières pages, les persos sont attachants tout de suite, l’univers est riche sans être trop indigeste d’expo dans le tome 1. Quelques petites zones d’ombre ou facilités scénaristiques classiques pour un démarrage, mais rien qui gâche le plaisir.
C'est clair que les vibes Star Wars première trilogie (le bar à aliens qui rappelle la Cantina, le vaisseau mythique avec un passé controversé, l'héritage familial mystérieux, les poursuites spatiales) et Firefly (l'équipage hétéroclite de marginaux/pirates de l'espace, le côté space western avec des planètes périphériques un peu lawless, le capitaine bourru et alcoolo qui cache un cœur d'or, l'héroïne innocente propulsée dans l'aventure) sont hyper présentes, mais Tarquin les mixe avec sa patte perso et un humour bien français qui rend le tout frais et addictif.
Mony est géniale comme héroïne : naïve mais pas conne, avec ce background de nonne qui apporte une fraîcheur inattendue dans un univers de brutes spatiales. Et Kash... ce mec est un pur régal, entre Han Solo, Mal Reynolds et un peu de Korben Dallas – le genre de perso qu'on adore détester au début et qu'on finit par vouloir suivre partout. Le duo fonctionne à merveille dès le départ.
Visuellement, c'est du lourd : les vaisseaux, les combats spatiaux, les ambiances sombres et les couleurs de Lyse Tarquin claquent vraiment. Ça donne une impression de gros budget sans tomber dans l'excès.





T2 - Le Lusitania
Fortunes de mer

Publié par le 2026-02-15 08:51:35

Dessins / peintures de Jean Yves Delitte toujours aussi beau.
Une histoire dramatique vue avec le prisme de l Homme...toujours impeccable et instructif avec son dossier final.





Nouvelle France

Publié par le 2026-02-14 18:09:51

Dessins magnifiques et un très beau scénario qui appelle à une suite ?
Très bon moment de lecture !





The junction

Publié par le 2026-02-14 15:12:51

Un récit intrigant dont on devine qu'il nous égrène des indices au fur et à mesure des flashbacks (ce qui me donne déjà envie de le relire pour revoir l'envers du récit). Très imaginatif aussi dans l'univers de Kirby Junction.
La patte graphique aussi est intéressante, au bémol près que je trouve qu'il y a des surcouches d'ombres qui alourdissent un peu trop le dessin. Mais il a assurément son identité et c'est bien appréciable comme ça.





T1 - L'épreuve du feu
Alchimie (Roman)

Publié par le 2026-02-14 10:10:26

Alchimie tome 1 : L'Épreuve du feu (scénario de Richard D. Nolane, dessin d'Olivier Roman, couleurs Digikore Studios, édité chez Soleil en 2010) est un bon petit thriller ésotérique / historique qui rend hommage aux vieux romans-feuilletons du XIXe.
L'histoire démarre en 1842 à Paris sous Louis-Philippe : un jeune écrivain de romans-feuilletons, Alexis Lerouge, se retrouve embarqué dans une sombre affaire de meurtre liée à une mystérieuse organisation criminelle (les "Habits Noirs" ?), avec des ramifications qui remontent à la malédiction de Jacques de Molay en 1314, les Templiers, la Révolution française, Vidocq, etc. C'est dense, il y a du surnaturel léger, de l'intrigue policière, des complots occultes et un parfum de conspiration sur plusieurs siècles.
Les points forts
Le scénario de Nolane est prenant, avec un bon sens du mystère et du rythme "feuilletonesque" (rebondissements, cliffhangers). Ça se lit très vite et on a envie de connaître la suite.
Le dessin d'Olivier Roman est vraiment réussi : très classique mais efficace, belles cases, bonne mise en scène des ambiances parisiennes du XIXe, et la colorisation est soignée.
L'ambiance globale fonctionne bien si on aime les uchronies / thrillers historiques avec une touche occulte (un peu dans la veine d'un "Pacte des loups" en BD ou des récits à la Maurice Druon + ésotérisme).
les références historiques sont l'un des gros atouts de ce tome 1 ! Richard D. Nolane (qui est un vrai passionné d'histoire et de fantastique) a vraiment bien bossé son background : on part de la malédiction de Jacques de Molay en 1314 (le fameux "roi maudit" des Templiers), on passe par la Révolution française, et on arrive en 1842 sous Louis-Philippe, avec ce Paris populaire, les bas-fonds de l'île de la Cité, les complots occultes... C'est dense, mais ça donne une vraie profondeur et une sensation de "grande fresque" qui traverse les siècles.
Et Vidocq, justement, c'est la cerise sur le gâteau ! Le voir apparaître comme un sauveur bourru, ancien bagnard devenu chef de la Sûreté, fervent royaliste sous Louis-Philippe et traqueur des "Habits Noirs", c'est hyper jouissif. Nolane le rend fidèle à la légende : charismatique, malin, un peu cynique, avec son passé sulfureux. Il sauve Alexis Lerouge dans un bouge crasseux, et bam, on plonge direct dans l'intrigue avec lui comme guide/mentor improvisé. Ça rappelle un peu les adaptations romancées de Vidocq (comme dans Balzac ou les vieux feuilletons), mais avec une touche ésotérique en plus. Beaucoup de lecteurs soulignent que c'est un bel hommage à ce personnage mythique du XIXe, et je suis d'accord : il apporte du charisme et du punch à l'histoire.





Mambo

Publié par le 2026-02-12 14:45:48

Une grande couverture toute jaune, d'un jaune d’œuf bien mûr, où court une belle femme déguisée en peau de léopard,
et un titre au graphisme art déco du plus bel effet. A l'intérieur, des dessins sans cases, sans limites, au trait fin, appelant la liberté à grand cri.
Faut-il raconter "Mambo" ? Non, je ne crois pas. Rentrez librement, et laissez-vous embarquer dans ce Road Movie à la française, bourré de poésie et de folie.

Il y a du Blutch dans ce que dessine Claire Braud, surtout dans les mouvements, tout en théâtralité et décomplexion, mais la comparaison s'arrête là, quoi que l'on trouvera aussi dans ce récit tout à fait rocambolesque et jubilatoire de la folie
de l'auteur de Sunymoon, Blotch, Total jaz, ou encore Peplum. Et pour en finir avec les comparaisons qui finissent toujours par ennuyer, ne faudra t-il pas évoquer à propos du trait fin de l'autrice, celui des exquises esquisses de Rupert et Mulo, ou bien d'un Joan Sfar inspiré ?
Cette appartenance à une "école" du trait libre étant posée, louons le travail de grande maitrise de Claire Braud, où la dextérité d'un dessin pouvant dire ce qu'il veut, se met au service d'une improvisation scénaristique la plus débridée. Comme si l'autrice avançait en posant sur le papier tout ce qui lui passe par la tête, sans aucune censure, sinon à garder un fil conducteur.
Il y a fort à parier que ce Mambo a été conçu dans cet état d'esprit : libre, sauvage, mais aussi amoureux. Très amoureux. Car il y a du sexe au sein de ces pages, mais pas celui que l'on pense. Il y a de l'amour surtout, mais pas celui que l'on imagine... Les corps se dévoilent, mais les esprits se cherchent, jusqu'à la fin, évoquant dans leurs hésitations de bien terre à terre raisons : rdv chez le dentiste, organisation d'un opéra foutraque, sur le compte de la société où l'on embauche, ou velage en urgence à la ferme. Et puis, à la fin : un accident de trente-cinq tonnes transportant des cadeaux.
Une danse entre deux hommes conclue ce très agréable divertissement, que l'on verrait bien filmé par Fellini, et pourquoi pas mis en musique par Serge Gainsbourg. Qu'est-ce que ça fait du bien.
"Mambo miam miam !"

FG





Le village
Le village (Kochanski)

Publié par le 2026-02-11 23:35:39

Une vision sur l’avenir de notre planète