Le Guide BD





T37 - Astérix et la Transitalique
Astérix - Une aventure d'Astérix le Gaulois (série principale)

Publié par le 2026-10-04 18:17:25

Après les aventures d’Astérix et Obélix chez les Pictes et leur confrontation au Papyrus de César, Jean-Yves Ferry et Didier Conrad leur donnent rendez-vous pour une épique course de chars à Modicia (Monza, évidemment).
Ferry trouve enfin la voie d'un scenario qui tient la route et nous offre un festival de jeux de mots : Obélix a soudainement envie de changer de carrière... puis demande à Astérix de le co-auriger... dégustation de chianti... Lupus, empereur du Garum, dont on se demande s'il n'est pas lycanthrope...
Conrad n'est pas en reste : les personnalités italiennes (et du reste du monde) sont légion : d’aucuns identifient Bud Spencer et aussi Roberto Benigni (perso je ne l’ai pas reconnu, je regrette car c'est un immense talent du cinéma), on admire encore Léonard de Vinci (et la Joconde), Luciano Pavaroti en "maître coq" affable, Berlusconi et son bronzage inaltérable en ambitieux, immoral et richissime Crésus Lupus, homme d'affaires sans scrupules, semble-t-il sous l'influence néfaste de la pleine lune ("lupus garum" est évocateur)... mais aussi un pilote automobile multiple champion du monde, plusieurs fois vainqueur à Monza et qui a piloté pour Ferrari. une liste plus complète est visible sur Wikipedia.
L’idée de la compétition internationale (comme aux Jeux Olympiques) permet aux auteurs de s’amuser des clichés de plusieurs contrées.
Une histoire qui se tient, des niveaux de lecture pour enfants et adultes, un dessin très fidèle au style Uderzo et très maîtrisé (sauf pour certaines caricatures que je trouve trop peu ressemblantes), des gags et jeux de mots à foison, voilà enfin un opus d'Astérix qui rappelle les meilleurs albums de la période Goscinny Uderzo.





T41 - Astérix en Lusitanie
Astérix - Une aventure d'Astérix le Gaulois (série principale)

Publié par le 2026-10-04 15:58:53

Pas mal du tout cet Astérix !
Conrad se moule dans l'univers uderzien (encore que j'aie un peu de mal à reconnaître certains pirates) et Fabcaro, toujours aussi brillant dans les "calembours bons" (qu'on préfère aux "jeux de mots laids") et les références caustiques - par exemple les hommages à la Révolution des Œillets et à Vasco de Gama, ou les slogans publicitaires... -, retrouve des idées pour construire un scénario qui tient la route.
Les connaisseurs identifieront Amália Rodrigues et Cristiano Ronaldo (qui porte les couleurs de l'équipe de football portugaise) mais aussi, plus inattendu, Ricky Gervais sous les traits du centurion Nouvelopus et, comme dans "la Transitalique", Berlusconi et son bronzage inaltérable en ambitieux, immoral et richissime Crésus Lupus. Le savoureux Vindemès ressemble beaucoup au regretté Jacques Villeret. Hasard ou hommage ? Le publicitaire Céhespélus me rappelle Jacques Séguéla et je me demande si Twingos ne serait pas inspiré de Carlos Ghosn ? (*)
*** Attention "spoil" *** L'humour de répétition sur le fado et la saudade est un peu trop appuyé à mon goût mais j'ai apprécié que nos héros se tirent d'un mauvais pas grâce à la présence d'esprit et au sens de l'improvisation d'Obélix ! ***
Il semblerait que l'accueil soit assez contrasté au Portugal (comme chez BDOVore d'ailleurs !) mais c'est toujours délicat d'assumer la caricature et les clichés d'une contrée par des auteurs d'un autre pays - tant pour les auteurs que pour les lecteurs au demeurant. Et comment comprendre au Portugal l'humour qui fait référence à l'actualité française (âge de la retraite...) ?
Au final je trouve cet album très réussi, dans les tout meilleurs post-Goscinny.

(*) Il est vraisemblable que d'autres personnes célèbres (ou non) soient présentes mais je ne les ai pas reconnues. Je sèche pour Pluvalus et je connais mal les Portugais célèbres.





T5 - Greldinard
Les arcanes de la Lune Noire

Publié par le 2026-10-04 14:27:19

décevant





L'ami colocataire

Publié par le 2026-10-04 11:01:05

J'ai adoré cette histoire de résilience, parfois dure mais malgré tout optimiste, dans laquelle Ana cherche comment surmonter ses angoisses. Son ami imaginaire Olm est très expressif et apporte un contrepoint bienvenu aux tribulations de la jeune femme. Le dessin de Séverine Lefèbvre (*) un peu japonisant et les couleurs douces portent magnifiquement l'histoire. Avec en cadeau prime quelques clins d'œil ou références à d'autres œuvres...
Un petit regret : l'histoire aurait, je pense, pu gagner en profondeur et en fluidité en étant nettement plus longue (mais elle risquait alors d'être trop lente, au risque de lasser le lecteur). Le format BD est très exigeant et oblige à des ellipses, même si les dessins, très beaux (**), apportent beaucoup à la narration.
(*) Selon l'éditeur https://www.marabout.com/livre/lami-colocataire-9782501146890/ le dessin est de Pog et le scénario de Séverine Lefebvre, mais c'est visiblement erroné puisque pour leurs autres oeuvres elle est toujours dessinatrice et Pog toujours scénariste
(**) même si j’ai un peu de mal avec les visages





T1 - Ô vieillesse ennemie
Octofight

Publié par le 2026-10-03 20:31:27

une vraie tuerie....





Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin

Publié par le 2026-10-03 19:56:28

Tout le monde connaît Rosa Parks, mais qui connaît Claudette Colvin ? Et pourtant...
"Noire - la vie méconnue de Claudette Colvin" est une adaptation de l'essai de Tania de Montaigne qui rend hommage à cette personnalité exceptionnelle qui, la première, a osé refuser de se plier aux lois ségrégationniste dans le bus et affronter un procès dans sa ville de Montgommery (Alabama). Elle avait à peine 15 ans.
Mais Claudette Colvin était trop jeune, pas assez irréprochable, trop spontanée, pas assez "politique", trop vulnérable pour devenir l'égérie des droits civiques.
Pourtant c'est son geste fondateur qui est à l'origine de l'abolition des lois ségrégationnistes. C'est en prenant sa suite que Rosa Parks, Martin Luther King et les mouvements civiques ont pu conquérir leurs droits.
Elle l'a payé cher : elle n'a jamais pu accomplir son rêve d'être avocate.
Le dessin minimaliste d'Émilie Plateau illustre efficacement la vie extraordinaire de Claudette Colvin.
L'hommage à cette femme exceptionnelle et méconnue est mérité et réussi.
La lecture de cette BD donne envie de se plonger dans l'essai de Tania de Montaigne.





Les dissidents

Publié par le 2026-10-03 18:29:12

Quelle leçon d'histoire !

La maison blanche avait déjà connu la démence à la présidence un siècle avant Donald à la mèche dissidente !!





T32 - L'intelligence intemporelle
Yoko Tsuno

Publié par le 2026-10-03 07:40:14

J'ai cru à un faux tellement les personnages sont mal dessinés, déjà au niveau histoire ça devient très redondant et n'apporte plus rien mais là si le dessin devient aussi laid autant arrêter, les véhicules et décors sont toujours très beaux mais les visages sont déformés et complètement ratés.





T1 - L'enlèvement de Jacob
Le panthéon

Publié par le 2026-10-02 19:22:48

Initialement édité sur Ulule, j'avais admiré les dessins de Mika et regretté de ne pas avoir contribué - La réédition dans une petite maison d'édition sous une belle couverture avait de quoi me satisfaire au plus au point... Résultat dessins très sympa (bon il y a surtout des filles dans l'album...) mais le scénario ne m'a pas du tout captivé, voire même ennuyé... Dommage, cela promettait une belle série...





T1 - Star Wars - Bounty Hunters & Inquisitors, Tome 1
Star Wars - Bounty Hunters & Inquisitors

Publié par le 2026-10-01 16:55:11

Star Wars : Bounty Hunters & Inquisitors – Tome 1 : Le procès de Lando Calrissian
Avec Star Wars : Bounty Hunters & Inquisitors – Tome 1 : Le procès de Lando Calrissian, Panini Comics propose un album qui réunit plusieurs histoires issues de différentes séries Marvel. Un choix qui permet de retrouver plusieurs figures connues de l’univers Star Wars, mais qui donne également au tome un côté assez disparate.
Un album qui multiplie les personnages
Comme son titre le laisse entendre, ce premier tome s'intéresse principalement aux personnages qui évoluent en marge des grandes figures traditionnelles de la saga.
On retrouve notamment Lando Calrissian, Dark Vador, Jango Fett ainsi que différents chasseurs de primes et Inquisiteurs. Cette diversité est l’un des principaux atouts de l’album : chaque histoire apporte une ambiance différente et permet d’explorer une autre facette de l’univers.
Le personnage de Lando est particulièrement intéressant. Le procès évoqué dans le titre permet de revenir sur ses actions et leurs conséquences. On retrouve parfaitement le personnage que l’on connaît : charmeur, parfois opportuniste, mais également capable de prendre des risques et de se retrouver dans des situations particulièrement compliquées.
Jango Fett au rendez-vous
La présence de Jango Fett constitue également une bonne surprise.
Le personnage reste relativement mystérieux dans les films, et les comics permettent de développer davantage son histoire et sa réputation. Cette partie apporte une dimension différente au volume et devrait particulièrement intéresser les lecteurs qui apprécient la famille Fett.
Ce n’est toutefois pas nécessairement l’histoire qui m’a le plus marqué dans l’album, mais elle apporte une vraie variété au récit.
Dark Vador, une valeur sûre
Impossible de parler de cette période des comics Star Wars sans évoquer Dark Vador.
Les épisodes présents dans ce tome prolongent les intrigues développées dans les précédentes publications Marvel. Vador reste évidemment l’un des personnages les plus impressionnants de la saga, et les auteurs continuent de jouer sur son côté implacable tout en développant les différentes intrigues autour de lui.
Pour les lecteurs qui suivent déjà la série consacrée au Seigneur Sith, ces épisodes ont donc un intérêt supplémentaire.
Une lecture agréable, mais un album assez disparate
C’est probablement le principal point à garder en tête avant de commencer ce tome.
Bounty Hunters & Inquisitors n’est pas vraiment une histoire unique racontée du début à la fin. L’album rassemble plusieurs récits provenant de différentes séries. Le résultat est donc assez proche d’une anthologie.
Cela permet de varier les plaisirs et les personnages, mais cela peut aussi donner une impression de manque de cohérence. On passe relativement rapidement d’une intrigue à une autre, avec des personnages et des ambiances différentes.
Personnellement, je trouve que cela fonctionne plutôt bien si on considère le livre comme une collection d’histoires complémentaires de l’univers Star Wars, plutôt que comme un récit unique.
Les différentes histoires s’inscrivent dans une continuité plus large, notamment autour de Star Wars, Dark Vador et Bounty Hunters. Une lecture isolée reste possible, mais certains événements et certaines relations entre les personnages auront davantage de sens pour ceux qui connaissent déjà les précédents albums.
Pour un nouveau lecteur, ce n’est donc peut-être pas forcément le point de départ idéal.
Verdict
Star Wars : Bounty Hunters & Inquisitors – Tome 1 est un album sympathique qui permet de retrouver plusieurs personnages emblématiques de l’univers Star Wars dans des aventures plutôt variées.
J’ai particulièrement apprécié la présence de Lando et le développement des personnages qui évoluent dans les zones plus grises de la galaxie. Les passages consacrés à Vador fonctionnent également très bien, tandis que l’histoire autour de Jango Fett apporte une agréable variation.
Son principal défaut reste son côté très anthologique : les différentes histoires ne forment pas forcément un ensemble parfaitement homogène.
Mais pour les amateurs de comics Star Wars et notamment pour ceux qui suivent déjà les séries Marvel, le tome mérite clairement le détour.
Ma note : ⭐ 8/10
Un album efficace, varié et agréable à lire, particulièrement intéressant pour ceux qui veulent explorer davantage les personnages qui gravitent autour des grandes figures de la saga.





Intégrale Le chant du cygne
Le chant du cygne

Publié par le 2026-09-29 17:11:35

Dessins pas à la hauteur du récit.
Gâche un peu la note.





T36 - Le carnet de Lanawyn
Elfes

Publié par le 2026-09-28 11:06:19

La qualité du dessin et du scénario semble baisser ... dommage





T3 - De griffes et de crocs
World war wolves

Publié par le 2026-09-27 11:04:45

World War Wolves Tome 3 – De griffes et de crocs : la meute ne lâche rien
Après deux tomes ultra efficaces, Jean-Luc Istin continue de nous plonger dans son Amérique dévastée par une épidémie de lycanthropie avec De griffes et de crocs. Et autant le dire tout de suite : la série n’a pas perdu de son mordant.
On retrouve nos trois groupes de survivants, chacun dans une situation de plus en plus précaire. Malcolm Spolding, toujours aussi débrouillard, tente de s’extirper de New York avec un groupe d’évadés, tandis que Raven et sa meute lui collent aux basques. À Las Cruces, John Marshall met enfin un visage sur le loup qui rôde dans les rues. Et du côté de Jeremy et Sarah, l’arrivée de la mystérieuse Angela vient sérieusement troubler les cartes.
Le scénario avance intelligemment. Sans tout dévoiler, Istin commence à lever un coin du voile sur certains mystères tout en maintenant une tension constante. Les scènes d’action sont toujours aussi percutantes, et l’atmosphère oppressante de ce monde où l’humain n’est plus qu’une proie reste parfaitement maîtrisée.
Côté dessin, on assiste à un changement de crayon. Zivorad Radivojevic prend la suite de Kyko Duarte, et le passage de relais se fait sans accroc. Le trait réaliste et le travail en noir et blanc continuent de coller parfaitement à l’ambiance sombre et brutale de la série. Les expressions, les décors dévastés et les transformations restent particulièrement réussis.
Un peu moins frénétique que les deux premiers tomes, ce troisième volume mise davantage sur la progression des intrigues et le développement des personnages. On sent que les enjeux montent d’un cran et que la suite s’annonce explosive.
De griffes et de crocs confirme que World War Wolves est une série à suivre pour tous les amateurs d’horreur et de survival. Si vous avez accroché aux deux premiers tomes, vous pouvez y aller les yeux fermés. Et pour les autres… il est encore temps de rattraper le train avant qu’il ne soit trop tard.





Cauchon... ou l'homme qui tua Jeanne d'Arc

Publié par le 2026-09-27 09:41:02

Interessant, et le petit carnet d'explications est trés éclairant.





T20 - César
Marcel Pagnol en BD

Publié par le 2026-09-26 17:45:30

Coup de Coeur pour cette adaptation en Bande dessinée de la Trilogie de Marcel Pagnol.
Voici le 3ème et dernier album de cette trilogie, il vient clore la romance de Marius et Fanny laissée 20 ans plus tôt sur le vieux port De Marseille avec la naissance du petit Césariot qu'Honoré Panisse a reconnu comme le sien.
Panisse se meurt, il raconte son histoire sur son lit de mort en demandant que Césariot soit au courant de la vérité une fois qu'il aura terminé ses études de polytechnicien.
Les planches de ce délicieux album feront revivre les personnages tant aimés de César, Fanny, Marius, Monsieur Brun et Escartefigue. L'histoire est toujours aussi chantante, Césariot est le digne héritier de César pour trouver des combines afin de retrouver Marius.
On se projette à Toulon, à Palavas sur les quais, on se prend à rêver. Je vous laisse découvrir la beauté des mises en page de Victor Lepointe qui a fait aussi bien que le premier album Marius dessiné par Sébastien Morice.
Eric Stoffel et Serge Scotto ont réussi à retranscrire les pièces de théâtre ou les films dans ces magnifiques albums qu'il faudra parcourir jusqu'à la fin pour connaître l'épilogue.
Pourtant vous en aurez pas fini avec cet album, un documentaire de quelques pages replonge dans les souvenirs de Marcel Pagnol et de ses personnages, tant au théâtre qu'au cinéma. Parfois la fin d'une saga tient à trois fois rien…





This is London calling

Publié par le 2026-09-26 10:37:34

Dommage, j'ai trouvé que l'album abordait beaucoup de thématiques sans vraiment en aboutir aucune (bataille d'Angleterre, les femmes dans l'aviation, l'homosexualité....)
Sinon j'ai trouvé le dessin plutôt agréable, les scènes d'action plutôt bien rythmées et bien retranscrites.





T9 - Histoires de mes 18 ans
Les cahiers d'Esther

Publié par le 2026-09-26 10:33:03

Le point final des aventures d'Ester.
On est pas déçu, le même rythme, le même humour et la même sincérité que dans les tomes précédents. On a vieilli en même temps qu'Ester grandissait, son regard sur le monde va nous manquer.





T2 - Autrefois un homme, aujourd'hui un loup
World war wolves

Publié par le 2026-09-25 17:49:39

World War Wolves Tome 2 – Autrefois un homme, aujourd’hui un loup

Jean-Luc Istin & Kyko Duarte – Soleil, 2016
Après un premier volume qui plantait efficacement le décor d’un monde ravagé par une épidémie de lycanthropie, World War Wolves revient avec un tome 2 solide et bien ficelé. Autrefois un homme, aujourd’hui un loup ne se contente pas de prolonger l’histoire : il l’approfondit, multiplie les angles et commence vraiment à faire vivre son univers.
On suit toujours trois arcs narratifs distincts. À Las Cruces, John Marshall, ancien romancier peu taillé pour la survie, tente de protéger sa famille tout en enquêtant sur la présence d’un loup-garou au sein de la communauté fortifiée. Sur les routes, Jeremy Lester, le bluesman aveugle, et la jeune Sarah fuient Philadelphie, se demandant pourquoi les lycanthropes les ont épargnés. Enfin, sur Riker’s Island, Malcolm Spolding, prisonnier forcé de servir les loups grâce à son don de réparateur, prépare son évasion.
Cette structure multi-pistes fonctionne bien. Elle évite la monotonie et installe progressivement l’idée que ces destinées vont finir par se croiser. Istin gère le rythme avec aisance : assez d’action et de tension pour maintenir l’intérêt, suffisamment de développement de personnages pour qu’on s’attache à eux. Les loups ne sont plus seulement des monstres déchaînés ; ils s’organisent, construisent une société prédatrice, ce qui rend la menace plus glaciale et intéressante.
Le dessin de Kyko Duarte, en noir et blanc, reste un atout majeur. Dynamique, expressif, particulièrement efficace dans les scènes d’horreur et d’action, il collle parfaitement à l’ambiance survival. Quelques planches sont même franchement impressionnantes.
Bien sûr, tout n’est pas parfait. Le tome prend parfois son temps, privilégiant l’enquête et les relations humaines au détriment d’une action plus frénétique. Certains lecteurs regretteront peut-être un peu plus de « carnage ». Mais dans l’ensemble, c’est un très bon deuxième volume, cohérent, immersif, et qui donne clairement envie de poursuivre.
Si vous aviez aimé le premier album, vous pouvez y aller les yeux fermés. World War Wolves confirme ici qu’elle a de la matière et une vraie identité dans le genre post-apocalyptique. Une série à suivre sans hésiter.





Venimeuses

Publié par le 2026-09-25 16:17:43

Venimeuses – Corbeyran & Croci

Un voyage onirique au bord de l’abîme
Il y a des albums qui frappent fort, et d’autres qui s’installent doucement, comme une brume. Venimeuses, scénarisé par Éric Corbeyran et dessiné par Pascal Croci, appartient clairement à la seconde catégorie.
Dès les premières pages, on comprend qu’on n’est pas dans un récit d’horreur classique. L’ambiance est lovecraftienne, oui, mais filtrée par le rêve. Un artefact, un voyage, des songes qui se déforment, un dieu inconnu qui ne se montre jamais vraiment… Les codes sont là, mais ils ne sont jamais appuyés. Tout reste en suspension.
Ce qui frappe le plus, c’est la manière dont le mystère tient jusqu’à la dernière case. Rien n’est vraiment expliqué, et c’est tant mieux. L’effet Lovecraft ne s’effondre pas. On ressort de l’album avec cette sensation particulière d’avoir frôlé quelque chose d’immense et d’incompréhensible, sans jamais l’avoir saisi.
Le traitement du vampirisme est particulièrement réussi. Ici, ce n’est pas le sang qui est en jeu, mais l’âme. Et encore, ce n’est jamais le centre du récit. C’est une présence diffuse, une menace latente qui accompagne le protagoniste sans jamais devenir le sujet principal. On est avant tout dans un voyage onirique, un long rêve qui s’épaissit page après page.
Graphiquement, Pascal Croci trouve un ton juste. Son dessin amplifie l’aspect onirique : les couleurs, l’atmosphère, cette façon de rendre le réel un peu flottant. On est loin du gothique cru qu’on lui connaît parfois. Ici, tout est plus contemplatif, plus intérieur.
Venimeuses n’est pas un album qui cherche à impressionner. C’est une BD d’ambiance, de sensation, de lenteur. Elle demande qu’on s’y abandonne. Et quand on le fait, elle laisse une trace.
Un album discret, mais qui reste.





T2 - Câlins
Petits moments d'amour

Publié par le 2026-09-23 10:09:08

"Pourquoi sortir du lit quand on peut rester bien au chaud avec son chéri ? " demande la 4ème de couverture...
Catana Chetwynd sait montrer toute son autodérision et son humour dans ces saynettes amoureuses (pour tout public, on est très loin de "fraise et chocolat"), qui peuvent parfois laisser interdit... ou au contraire déclencher de francs éclats de rire.
Mais décidément j'ai beaucoup de mal avec le dessin de la mouvance nord-américaine, même si je reconnais que Catana allie une simplicité graphique dépouillée à un style très personnel et très marquant.
Au final un petit album (adapté d'internet) qui se laisse lire mais dont je ne garderai pas un souvenir impérissable.